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Julian Alvarez : le bras de fer entre Atlético et Barça s'intensifie

Le dossier Julian Alvarez a pris une nouvelle dimension. L’attaquant argentin a eu une conversation directe avec Diego Simeone, alors que le FC Barcelona continue de tourner autour du joueur, en attendant la moindre ouverture.

Mercredi, avant l’entraînement, Alvarez a demandé à parler à son entraîneur. Face à face, loin des caméras, il a exposé sa position sur l’incertitude qui entoure son avenir. Le message est clair depuis des semaines : il veut quitter l’Atlético Madrid, et sa priorité s’appelle Barcelona.

Diego Simeone, lui, ne veut rien entendre. Pour l’Argentin, Alvarez reste l’un des piliers de son effectif. Il compte sur lui, sportivement et symboliquement. Et il n’a aucune intention de le voir partir.

Retour avec le groupe… mais pas dans la tête

Après avoir passé les examens médicaux puis travaillé en individuel mardi, Julian Alvarez a réintégré le groupe professionnel de l’Atlético mercredi. Une première séance complète avec les Rojiblancos depuis son retour de la Coupe du monde 2026.

Sur la pelouse, il retrouve le vestiaire, les automatismes, le cadre madrilène. En dehors, le flou demeure. Avant l’entraînement, les deux Argentins ont donc pris le temps d’échanger : Alvarez a expliqué directement à Simeone où il en est, ce qu’il veut. Le coach, lui, a répété sa volonté de le garder.

D’un côté, un joueur déterminé à changer d’air, avec Barcelona comme destination privilégiée. De l’autre, un club qui s’arc-boute sur sa position et refuse d’ouvrir la porte.

Barcelona attend, l’Atlético verrouille

Depuis un moment déjà, un point ne fait plus débat : Barcelona est le seul club réellement sur le coup. Mais l’Atlético Madrid a répété, encore et encore, qu’il ne souhaitait pas négocier un départ.

Le message institutionnel a été renforcé par la voix de Miguel Ángel Gil Marín. Le directeur général a publiquement soutenu la ligne dure du club, rappelant deux éléments décisifs : un contrat qui lie Julian Alvarez à l’Atlético jusqu’en 2030, et une clause libératoire fixée à 500 millions d’euros.

Avec de tels chiffres, l’Atlético tient une position de force écrasante dans toute discussion potentielle avec Barcelona. La marge de manœuvre catalane est minuscule, presque théorique.

Une tension sportive… et disciplinaire

Le dossier ne se limite plus à un simple bras de fer de marché. Les contacts entre Barcelona et l’entourage d’Alvarez, alors que l’attaquant est sous contrat avec l’Atlético, ont déclenché une procédure disciplinaire exceptionnelle de la Commission de Discipline de la Fédération espagnole (RFEF).

Cette enquête ajoute une couche de tension entre deux clubs déjà loin d’être sur la même longueur d’onde. Chaque mouvement, chaque déclaration est désormais scruté.

Malgré ce climat électrique, Barcelona n’a pas renoncé. Le club catalan reste à l’affût, prêt à profiter du moindre changement de contexte. Mais tant que l’Atlético campe sur ses positions, l’opération semble presque impossible à boucler sans bascule majeure.

Julian Alvarez, lui, s’entraîne à Madrid, parle avec Simeone, et attend. Jusqu’à quand pourra-t-il rester au centre de ce jeu de forces sans que quelque chose finisse par céder ?