Jeremy Doku fait plier Brentford et relance Manchester City
Au bout d’une heure de siège, il a suffi d’un crochet, d’une ouverture de pied, d’un éclair. Jeremy Doku a enfin fait plier Brentford au Etihad Stadium, expédiant le ballon dans la lucarne opposée, là où les gardiens ne vont que du regard.
Ce tir enroulé signe le quatrième but du Belge sur ses trois derniers matches toutes compétitions confondues avec Manchester City. Une série qui inclut déjà deux bijoux lors du spectaculaire 3-3 à Everton lundi. Cette fois, son geste ne vaut pas seulement les ralentis : il maintient City dans le sillage d’Arsenal.
Car le faux pas à Everton a changé le décor du titre. Les champions en titre n’ont plus leur destin entre les mains. Ils courent derrière. Deux points derrière les Gunners, qui se déplacent sur la pelouse d’un West Ham en difficulté dimanche. Doku, lui, fait tout pour que la pression reste maximale.
Sur le bord du terrain, Pep Guardiola ne cache ni son admiration ni son soulagement. Pour lui, Doku n’est plus seulement une promesse qui dribble et affole les défenseurs. C’est un joueur qui décide des matches. Un « produit presque fini », comme il le décrit, capable d’apporter l’énergie, la percussion… et désormais les buts qui valent des points.
City, pourtant, marche sur une ligne fine. Arsenal sait qu’en gagnant ses trois derniers rendez-vous – West Ham, Burnley, Crystal Palace – le trophée lui reviendra. À Manchester, on le sait, on l’accepte. Il ne reste qu’une chose à faire : gagner, encore et encore, et attendre.
Guardiola l’a rappelé sans détour : City n’a pas fait le travail à Everton. L’avance envolée, les émotions mal maîtrisées, une deuxième période gâchée. Un scénario qu’il a déjà vu la saison passée. Cette année, son équipe lui paraît plus solide, mais elle continue parfois à laisser filer ce qu’elle tient entre les mains.
Face à Brentford, le début de match a confirmé ce sentiment de fragilité passagère. City a souffert dans les premières minutes, bousculé, imprécis. Puis le jeu s’est installé, surtout sur le côté gauche en première période, avant que les deux ailes ne prennent le relais après la pause. Le contrôle, la patience, la répétition des vagues. Jusqu’à ce que Doku frappe.
Le technicien catalan le répète : tout se joue désormais dans la réaction, dans la façon de répondre aux coups reçus. Sur ce point, la soirée apporte au moins une certitude : avec un Doku lancé à pleine vitesse et un groupe qui refuse d’abandonner, City ne compte pas sortir du sprint final en marchant. La question est simple : ce réveil est-il arrivé à temps dans une course au titre qui ne pardonne rien ?




