Ian Wright dénonce le traitement de Gabriel Martinelli à Arsenal
Ian Wright ne mâche plus ses mots. Face aux rumeurs persistantes autour de l’avenir de Gabriel Martinelli, la légende d’Arsenal dit ressentir un vrai malaise. Pas sur le niveau du joueur. Sur la façon dont le club gère son cas.
L’ailier brésilien, champion de Premier League avec les Gunners, traverse un été sous tension. Annoncé sur le départ, il a vu son nom circuler avec insistance, notamment du côté de Galatasaray, qui a tenu des discussions pour un transfert plus tôt ce mois-ci.
Martinelli, lui, aurait clairement fait savoir à Arsenal qu’il ne souhaitait pas quitter le cadre des cinq grands championnats européens. Un message qui complique encore un peu plus la situation et entretient le flou autour de son futur à l’Emirates.
Dans le même temps, un autre prétendant s’est signalé : l’AS Roma suit également le dossier de près. Et pendant que les rumeurs s’empilent, les signes sur le terrain ne rassurent pas.
Des mises à l’écart qui interrogent
Martinelli n’a pas été retenu dans le groupe pour la victoire en Community Shield contre Manchester City. Il n’était pas là non plus vendredi soir, lors du succès face à Coventry City. Deux absences de suite, sans la moindre minute de jeu, pour un joueur qui a souvent répondu présent lors des grands rendez-vous.
À sa place, le nouveau venu Christos Tzolis a enchaîné deux titularisations et deux prestations convaincantes. Arsenal cherche encore à recruter un autre ailier gauche pour densifier son secteur offensif. Le message semble clair : la concurrence se durcit sérieusement sur ce côté.
Pour Ian Wright, c’est la manière qui pose problème. Interrogé par Sky Sports, l’ancien buteur n’a pas caché son malaise :
« Avec tout le respect que j’ai pour Martinelli et la façon dont il est traité en ce moment, ça me met vraiment mal à l’aise. »
Il rappelle ce que le Brésilien a apporté :
« Il donne toujours 100 %. On ne dit pas que c’est le meilleur joueur du monde, mais il a offert de grands moments à Arsenal dans de grands matches. Et la manière dont on le traite à la fin ici… Je sais qu’ils peuvent vouloir s’en séparer et beaucoup de gens disent qu’il est temps pour lui de partir, mais il y a des façons de faire qui devraient aussi le respecter. »
« Il ne sait pas ce qui se passe »
Relancé sur ce qu’il entend par « traitement », Wright devient plus précis :
« Ne pas être dans le groupe ce soir, ne pas être informé, ne pas savoir ce qui se passe. »
Quand on lui demande s’il est sûr de ce qu’il avance, il insiste :
« Oui, je le sais. Ne pas être dans le groupe pour la Community Shield, ne pas être dans le groupe ce soir, il ne sait pas ce qu’il se passe, il lui reste un an de contrat. »
Wright déroule ensuite le scénario qui tourne dans la tête d’un joueur dans cette situation.
« Si tu fais venir Vini, ce genre de niveau-là, Martinelli peut se dire : “Bon, ils l’ont fait venir, plus Zsolis, je peux être troisième dans la hiérarchie.” Mais si tu fais venir Tzolis et que Madueke est là, tu te dis : “J’ai encore quelque chose à apporter ici.”
Le contraste le frappe : un titulaire régulier relégué brutalement à l’arrière-plan.
« Le fait qu’il soit si loin du groupe, ça me rend un peu triste pour lui. Je pense qu’il a assez fait dans cette équipe pour être traité avec un peu plus de respect que ce qu’il reçoit en ce moment. »
Entre un joueur qui veut rester au plus haut niveau, un club qui recrute à son poste et un contrat qui entre dans sa dernière année, la tension monte. Arsenal trace une nouvelle ligne offensive. Reste à savoir si Gabriel Martinelli en fera encore partie lorsque le mercato se refermera.




