RDC Sport

Kawhi Leonard fait son retour et Toronto écrase Chicago

TORONTO — Le retour de Kawhi Leonard sous le maillot des Raptors n’a laissé aucune place au suspense. Ni pour lui, ni pour Chicago. Toronto a écrasé les Bulls 135-92, un score qui raconte à peine l’ampleur de la démonstration.

Leonard revient, Toronto déroule

Pour son premier match de saison régulière depuis son retour à Toronto, Leonard signe 23 points, 6 rebonds, 2 passes. La feuille de stats est propre, l’adresse beaucoup moins : 5 sur 17 aux tirs, dont 2 sur 6 à trois points. Mais ce soir, l’efficacité individuelle importait peu. Le contrôle du match, lui, n’a jamais échappé aux Raptors.

La franchise canadienne, remodelée autour de son ancien héros revenu de Los Angeles après un échange retentissant avec les Clippers cet été, a frappé très vite. 43-23 après le premier quart-temps. Un message clair : la soirée serait longue pour Chicago.

Scottie Barnes et Immanuel Quickley ont accompagné Leonard en tête d’affiche, eux aussi à 23 points. Barnes ajoute 6 rebonds et 5 passes, Quickley distribue 7 passes et dicte le tempo. Les trois hommes ont semblé déjà parler le même langage offensif.

Un match plié avant la pause

Le tournant ? Il arrive presque trop tôt pour être appelé ainsi. Déjà devant de 20 points après douze minutes, Toronto ouvre le deuxième quart sur un 9-0 sec, conclu par un lancer-franc de Jakob Poeltl. L’écart enfle, la résistance de Chicago, elle, se délite.

À ce moment-là, le match bascule définitivement. Les Bulls ne reviendront plus. Toronto comptera jusqu’à 48 points d’avance dans sa soirée d’ouverture à domicile, un gouffre qui résume mieux que tout le fossé entre les deux équipes.

Darko Rajakovic avait laissé entendre avant la rencontre que Leonard serait surveillé au niveau du temps de jeu, le temps de retrouver la pleine condition. Le scénario idéal s’est offert à lui : avec une avance qui grimpe à 29 unités dès la première mi-temps, le coach peut asseoir tous ses titulaires pendant une bonne partie du quatrième quart. Leonard termine avec seulement 24 minutes sur le parquet, mission accomplie sans tirer sur la corde.

Chicago coule au tir

Pour Chicago, la soirée tient du cauchemar statistique. L’équipe tire à 27 sur 85, soit un pourcentage famélique. Derrière l’arc, c’est pire : 4 sur 36. Même la ligne des lancers-francs, refuge habituel des mauvaises soirées, ne sauve pas les Bulls : 34 sur 47, trop de points laissés en route pour espérer exister.

Jalen Smith tente de surnager avec 15 points et 8 rebonds. Norm Powell, ancien chouchou de Toronto, en ajoute 15 lui aussi. Mais leurs efforts ne font que limiter les dégâts d’une déroute collective.

Face à eux, les Raptors déroulent. Attaque fluide, rythme élevé, agressivité constante. Les 43 points inscrits dans le premier quart-temps s’inscrivent dans la continuité d’une équipe qui, la saison passée, avait déjà franchi cette barre symbolique sur un quart-temps à cinq reprises. La machine offensive semble repartie sans temps d’adaptation.

Leonard, symbole d’un nouveau chapitre

Au-delà du score, l’image marquante reste celle de Leonard, de retour sur le parquet où il a écrit l’histoire, cette fois dans un contexte totalement différent. Moins tranchant au tir, mais toujours capable de plier un match par sa simple présence et sa gravité offensive. Toronto s’offre une large victoire tout en laissant la star monter en puissance à son rythme.

La saison ne se joue pas en une soirée, mais ce premier acte envoie un signal : avec Leonard de retour, Barnes qui monte en puissance et Quickley bien installé, les Raptors ont de quoi bousculer l’Est.

La suite arrive vite. Toronto se déplacera chez les Washington Wizards vendredi, avec l’occasion de confirmer cette entrée fracassante. Chicago, attendu sur le parquet des Milwaukee Bucks le même soir, devra déjà répondre à une question brûlante : cette claque n’est-elle qu’un accident, ou le signe inquiétant d’une saison compliquée à venir ?