Un jour férié pour la défaite de l'Argentine
L’Argentine a perdu sa couronne mondiale sur un tir de Ferran Torres, un 1-0 en prolongation face à l’Espagne à New York, sans cadrer le moindre tir. Et pourtant, au pays de Diego Maradona et Lionel Messi, le gouvernement a décidé d’offrir à la sélection un privilège d’habitude réservé aux grandes conquêtes : le choix d’un jour férié national.
Une décision qui a frappé comme un coup de tonnerre.
Milei offre un jour férié… pour une deuxième place
Le président Javier Milei a pris tout le monde à contre-pied. Sans se rendre à la finale, par superstition assumée, il a choisi de s’exprimer à distance. Sur X, il a annoncé qu’un jour férié serait décrété à la date que décideront les joueurs et le staff technique, pour célébrer leur parcours.
Le message a été clair : même battue, cette équipe mérite un hommage national.
Dans un second message, Milei a tenu à défendre Lionel Messi et ses partenaires, saluant une équipe qui a « combattu jusqu’au bout, les crampons aux pieds » et rappelant son credo : l’Argentine « toujours au sommet ».
Un pays partagé entre fierté et gêne
La réaction populaire, elle, n’a rien eu d’unanimement triomphale. Beaucoup de citoyens ont accueilli cette annonce avec incompréhension, voire avec colère. Célébrer une deuxième place, pour une nation qui se vit en championne du monde permanent, passe mal.
Certs ont même cru à une erreur technique, un malentendu administratif. D’autres ont dénoncé une décision déconnectée du ressenti des supporters, encore marqués par une finale sans relief, où l’Albiceleste n’a jamais su menacer le but espagnol.
Dans les rues comme sur les réseaux, un argument revient : les joueurs, après un tel échec, préféreraient sans doute retourner dans leurs clubs, se remettre au travail, plutôt que de défiler sous les confettis pour une médaille d’argent.
Messi vers la sortie, l’heure de la relève
Derrière cette polémique symbolique, une réalité sportive s’impose : ce tournoi pourrait bien marquer la fin d’une ère. Le staff de Lionel Scaloni doit désormais préparer une transition délicate. Le noyau de vétérans qui a porté l’Argentine au sommet mondial arrive en bout de course.
Tout indique que Lionel Messi a disputé son sixième et dernier Mondial. À 39 ans, la star de Inter Miami n’a encore rien officialisé, mais le sentiment d’adieu plane déjà sur la sélection. Le temps presse pour injecter du sang neuf, tester de nouveaux leaders, reconstruire une équipe capable de rester fidèle à l’exigence d’un pays qui ne se contente pas de frôler la gloire.
L’Argentine choisira bientôt un jour férié. Reste à savoir si ce sera un hommage à un parcours valeureux… ou le symbole d’une génération qui s’éloigne sans avoir vraiment dit au revoir.




