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La Juventus cherche son gardien : Vicario ou Suzuki ?

La Juventus a déjà coché deux noms en haut de sa liste pour succéder à Michele Di Gregorio dans les buts. Guglielmo Vicario et Zion Suzuki. Deux profils, deux trajectoires, une même urgence : sécuriser un poste clé alors que le marché s’anime autour des gardiens.

Selon la Gazzetta dello Sport, le portier de Parma est devenu la priorité de Luciano Spalletti. Suzuki, 23 ans, vient de changer de dimension après un Mondial 2026 éclatant avec le Japon. Ses arrêts ont fait le tour du monde, son prix aussi.

Suzuki, la tentation chère

Parma ne s’en cache plus : pour laisser partir son gardien, ce sera 30 millions d’euros. Pas un centime de moins. Une somme lourde, mais cohérente avec son statut naissant de référence européenne.

Le problème pour la Juventus, c’est l’ombre qui plane sur ce dossier : Paris Saint-Germain. Champion d’Europe en titre, le club parisien dispose des moyens pour répondre sans sourciller aux exigences de Parma. Et lorsque le PSG se positionne sérieusement sur un joueur, la marge de manœuvre de la concurrence se réduit brutalement.

Dans ce contexte, Turin sait qu’une enchère frontale tournerait vite au bras de fer perdu d’avance. Spalletti espère encore attirer Suzuki à l’Allianz Stadium, mais les chiffres refroidissent. Le rêve existe, le réalisme aussi.

Vicario, l’opportunité de marché

Pendant que Suzuki s’envole sur le marché, Vicario, lui, glisse dans l’autre sens. À Londres, le gardien italien n’entre plus dans les plans de Roberto De Zerbi. Le coach de Tottenham l’a écarté du groupe pour la préparation estivale, signal clair : les Spurs sont prêts à tourner la page.

Vicario, 29 ans, n’a pourtant rien perdu de sa valeur sportive. Trois ans après son départ d’Empoli pour la capitale anglaise, l’idée d’un retour en Serie A le travaille. Et Turin pourrait bien lui offrir cette porte de sortie.

La Juventus, pour l’instant, n’a pas encore formulé d’offre officielle. Mais Tottenham est disposé à accepter un prêt avec option d’achat. Avec un contrat courant jusqu’en 2028, le club londonien pourrait se résoudre à un accord avantageux pour alléger sa masse salariale et clarifier sa hiérarchie dans les buts. Une vraie opportunité de marché, surtout si les Bianconeri doivent renoncer à Suzuki.

Entre avenir et urgence

Sportivement, le débat est limpide : à 23 ans, Suzuki représente le long terme, la projection, la possibilité de verrouiller le poste pour une décennie. Pour un club qui vise à redevenir la référence en Italie, le profil colle parfaitement à l’ambition.

Vicario, lui, incarne autre chose : l’expérience, la fiabilité immédiate, la connaissance de la Serie A. Un gardien en quête de relance, prêt à se battre pour revenir au premier plan. Moins glamour sur le papier, mais beaucoup plus accessible dans le contexte actuel.

La Juventus avance donc sur une ligne de crête. D’un côté, la cible idéale, jeune, chère, courtisée par un géant européen. De l’autre, une solution solide, disponible, désireuse de revenir en Italie.

Si Paris Saint-Germain décide d’accélérer pour Suzuki et de satisfaire les 30 millions exigés par Parma, la décision turinoise sera presque prise par la force des choses. Dans ce cas, tous les regards se tourneront vers Vicario, plus que jamais candidat sérieux à un retour en Serie A.

Et la vraie question deviendra alors simple, brutale, inévitable : la Juventus choisira-t-elle le futur rêvé… ou le présent à portée de main ?