Jozy Altidore : entre Liga MX, croissance de la MLS et rivalité naissante de la Leagues Cup
Jozy Altidore, légende du USMNT avec ses 42 buts, a grandi en suivant la Liga MX. Ces souvenirs d'enfance, passés à regarder les légendes mexicaines s'affronter aux côtés de son père devant les commentaires passionnés de Telemundo, ont façonné sa passion pour le soccer. Né de parents haïtiens dans le New Jersey et élevé en Floride du Sud, il a vu son amour pour le football grandir grâce au jeu pratiqué au sud de la frontière.
Cette affection pour le football mexicain explique aussi sa carrière : il a notamment joué au Puebla en prêt lors des dernières années de sa carrière. Cette expérience lui donne un regard plus équilibré sur le paysage nord-américain, en particulier la Leagues Cup, compétition qui oppose les meilleurs clubs de MLS à ceux de Liga MX.
Une rivalité équilibrée et internationale
Altidore considère que la rivalité est assez équilibrée. Il remarque que les transferts entre les deux ligues se multiplient, comme celui d’un attaquant du Chicago Fire vers Monterrey. Cela montre l'amélioration constante de la MLS mais aussi la volonté des clubs mexicains d'investir et de progresser.
"Je pense que ça renforce l'idée d'un équilibre compétitif dont on parle souvent entre Liga MX et MLS. Avant, cela penchait parfois d'un côté ou de l'autre, mais maintenant, avec tous ces échanges, c'est plus équilibré."
De plus, cette rivalité dépasse désormais le cadre strictement USA-Mexique car beaucoup d'équipes MLS recrutent internationalement, avec des talents sud-américains ou européens, comme Inter Miami, Chicago Fire ou LAFC. Le duel est donc devenu une confrontation entre ligues plutôt qu’entre pays.
Le focus reste le USMNT
Altidore a porté le maillot américain 115 fois et participé à deux Coupes du Monde. Ses meilleures années en club furent en MLS, notamment à Toronto où il a gagné la MLS Cup avec Michael Bradley. À l'époque, la MLS était parfois vue comme moins compétitive que les clubs européens. Aujourd'hui, le sélectionneur Mauricio Pochettino mise beaucoup sur les joueurs locaux, avec huit joueurs MLS dans son groupe pour la dernière Coupe du Monde.
"Je crois vraiment que peu importe où tu joues, ce qui compte c’est comment tu joues chaque semaine. En MLS, c'est pareil. Les joueurs doivent se demander : qu’est-ce que je fais semaine après semaine ?"
Altidore encourage aussi le passage des jeunes joueurs de MLS vers l’Europe, citant l'exemple de Zavier Gozo transféré de Real Salt Lake à Crystal Palace. Ce genre de parcours montre que le talent local peut s'exprimer au plus haut niveau.
L’influence des stars internationales
Depuis son départ, la MLS a accueilli de nombreux transferts importants venant des grandes ligues européennes et italiennes, ce qui augmente clairement le niveau. L’arrivée de Lionel Messi a été un coup de projecteur majeur, mais l’intérêt pour la MLS ne se limite pas à lui seul. Casemiro, par exemple, a choisi de rejoindre Inter Miami pour jouer aux côtés de Messi, signe que la ligue attire désormais des talents mondiaux sans hésitation.
Des changements pourraient encore arriver, notamment une réforme des règles de recrutement et un calendrier plus proche du modèle européen prévu pour 2027-28. Altidore reste prudent sur ces évolutions :
"J’aime bien le contrôle des dépenses, mais il faudrait peut-être un peu plus de marge pour que les équipes puissent améliorer leur qualité."
Un accueil chaleureux au Puebla
En fin de carrière, Altidore a réalisé son rêve d’enfant en jouant dans la Liga MX avec Puebla. Malgré certaines inquiétudes liées à la rivalité entre États-Unis et Mexique, il a été accueilli très chaleureusement, par les coéquipiers, le staff et même les habitants.
"Pour moi, c’était comme être chez moi. J’ai adoré ça. Je me demande toujours ce que ça aurait été si j’y étais allé plus tôt."
La Leagues Cup, une compétition incertaine
Altidore suit attentivement la Leagues Cup, qui met aux prises MLS et Liga MX. Après une domination américaine en 2025, la situation a changé avec des performances impressionnantes des clubs mexicains lors de la phase initiale 2026. Des équipes MLS favorites comme Inter Miami, Charlotte ou Vancouver n’ont pas passé les phases de groupes, tandis que les meilleures équipes mexicaines ont continué.
Il rappelle que l'avantage du terrain n’est pas toujours évident puisque des supporters mexicains sont très présents lors des matchs aux États-Unis, comme à Portland récemment.
- Quart de finale 1 : Monterrey bat Chicago 2-1 grâce à un but spectaculaire d'Orbelín Pineda en 83e minute
- Quart de finale 2 : León domine Real Salt Lake 3-0 avec deux buts de Diber Cambindo et un de Sebastián Vegas
Ces résultats assurent déjà la présence de deux clubs mexicains en demi-finales, et d'autres affrontements pourraient renforcer leur présence. Pour Altidore, aucun favori clair ne se dégage, ce qui rend la compétition encore plus captivante.
"Il y a quatre ou cinq équipes où tout peut arriver, et c’est excitant parce que ça promet du football de haut niveau."




