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Italie d'Europe : Inter sous tension, Roma et Napoli relancent la machine

L’Italie respire encore en Europe. À la veille d’une nouvelle soirée décisive, les clubs transalpins se débattent entre renaissance offensive, crises à gérer et rêves de Champions League qui se transforment en cauchemar pour certains.

Inter : gagner, rien d’autre

Pour Inter, la consigne est brutale dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport : « seulement la victoire ». Shakhtar arrive au San Siro et l’équation est simple. Boniface Thuram et Lautaro Martinez portent une nouvelle fois l’espoir offensif, avec l’Argentin encore attendu comme homme de but dans un contexte où l’Inter ne peut plus se permettre le moindre faux pas.

L’ambiance est lourde. Les chiffres parlent : sept défaites sur les huit derniers matches en Champions League. Cristian Chivu, désormais dans l’orbite du club, ne masque pas l’angoisse : s’Inter trébuche encore, « cela peut être un drame ». Le discours officiel tente de calmer le jeu – ce doit rester un « rêve, pas un objectif » – mais personne n’est dupe. Au San Siro, on ne rêve pas, on exige.

Roma et Napoli se lâchent enfin

Pendant que l’Inter marche sur un fil, Roma et Napoli ont choisi une autre voie : celle du grand déballage offensif. Huit buts cumulés, un message clair envoyé au reste de l’Europe : l’Italie sait encore attaquer.

Roma s’appuie sur sa jeunesse et son public. Pisilli fait vibrer les tifosi, symbole d’une équipe qui refuse de se laisser enfermer dans le doute. À Naples, l’euphorie revient par vagues. Politano trouve encore le chemin des filets, et le club du Sud se remet à célébrer. Dans les pages du Corriere dello Sport, le refrain est limpide : « Nous sommes vivants ». Il était temps.

Gasp, le show après la claque madrilène

Gian Piero Gasperini avait besoin d’une réaction après la gifle reçue face au Real Madrid. Il a obtenu bien plus qu’une simple victoire. Son équipe écrase Slovan 4-0, un « Gasp show » comme l’écrit La Gazzetta, quatre buts pour effacer, au moins un peu, le souvenir de la soirée madrilène.

Le Corriere détaille la partition : Hermoso, Molina, Nicolò capitaine, et Malen sur penalty. Une équipe qui appuie là où ça fait mal, qui ne s’apitoie pas, qui répond par le jeu. Gasperini ne parle pas, il aligne des buts.

Allegri souffle grâce à McTominay

Massimiliano Allegri, lui, avait besoin d’air. Il en obtient un bol entier dans un match fou : 4-3 contre Bodo. Scott McTominay signe un doublé, Politano participe à la fête, et la Juventus s’en sort au terme d’un scénario à haute tension.

« Allegri respire », résume La Gazzetta. Ce n’est pas un triomphe tactique, c’est une survie. Mais dans une saison où chaque match ressemble à un examen, ce genre de victoire compte double.

De Bruyne chef d’orchestre, Milan mise sur Cissé

Au milieu de ce tumulte italien, un nom surgit avec autorité : Kevin De Bruyne. Le Corriere dello Sport le salue en « super regista », maître du tempo, référence absolue au poste. Quand tout tangue, le Belge rappelle ce que signifie diriger un match au plus haut niveau.

Milan, de son côté, regarde vers l’avenir. Avec Cissé, présenté comme un « Golden Boy » à Bournemouth, le club lombard continue de miser sur le talent brut, sur la promesse plus que sur la certitude. Une stratégie à long terme, pendant que d’autres jouent leur saison au jour le jour.

Spalletti au pied du mur, mais confirmé

Pour Luciano Spalletti, les temps sont rudes. La Gazzetta parle de « crise », Tuttosport évoque un entraîneur qui « change la Juve », mais qui reste au centre de toutes les discussions. John Elkann intervient directement depuis les États-Unis pour couper court aux rumeurs autour d’Antonio Conte : la ligne est claire, « en avant avec Lucio ».

Le message est fort : la propriété croit que l’équipe et l’entraîneur finiront par redresser la barre. Sabatino va plus loin : Spalletti « reste l’homme juste, mais c’est la mission la plus difficile de sa vie ». Il doit rapprocher ses joueurs de son idéal de perfection, sans les perdre en route.

Dès demain, le verdict reprend contre Rennes. Kolo et Woltemade sont annoncés titulaires, Celik retrouve le couloir droit. Pas de temps pour la théorie, il faut des points.

Torino transformé, Como scintille, Messi en arrière-plan

À Turin, un autre entraîneur attire les regards. D’Abate, Tuttosport écrit qu’il a « révolutionné » Torino en cinquante jours, d’un Monza à l’autre. Une équipe retournée, un vestiaire remué, un club qui se découvre un nouveau visage. L’Italie aime ces histoires de transformation express.

À Como, on parle d’un « lac stellare » : United débarque, décor somptueux, affiche de prestige, carte postale parfaite pour un football italien en quête de glamour européen.

Et puis, il y a la touche de conte de fées. Messi, encore lui, inspire jusqu’aux plus jeunes. Ciro, huit ans, passionné par Nico Paz, s’accroche à cette magie. Fabregas lui glisse un conseil simple : « profite de cette magie ». Le football reste ça aussi : des histoires d’enfants, d’idoles et de rêves qui dépassent les crises tactiques.

Inter au bord du gouffre, l’Italie en suspens

Au-dessus de tout plane pourtant l’ombre de l’Inter. Sept défaites sur les huit derniers matches de Champions League, un San Siro qui gronde, un Chivu qui prévient : une nouvelle chute pourrait tourner au drame sportif.

Roma et Napoli relancent la fierté italienne, Gasperini bombarde, Allegri survit, Spalletti s’accroche, Torino se réinvente. Mais une question demeure, brutale : l’Italie pourra-t-elle vraiment parler de renaissance européenne si l’Inter, son géant, s’effondre encore sous les projecteurs du San Siro ?