Haaland prêt pour Anfield : Maresca rassuré avant le choc
Enzo Maresca peut souffler : Erling Haaland sera bien là pour Anfield.
À la veille d’un choc de Premier League qui peut déjà peser lourd dans la saison, l’entraîneur italien a confirmé que son buteur vedette est totalement remis et prêt à mener l’attaque sur la pelouse de Liverpool.
Haaland, frayeur vite oubliée
La scène avait inquiété tout le monde : Haaland quittant le terrain en boitant lors du dernier match de Nations League avec la Norvège. Un coup, une gêne, et immédiatement la question qui s’impose : sera-t-il là pour Anfield ?
La réponse est claire. Le buteur, décisif la saison passée avec un penalty victorieux dans le temps additionnel à Liverpool, a profité de la trêve internationale pour souffler. Direction Marbella, deux ou trois jours de coupure, du golf, du travail de récupération ciblé. Résultat : il est « prêt pour Anfield », a assuré Maresca en conférence de presse, soulignant à quel point son joueur a bien encaissé cette parenthèse.
Le message est limpide : Haaland est apte, affûté, et déjà tourné vers ce rendez-vous majeur.
Semenyo rassure, Doku frappe à la porte
Le cas d’Antoine Semenyo semblait plus flou. Pas de déclaration précise de Maresca sur son état, mais un signe fort : l’attaquant a repris l’entraînement jeudi. De quoi laisser penser qu’il a digéré le pépin qui l’avait obligé à quitter le rassemblement du Ghana, privé de lui pour sa double confrontation qualificative à la Coupe d’Afrique des Nations 2027 durant cette longue trêve de trois semaines.
Dans ces conditions, Haaland et Semenyo ont toutes les chances de conserver leur place, après la victoire acquise face à Sunderland le 20 septembre. C’est autour d’eux que les interrogations s’enchaînent.
Jeremy Doku revient, lui, avec l’envie de tout bousculer. De retour à 100 %, l’ailier réclame une place dans le onze. Son explosivité, sa capacité à éliminer en un contre un, son profil tranchant collent parfaitement à un match ouvert à Anfield. Face à lui dans la hiérarchie immédiate, Iliman N’Diaye, ancien de Everton, qui offre davantage de liant et de travail entre les lignes. Maresca devra trancher : percussion pure avec Doku, ou continuité et complémentarité avec N’Diaye.
Un choix de style autant que de noms.
Un casse-tête au cœur du jeu
L’autre grande question se situe au milieu. Maresca est-il prêt à prendre un vrai risque tactique dans un tel contexte ?
Rayan Cherki postule pour le rôle de numéro 10. Un pari offensif assumé s’il le lance d’entrée. Le Français peut offrir des angles de passe inédits, de la créativité entre les lignes, cette touche imprévisible qui fait basculer les grands matchs. Mais aligner Cherki dans l’axe, c’est accepter une structure plus légère à la perte du ballon, surtout à Anfield, où chaque transition adverse peut devenir un danger.
L’alternative s’appelle Ayyoub Bouaddi. L’option plus prudente. Le milieu pourrait être associé à Elliot Anderson, avec Enzo Fernandez avancé d’un cran pour animer le jeu plus haut sans déséquilibrer l’ensemble. Une solution qui renforce le cœur du terrain, densifie le pressing, et donne à Maresca un contrôle plus strict des espaces.
Entre audace créative et maîtrise du tempo, le choix dira beaucoup de l’état d’esprit du coach au moment d’affronter Liverpool.
Sans Phil Foden, avec une incertitude de plus
Le contexte n’est pas totalement idéal. Phil Foden purge le dernier match de sa suspension de trois rencontres après son expulsion lors du derby de Manchester le mois dernier. Une absence lourde, tant l’Anglais sait changer le rythme d’un match d’un simple éclair technique.
Autre point d’interrogation : Nico O’Reilly. Contraint de quitter le rassemblement de l’Angleterre, il n’a pas été aperçu lors de la séance d’entraînement mentionnée par le club. Sa présence dans le groupe reste donc incertaine, ajoutant une couche de doute dans un secteur offensif déjà en recomposition.
Maresca avance ainsi vers Anfield avec son buteur phare rassurant, un Semenyo sur le retour, un Doku qui frappe fort à la porte, et un milieu en suspens entre prudence et panache. Dans une enceinte où chaque détail compte, ce sont peut-être ces choix de départ qui diront si son équipe vient pour survivre… ou pour frapper un grand coup.



