Juan Angulo : le géant qui pourrait surprendre Sunderland
Les supporters de Sunderland pourraient bien tomber de leur chaise. Selon le journaliste sud-américain Nathan Joyes, la nouvelle recrue Juan Angulo n’est pas seulement un pari sur l’avenir, mais un avant-centre déjà taillé pour faire mal dans la surface.
L’attaquant équatorien de 18 ans, 1,93 m, a rejoint le club pour un montant non dévoilé en provenance d’Independiente del Valle lors du dernier jour du mercato. En coulisses, on évoque un transfert autour de 5 millions de livres. Un investissement conséquent pour un adolescent, mais Joyes est catégorique : Sunderland vient de mettre la main sur un « géant » avec des « instincts de tueur » dans la zone de vérité.
Un géant… avec des pieds de numéro 10
Interrogé par BBC Radio Newcastle, le journaliste rappelle d’abord le pedigree de son club formateur : Independiente del Valle. Une véritable usine à talents, mais surtout, insiste-t-il, des talents « préparés et prêts pour l’Europe ».
Pour lui, peu importe que Sunderland décide ou non de le prêter dans un premier temps. Le potentiel est déjà là. Angulo, décrit comme un profil « Peter Crouch-esque », impose par son gabarit, mais casse immédiatement le cliché du grand échalas maladroit. Joyes met en garde : il ne faut pas se laisser tromper par sa taille.
Ce colosse sait jouer au sol. Il est « très bon avec ses pieds », « très propre techniquement ». Dans la surface, il ne se contente pas de peser physiquement. Il se retourne vite, se faufile, se montre étonnamment agile pour son gabarit. C’est là que les supporters de Sunderland, selon Joyes, seront « agréablement surpris ».
Minimaliste, direct, meurtrier dans la surface
Angulo n’est pas seulement un projet physique. C’est un attaquant qui va droit au but. Joyes décrit un joueur « très direct, confiant », au style épuré : il prend « un minimum de touches » pour se mettre face au but. À 18 ans, il en impose déjà comme un joueur beaucoup plus mûr, « plus proche de 25 ou 26 ans » dans son allure.
Fait marquant : une grande partie de ses buts ne vient pas de son jeu de tête, malgré sa taille. Il frappe surtout par sa capacité à attaquer le but avec le ballon au pied. Gauche ou droite, peu lui importe : il peut marquer des deux pieds, en misant sur son placement, son orientation du corps et sa lecture des failles dans la défense.
Joyes insiste sur ce point : Angulo sait exactement comment se créer l’espace pour tirer. Il se fabrique des fenêtres de frappe là où d’autres temporisent. Sa force, c’est cette faculté à déclencher vite, proprement, sans fioritures.
Pour Sunderland, l’équation est simple : un « homme-montagne » de 18 ans, déjà affûté tactiquement, capable de jouer en une ou deux touches et de frapper avec sang-froid dans la surface. Un profil qui, selon Joyes, a tout pour s’intégrer rapidement « dans les meilleurs championnats ».
Reste à voir à quelle vitesse ce géant aux pieds soyeux fera rugir le Stadium of Light.




