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La Guerre des Malouines influence-t-elle les désignations arbitrales à la Coupe du Monde ?

Alors que la Coupe du Monde 2026 entre dans ses phases finales, ce ne sont pas seulement les joueurs qui attirent l'attention. Cette semaine, la sélection des arbitres a suscité de nombreuses discussions, notamment après l'annonce d'une équipe d'arbitres entièrement argentine lors de la victoire 2-0 de la France contre le Maroc jeudi soir.

Cette décision a surpris plusieurs supporters en ligne, surtout avec la perspective d'une possible finale opposant la France à l'Argentine, comme en 2022. Fifa a aussi confirmé que les arbitres anglais Anthony Taylor et Michael Oliver ne pouvaient officier sur des matchs impliquant l'Argentine, en raison de la guerre des Malouines datant de 44 ans.

Comment sont choisis les arbitres pour la Coupe du Monde ?

Le principal critère repose sur la performance collective des arbitres, qui travaillent souvent en binôme avec deux assistants. La Commission des Arbitres de la Fifa, dirigée par Pierluigi Collina, ancien arbitre de finale mondiale, suit ces officiels sur plusieurs années. Leur forme et leur précision dans les décisions restent prioritaires.

Des aspects géopolitiques entrent cependant aussi en jeu. Par exemple, un arbitre ne peut jamais officier un match impliquant son pays d'origine ou un match pouvant directement influencer le sort de son pays dans le tournoi.

Un arbitre anglais n'aurait donc pas été désigné pour un match comme Panama-Croatie au même groupe, ni pour un affrontement Argentine-Suisse où le vainqueur pourrait affronter l'Angleterre en demi-finale.

Il est courant que la Fifa cherche une certaine neutralité continentale : si une nation africaine joue contre une sud-américaine, un arbitre européen pourrait être choisi. Dans certains cas, cette neutralité s'annule, comme lors du match Espagne-Belgique où un arbitre européen comme Michael Oliver est désigné.

Des conflits actuels influencent aussi les nominations. Un arbitre américain n'aurait pas officié un match impliquant l'Iran, vu les tensions persistantes entre ces pays. Le processus reste flexible et la Fifa privilégie le bon sens en tenant compte des sensibilités politiques.

La guerre des Malouines est-elle vraiment un facteur ?

Un porte-parole de la Fifa a confirmé que ce conflit de 1982 influence les nominations : un arbitre anglais ne sera pas nommé pour un match argentin ni pour une rencontre dont le résultat impacterait directement l'Argentine, et vice versa.

Cela complique la possibilité pour Michael Oliver ou Anthony Taylor d'arbitrer la finale, car l'Angleterre et l'Argentine se trouvent dans la même moitié de tableau.

Ce conflit reste sensible, surtout après que les joueurs argentins ont chanté "Muchachos", une chanson évoquant les Malouines, suite à leur victoire contre l'Égypte. En revanche, des guerres plus anciennes, comme la Seconde Guerre mondiale, n'entravent pas les désignations : un arbitre allemand peut officier un match impliquant l'Angleterre.

Des exceptions ont-elles existé ?

Oui, il y en a eu. En 2006, l'arbitre argentin Horacio Elizondo a dirigé le quart de finale entre l'Angleterre et le Portugal, un match marqué par l'expulsion controversée de Wayne Rooney. La Fifa n'a pas pu expliquer pourquoi cette règle relative aux Malouines n'était pas appliquée à l'époque.

Influence géopolitique sur les choix d'arbitres à la Coupe du Monde 2026