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Hansi Flick choisit de préserver Raphinha à Barcelone

Hansi Flick a tranché. Raphinha ne montera pas dans l’avion pour Istanbul. Pas par caprice tactique, mais par calcul froid et par mémoire des erreurs passées.

Le technicien allemand a décidé de protéger son ailier, et surtout son avenir physique, au moment où la saison commence à accélérer. La dernière fois que Barcelone avait précipité le retour du Brésilien, le club l’avait payé deux fois cash, avec deux rechutes musculaires. Flick refuse de rejouer ce scénario.

Un pacte entre Flick et Raphinha

Devant la presse, à la veille du déplacement à Getafe, l’entraîneur a parlé d’un accord, d’un pacte. Manager et joueur ont convenu ensemble de ne pas tenter le diable pour ce voyage européen. Pas de pari inutile sur un match qui ne porte ni la charge émotionnelle ni l’enjeu brûlant d’un Clásico.

Le calendrier parle de lui-même : le duel face au Real Madrid est fixé au dimanche 25 octobre. Un rendez-vous qui pèse lourd dans une saison, bien plus qu’une étape de phase de ligue en Champions League. Barcelone a donc choisi : mieux vaut un Raphinha à 100 % pour les chocs à venir qu’un Raphinha à 70 % tout de suite.

La priorité est claire : la forme maximale au moment des matches qui définissent une saison, plutôt qu’un retour précipité pour « aider » dans l’immédiat. L’ailier reste en Catalogne, son corps en tête d’affiche d’un plan à long terme.

Un Barça diminué, mais loin d’être désarmé

Raphinha n’est pas seul à l’infirmerie. Frenkie de Jong, Andreas Christensen et Roony Bardghji manquent eux aussi à l’appel. Une liste d’absents qui pourrait inquiéter, si le banc n’était pas aussi fourni.

Flick conserve de quoi frapper fort : Lamine Yamal, phénomène précoce, Karim Adeyemi, flèche verticale, et Gabriel Jesus, attaquant de surface et de l’ombre. Trois profils différents, trois armes pour maintenir la menace constante sur la défense de Galatasaray.

Le coach sait qu’il voyage avec de la qualité offensive. Il sait aussi que son équipe avance avec un capital confiance précieux : un début de phase de ligue en Champions League marqué par un 5-1 infligé à Feyenoord, et trois victoires consécutives à l’extérieur chez le champion de Turquie en titre. Rams Park n’a rien d’un terrain conquis, mais Barcelone y a déjà imposé sa loi.

Galatasaray aussi face à ses absences

En face, Okan Buruk ne dispose pas non plus de toutes ses cartes. Le défenseur Wilfried Singo est blessé, Lesley Ugochukwu est suspendu. Deux manques qui pèsent dans l’équilibre d’une équipe déjà contrainte de hausser son niveau pour rivaliser avec un Barça lancé.

Le technicien turc devra bricoler, ajuster sa ligne arrière, repenser ses circuits de sortie de balle. Dans ce genre de soirée européenne, le moindre désajustement peut coûter cher.

Istanbul, puis l’Espagne : une gestion millimétrée

Le plan barcelonais ne s’arrête pas au coup de sifflet final à Rams Park. Le club a décidé de rester une nuit de plus à Istanbul, d’y organiser une séance d’entraînement le mercredi, avant de rentrer en Espagne. Une manière de contrôler les charges, de limiter la fatigue liée aux déplacements, de garder les organismes dans une dynamique de travail plutôt que de les malmener par des allers-retours express.

La suite arrive très vite. Après la Turquie, cap sur Séville pour défier le Real Betis en Liga, samedi. Un autre déplacement piégeux dans un enchaînement qui ne laisse aucun répit.

Flick a donc choisi son camp : protéger ses hommes, gérer chaque détail, accepter de se priver d’un talent majeur pour éviter de le perdre plus longtemps. La saison ne se joue pas en une nuit à Istanbul. Elle se construit, match après match, choix après choix. Celui-ci dira peut-être, dans quelques mois, jusqu’où ce Barça pouvait vraiment aller.