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Juventus contre Milan : Premier choc de la saison à Turin

Allianz Stadium rallume les projecteurs dimanche soir. Juventus et AC Milan arrivent invaincus, deux victoires chacun, et se retrouvent déjà face à un premier test de vérité dans cette nouvelle Serie A.

Le coup d’envoi est prévu à 20h45 à Turin. Un horaire qui sonne comme un rendez-vous obligatoire pour deux clubs qui ont raté la Ligue des champions la saison dernière et ne peuvent plus se permettre de prendre du retard sur les locomotives du moment, Roma et Inter.

Enjeu de taille dès la 3e journée

Le décor est simple, presque brutal : une victoire maintient le vainqueur au contact du duo de tête, une défaite creuse déjà un écart derrière deux équipes qui ont, en plus, un match d’avance. Roma et Inter comptent neuf points après trois journées, Como suit avec sept. Derrière, Milan et la Juventus affichent six points sur six, les Rossoneri quatrièmes à la différence de buts, les Bianconeri juste derrière.

La Juventus a démarré dans son style préféré : pragmatique, solide, clinique. Succès 1-0 à Frosinone, puis 2-0 à domicile contre Parma, aucun but encaissé. Une base défensive claire pour Luciano Spalletti, même si l’infirmerie commence à grincer.

Milan, lui, a pris une autre voie sous les ordres de Ruben Amorim. Plus ouvert, plus offensif. Victoire 2-1 sur la pelouse de Torino, puis 2-0 face à Venezia. Quatre buts marqués, un football plus fluide, et déjà la sensation que le nouveau projet milanais veut aller vite.

Où voir le match ?

Le choc ne se joue pas seulement sur la pelouse, il se dispute aussi sur les écrans.

Au Royaume-Uni, la rencontre sera diffusée sur TNT Sports 1, avec un flux disponible sur DAZN et HBO Max. En Italie, le match sera proposé en exclusivité sur DAZN, y compris via le canal DAZN 1 (Sky ch. 214) et l’application de la plateforme, sans passer par Sky ni NOW.

Aux États-Unis, les supporters devront se tourner vers Paramount+, avec des retransmissions également assurées par Telemundo et Fubo.

Juventus décimée, Milan renforcé dans l’axe

Pour la Juventus, la semaine a laissé des traces. Luciano Spalletti doit composer sans sept joueurs blessés, parmi lesquels Kenan Yildiz, Weston McKennie, Khephren Thuram et Andrea Cambiaso. Un effectif déjà étiré, qui aborde pourtant l’un des rendez-vous les plus exigeants de ce début de saison.

Sur le papier, Spalletti devrait rester fidèle à un 4-2-3-1 très structuré :

  • Guglielmo Vicario dans le but
  • Pierre Kalulu et Mehmet Zeki Çelik sur les côtés, Gleison Bremer et Jhon Lucumí en charnière
  • Manuel Locatelli et Douglas Luiz pour verrouiller l’axe au milieu
  • Francisco Conceição à droite, Nicolás González en soutien, Jérémie Boga à gauche
  • Randal Kolo Muani en pointe, point de fixation et première menace offensive

Face à ce bloc, Milan arrive avec un problème plus ciblé, mais réel : l’absence de Matteo Gabbia, touché physiquement. Cela propulse Koni De Winter dans la défense à trois, aux côtés de Mario Gila et Strahinja Pavlović.

Le 3-4-2-1 d’Amorim devrait s’articuler ainsi :

  • Mike Maignan dans les cages
  • Mario Gila, Koni De Winter, Strahinja Pavlović en défense
  • Samuel Chukwueze piston droit, Davide Bartesaghi piston gauche
  • Luka Modrić et Yunus Musah au cœur du jeu
  • Adrien Rabiot et Alexis Saelemaekers en soutien de Gonçalo Ramos, seul en pointe

Le retour combiné de Luka Modrić et Adrien Rabiot donne à Milan une colonne vertébrale expérimentée, capable de dicter le tempo dans un environnement hostile. Un luxe au moment d’affronter une Juventus déjà privée de plusieurs cadres.

Deux projets, un message à envoyer

Ce duel dépasse largement la simple arithmétique du classement. Aucun des deux clubs n’a vu la Ligue des champions la saison passée. Dimanche, c’est un signal qui se joue : qui avance le plus vite dans sa reconstruction ? Qui semble le plus prêt à redevenir une référence en Italie ?

La Juventus s’appuie sur sa solidité défensive, zéro but encaissé en deux rencontres, une structure claire, presque minimaliste. Milan, lui, a déjà trouvé des automatismes offensifs, quatre buts marqués, une animation plus ambitieuse.

D’un côté, la rigueur. De l’autre, le mouvement. Turin attend de voir quel modèle prendra l’ascendant.

Le cas Pulisic, entre patience et concurrence

Un autre dossier attire l’œil, surtout outre-Atlantique : Christian Pulisic. La star américaine ne devrait pas débuter à Turin. Remis de la blessure à la jambe qui l’avait écarté lors de l’élimination des États-Unis en Coupe du monde contre la Belgique en juillet, il n’a pas encore retrouvé une place régulière dans le onze d’Amorim.

Lors de la victoire contre Venezia, il est resté sur le banc pendant 90 minutes. Amorim a assumé ce choix, rappelant qu’il devait gérer les charges de travail et que l’urgence actuelle restait de gagner, quitte à limiter le temps de jeu de Pulisic, tout en soulignant son importance dans le groupe.

Les faits sont têtus : Pulisic n’a pas disputé la moindre minute en Serie A cette saison, deux fois remplaçant inutilisé. Une entrée en fin de match à Turin n’est pas exclue, mais rien n’indique que l’entraîneur veuille précipiter son retour tant que la forme et les automatismes ne sont pas pleinement revenus.

Dimanche soir, au-delà du score, une question hantera les travées de l’Allianz Stadium : lequel de ces deux géants en reconstruction va frapper le premier grand coup de sa saison ?