Jarrod Bowen, le remplaçant parfait de Mo Salah selon Michael Owen
La relégation de West Ham a ouvert une brèche. Et Michael Owen s’y est engouffré sans hésiter : pour l’ancien buteur de Liverpool, Jarrod Bowen doit être la priorité absolue des Reds pour combler le vide laissé par le départ de Mohamed Salah.
Jurgen Klopp, lorsqu’il était encore sur le banc d’Anfield, ne s’en cachait pas : Bowen faisait partie de ses cibles rêvées. Les rumeurs ont circulé par vagues ces dernières saisons, sans jamais se concrétiser. Cette fois, le contexte a radicalement changé. West Ham quitte la Premier League, Bowen sort d’une saison pleine et les grands clubs rôdent.
Neuf buts, onze passes décisives, dans une équipe qui sombre : les chiffres de l’ailier anglais tranchent avec le naufrage collectif. Il a porté le brassard, assumé le statut de leader, tenu son rang jusqu’au bout. Sportivement, il n’a rien à faire en Championship. Et c’est précisément l’argument d’Owen.
Sur le plateau de Premier League Productions, l’ancien international anglais a d’abord rappelé le lien viscéral entre Bowen et West Ham, son rôle de capitaine, son attache familiale au club et au quartier. Le profil du joueur qui, malgré la relégation, pourrait décider de rester pour remonter le club. Puis la bascule.
« Jarrod Bowen est incroyable, tu as une carrière courte, il doit jouer en Premier League », a insisté Owen, avant de dérouler le cœur de son idée : Salah parti, Liverpool a besoin d’un successeur immédiat sur le flanc droit de son attaque. Pour lui, Bowen coche toutes les cases. Même poste, même capacité à attaquer la profondeur, même volume de course, même aptitude à finir les actions et à créer pour les autres. Dans son esprit, l’équation est limpide : Bowen serait « le remplaçant absolument parfait de Mo Salah à Liverpool ».
La perspective est claire : plutôt que de découvrir la Championship, l’Anglais pourrait atterrir dans l’un des meilleurs clubs du monde et endosser le costume, immense, laissé par Salah. Un défi vertigineux, mais terriblement séduisant pour un joueur de 27 ans en pleine maturité. Owen va même plus loin : selon lui, même le plus fervent supporter de West Ham ne pourrait en vouloir à Bowen de saisir une telle opportunité.
Reste une inconnue majeure : la volonté du joueur.
Juste après la relégation actée dimanche, Bowen a choisi des mots lourds de respect envers West Ham. Interrogé sur son avenir, il a refusé d’ouvrir le débat. Trop tôt, trop douloureux, trop sensible. Il a parlé de « manque de respect » si, à chaud, il commençait à détailler ses intentions alors que le club et les supporters encaissent encore le choc de la descente.
Son discours s’est concentré sur une seule idée : West Ham doit revenir en Premier League. Il a répété que ce club « mérite » d’évoluer au plus haut niveau et que l’objectif, désormais, était simple et unique : remonter. Il a insisté sur ce que West Ham lui a apporté, sur l’importance du club dans sa carrière et dans sa vie. Sa « vision », comme il l’a formulé, reste tournée vers ce retour immédiat dans l’élite.
Entre les lignes, rien n’autorise à trancher. Aucune promesse de rester, aucune ouverture claire à un départ. Juste un refus net de se projeter publiquement, par loyauté et par décence, alors que la plaie est encore vive.
Le scénario est donc posé. D’un côté, un club relégué qui s’accroche à son capitaine et à son meilleur joueur pour construire une remontée express. De l’autre, un géant comme Liverpool, en pleine recomposition offensive après l’ère Salah, qui voit s’offrir sur le marché un ailier de Premier League déjà prêt, productif, habitué à porter un projet.
Owen a lancé le débat. À présent, la balle est dans le camp de Liverpool, de West Ham… et surtout de Jarrod Bowen. Sa prochaine décision dira s’il veut écrire la suite de son histoire en guidant les Hammers vers la remontée, ou en se glissant dans les pas de Salah sous le Kop d’Anfield.



