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L’Inde perd contre le Tajikistan : Choudhary marque en fin de match

Le voyage continue d’être long et pénible pour l’équipe d’Inde. À Tursunzoda, vendredi, les hommes de Khalid Jamil ont encaissé une troisième défaite consécutive, battus 3-1 par le Tajikistan lors du premier des deux matches amicaux programmés dans cette fenêtre internationale de juin.

Face au numéro 103 mondial, l’Inde, 137e au classement FIFA, a voulu entrer fort. Pressing haut, intentions claires, envie de jouer dans le camp adverse. Mais très vite, le décor a changé de côté. Le pressing agressif des locaux a étouffé les Indiens, incapables de sortir proprement sous la pression.

Un penalty précoce qui change tout

Le Tajikistan disputait pourtant son premier match sous les ordres de son nouveau sélectionneur, Igor Angelovski, successeur du Serbe Goran Stevanovic. Aucune période de rodage visible. Bloc compact, ballon confisqué, rythme maîtrisé.

La première cassure arrive dès la 9e minute. Louis Nickson se rend coupable d’une faute dans la surface indienne. L’arbitre n’hésite pas, penalty. Sheriddin Boboev se présente face au capitaine Gurpreet Singh Sandhu et le prend à défaut. 1-0, et le stade de Tursunzoda se réveille pour de bon.

Ce but restera le seul de la première période, mais il dicte le scénario. Le Tajikistan installe son jeu, l’Inde court souvent derrière le ballon.

Pourtant, juste avant la pause, une vraie occasion de revenir. À la 41e minute, Akash Mishra déborde et dépose un centre précis dans la surface. Lallianzuala Chhangte se jette, gagne son duel aérien… mais sa tête file directement dans les gants du gardien. L’égalisation était là, à portée de front.

Sans Ryan Williams, blessé, Chhangte et Vikram Pratam Singh ont multiplié les courses le long des ailes, souvent généreuses, parfois spectaculaires, mais trop rarement productives. Les ballons perdus se sont accumulés, les attaques se sont éteintes avant la zone de vérité.

Le Tajikistan accélère, l’Inde craque

Au retour des vestiaires, le Tajikistan ne se contente plus de gérer. L’équipe monte d’un cran, physiquement et techniquement. L’Inde recule, subit.

À l’heure de jeu, la pression finit par fissurer la défense indienne. Sur un coup franc bien frappé, Mekhrubon Karimov s’élève et place une tête imparable. 2-0. Le match bascule dans une autre dimension pour les locaux, qui jouent désormais libérés.

Six minutes plus tard, le coup de grâce. Ehsoni Panshanbe conclut une action construite depuis le jeu ouvert et inscrit le troisième but. 3-0, le match est pratiquement plié. Les Indiens semblent sonnés, les enchaînements se brisent, les jambes deviennent lourdes après un long déplacement directement depuis Londres, où ils venaient déjà de tomber contre la Jamaïque et le Zimbabwe en Unity Cup.

Le Tajikistan, lui, déroule. Quatrième victoire en six confrontations face à l’Inde en vue, maîtrise collective affichée, nouveau sélectionneur déjà conforté.

Un éclair de Choudhary, trop tardif

L’Inde refuse toutefois de sortir sans laisser une trace. À la 89e minute, Farukh Choudhary se présente sur un coup franc direct. Frappe tendue, rasante, parfaitement placée dans le petit filet gauche. Le ballon file au fond, le mur se retourne trop tard. 3-1. Une réduction du score qui ne change rien au verdict, mais qui évite au tableau d’affichage de raconter une soirée totalement à sens unique.

Ce but ne masque pas les manques : difficultés à sortir sous pression, occasions trop rares, imprécision dans les derniers mètres. Ni le contexte : une série de trois défaites consécutives, dont deux déjà encaissées à Londres.

Reste maintenant le deuxième acte. Mardi, à l’Hisor Central Stadium, l’Inde retrouvera ce même Tajikistan. Même adversaire, même intensité annoncée, même défi physique. L’occasion d’une réaction ou la confirmation d’une spirale inquiétante ?