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L’Italie rêve de Guardiola : un tournant historique ?

En Italie, un nom écrase tous les autres ce matin. Pep Guardiola. Les unes transalpines ne parlent que de lui, et le ton est donné : c’est maintenant ou jamais.

Selon La Gazzetta dello Sport et Il Corriere dello Sport, la FIGC a lancé une véritable offensive diplomatique pour convaincre l’ancien entraîneur de Manchester City de prendre les rênes de la Nazionale. Une mission menée à Barcelone par deux figures fortes : Paolo Maldini et Leonardo, mandatés pour exposer au Catalan un projet presque révolutionnaire pour le football italien.

Guardiola, lui, a fait savoir qu’il souhaite faire une pause au moins jusqu’en janvier. C’est là que le dossier devient brûlant : l’Italie est prête à attendre. Mais pas éternellement.

Maldini, Leonardo et un projet à la Cruyff

Le plan est clair : proposer à Guardiola bien plus qu’un simple poste de sélectionneur. Les journaux italiens parlent d’un « renouvellement radical », inspiré de la révolution initiée par Johan Cruyff au Barça puis prolongée par l’Espagne championne du monde.

L’idée serait de confier à Guardiola la mission de refonder en profondeur la Nazionale : philosophie de jeu, formation, identité technique. Un chantier total. Ambitieux. Peut-être démesuré. Mais assumé.

Maldini et Leonardo ont donc pris la route de Barcelone avec ce projet en main. Leur rôle : convaincre, rassurer, séduire. Le contexte politique autour de la FIGC est tendu, mais Giovanni Malagò, président du CONI, insiste : aucune fracture, la décision sera « partagée ». Une annonce est même évoquée dès jeudi en Lega.

Le message est limpide : l’Italie veut Pep, et elle le montre.

Mancini, Pirlo, Conte : le plan B reste de haut niveau

Derrière ce rêve presque interdit, la course ne s’arrête pas. Roberto Mancini reste, selon Il Corriere dello Sport, en pole depuis le premier jour des discussions. Andrea Pirlo est toujours dans le jeu. Et la Serie A, elle, pousse fort pour Antonio Conte, symbole d’intensité et de rigueur.

Si Guardiola dit non, l’Italie ne manquera pas de grands noms. Mais ce ne sera pas la même histoire. Avec Pep, c’est une rupture. Avec Mancini, Pirlo ou Conte, c’est une continuité, même revisitée.

La question, désormais, est simple : la FIGC est-elle prête à tout bousculer pour s’offrir le technicien le plus convoité de sa génération ?

Barella, l’Inter et l’obsession de gagner

Pendant que l’Italie rêve de Guardiola, un autre symbole de la nouvelle génération s’exprime. Nicolo Barella, au cœur d’une longue interview à La Gazzetta dello Sport, pose le décor : l’Inter, c’est sa vie.

Le milieu nerazzurro ne se cache pas : il veut rester « pour toujours ». Gagner à l’Inter n’est pas une option pour lui, c’est « une obligation », et il assure que l’équipe ne compte pas s’arrêter là. Barella vise même le record d’apparitions avec le club. Une déclaration d’amour, mais aussi une profession de foi.

Il glisse quelques mots sur les plus jeunes : Pio a « le but dans le sang », Stankovic est déjà « mûr » et sera essentiel. Derrière les grandes manœuvres de sélectionneurs, ce sont ces joueurs-là qui devront incarner le futur du calcio.

Juventus, Roma, Inter, Como : le marché s’agite

En coulisses, le mercato italien continue de vibrer.

La Juventus regarde vers l’avenir offensif avec une idée claire : Joshua Zirkzee. L’attaquant est dans les plans bianconeri, tandis que Moise Kean, actuellement heureux à la Fiorentina, est courtisé par Como et l’offre de Cesc Fabregas. Kean est prêt à l’écouter.

Toujours côté Juve, Claudio Marchisio en appelle à un retour sur un profil comme Douglas, qu’il juge talentueux mais rappelle une exigence : au milieu, il faut des joueurs fiables, avec de la personnalité. Le club doit être reconstruit, mais l’ancien milieu fait confiance à Carnevali et Massara pour mener l’opération.

À Roma, le dossier chaud se nomme Summerville. Les Giallorossi auraient « l’ailier néerlandais entre les mains » et poussent pour finaliser l’accord avec West Ham. Mbaye du PSG est également apprécié.

Inter, de son côté, se heurte à un carrefour sur le dossier Spence. Piero Ausilio tente une nouvelle fois de faire baisser les 35 millions demandés par Tottenham. L’Inter avance, mais ne veut pas surpayer.

Como, promu ambitieux, bondit sur l’opportunité Kean. Une manœuvre audacieuse qui confirme l’appétit grandissant du club.

Spalletti, les blessures et la question de l’attaque

Le secteur offensif de la Nazionale pose déjà problème. Spalletti doit composer sans Ekhator, touché à un muscle et absent pour au moins un mois. Il ne lui reste plus qu’Openda en pointe.

Dans le même temps, les gardiens sont au cœur des débats : un « assaut » est évoqué sur Dibu Martinez, Vicario apparaît comme plan B, Trubin comme opportunité, et Jorgensen a été proposé. Le poste, clé pour toute grande sélection, est en pleine réflexion.

Guardiola ou pas, l’Italie doit trancher

Les unes parlent de « s’agenouiller devant Pep ». Les dirigeants, eux, avancent sur une ligne de crête : séduire Guardiola sans renier l’ADN du calcio, ni bloquer l’alternative Mancini, Pirlo ou Conte.

La mission à Barcelone dira beaucoup de l’audace réelle du football italien. Guardiola acceptera-t-il de se lancer dans ce pari national, avec un pays entier suspendu à sa réponse ? Ou l’Italie devra-t-elle réinventer son futur sans lui, avec ses propres hommes et ses propres certitudes ?

La décision qui arrive ne dira pas seulement qui s’assiéra sur le banc. Elle dira jusqu’où l’Italie est prête à aller pour se réinventer.