Joshua Grant : l'étoile montante du football jamaïcain
À 18 ans, Joshua Grant découvre déjà la grande scène. Le gardien de FC Naples vient d’être appelé pour la première fois avec la sélection A de la Jamaïque pour la Unity Cup, à Londres. Une marche franchie à toute vitesse pour ce dernier rempart encore adolescent, qui pourrait connaître sa première cape chez les Reggae Boyz face à l’Inde lors du match d’ouverture d’un tournoi à quatre avec aussi le Nigeria et le Zimbabwe.
D’un clean sheet en USL à la sélection jamaïcaine
Le timing ne doit rien au hasard. Samedi, Grant a signé son premier clean sheet en USL League One lors de la victoire 1-0 de Naples contre Westchester SC au Paradise Coast Sports Complex. Deux arrêts, une sérénité de vieux briscard, et une impression tenace : ce garçon est en train de changer de dimension.
Doublure de Lalo Delgado depuis le début de saison, le natif de Lauderhill (Floride) n’a disputé que deux rencontres de championnat, mais ses chiffres parlent déjà pour lui. Son indice de buts empêchés est de -0,32, preuve qu’il fait plus que tenir son rang lorsqu’on lui confie la cage.
La semaine précédente, il s’était déjà illustré dans la Prinx Tires USL Cup avec Naples, en repoussant le tir décisif de la séance de tirs au but face à Sporting Club Jacksonville, au quatrième tour. Une parade qui a validé la qualification et, sans doute, attiré un peu plus l’attention des sélectionneurs jamaïcains.
Un vestiaire de “grands” et un brassard chez les jeunes
Pour Grant, cette convocation a une saveur particulière. À la fois symbole d’un présent qui s’accélère et d’un futur à structurer. Il évoluera avec des joueurs « bien plus âgés » que lui, tout en restant capitaine de la sélection jamaïcaine des moins de 20 ans. Deux rôles, deux univers, un même fil conducteur : la responsabilité.
Il ne s’en cache pas : l’instant compte. L’élan aussi. Il parle de « momentum », de ce courant favorable qu’il sent à Naples comme en sélection. Il insiste sur son attachement à son club actuel et à son pays, comme deux pôles qui tirent sa carrière vers le haut.
Nicholas Simmonds, autre pari assumé
La Jamaïque ne se contente pas de lancer Grant. La Unity Cup servira aussi de laboratoire pour un autre visage neuf : Nicholas Simmonds. Ancien pensionnaire de la Richmond Kickers Academy, aujourd’hui à FC Dallas, il découvre lui aussi le groupe de la sélection A pour la première fois.
L’encadrement jamaïcain assume ce virage expérimental. Ce type de tournoi, loin des éliminatoires sous haute pression, permet de tester des profils, de jauger des tempéraments, de voir qui peut s’installer durablement dans le paysage international.
Londres comme tremplin
La Unity Cup ne sera pas qu’un simple rendez-vous amical pour Grant. Londres, l’Inde en ouverture, puis la perspective d’affronter des nations comme le Nigeria ou le Zimbabwe : le décor est parfait pour mesurer la solidité d’un jeune gardien qui commence à peine à s’installer en club.
Entre le Paradise Coast Sports Complex et la scène internationale, la trajectoire s’est dessinée en quelques semaines. La question, désormais, n’est plus de savoir si Joshua Grant est prêt pour le monde senior. Elle est de savoir jusqu’où ce mélange de précocité, de confiance et de double appartenance – Naples et la Jamaïque – peut le mener.




