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Jurrien Timber quitte le stage en Espagne : Arsenal ne panique pas

Jurrien Timber a refait ses valises plus tôt que prévu. Alors que le groupe d’*Arsenal* poursuit sa préparation sous le soleil d’Espagne, le défenseur néerlandais est déjà de retour à Londres. Motif : une pubalgie tenace qu’il traîne depuis plusieurs semaines. De quoi faire grimacer un public qui n’a pas oublié son année inaugurale brisée par les blessures.

Cette fois, pourtant, le club se veut clair : il ne s’agit pas d’une rechute. Le retour de Timber en Angleterre fait partie d’un protocole de rééducation planifié, calibré en amont avec le staff médical. Le latéral de 25 ans doit suivre une phase spécifique de son programme individuel au Royaume‑Uni, avant de retrouver le reste du groupe en Espagne une fois cette étape franchie.

Pour Timber, c’est un nouvel épisode dans une histoire londonienne déjà marquée par la casse. Arrivé à l’*Emirates Stadium* en juillet 2023 contre 34 millions de livres, l’ancien de l’Ajax a vu son élan brisé dès le premier week‑end de Premier League : rupture du ligament croisé antérieur, saison quasiment rayée d’un trait sous les ordres de Mikel Arteta. Un coup de massue pour un joueur recruté justement pour sa fiabilité et sa polyvalence.

La saison dernière a enfin offert un semblant de continuité. Timber s’est imposé comme le latéral droit numéro un d’Arteta, maillon essentiel d’un système qui exige sang‑froid à la relance et intelligence dans les zones intermédiaires. Trente matches de Premier League, une présence constante dans le couloir, et au bout du chemin, un titre de champion attendu depuis 2004.

La dynamique, pourtant, n’a jamais été totalement linéaire. Une blessure à la cheville est venue casser son rythme en fin de saison, l’écartant des terrains pendant deux mois. Il est revenu à temps pour disputer la finale de Ligue des champions, finalement perdue face au Paris Saint‑Germain, avant qu’un nouveau problème à l’aine ne l’écarte de la Coupe du monde. Un enchaînement cruel pour un international néerlandais en pleine ascension.

Les chiffres racontent malgré tout l’importance prise par Timber dans ce collectif. Quarante‑quatre apparitions toutes compétitions confondues sur l’exercice, quatre buts, sept passes décisives : des statistiques d’attaquant de couloir pour un défenseur, mais surtout la preuve de son influence dans le jeu d’Arteta, des premières relances jusqu’aux zones de finition.

Sous contrat jusqu’à l’été 2028, Timber reste au cœur du projet londonien. Arsenal sait ce qu’il représente : un défenseur capable de verrouiller son couloir, de glisser à l’intérieur comme un milieu supplémentaire et de dicter le tempo sous pression. D’où la prudence actuelle. Mieux vaut un détour par Londres en juillet qu’un nouveau cauchemar médical en plein hiver.

La question, désormais, n’est plus de savoir si Timber est indispensable. Elle est de savoir combien de temps Arsenal pourra compter sur lui sans que son corps ne vienne, encore, bousculer le plan de route.