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Guerre entre FC Barcelona et Atletico Madrid pour Julian Alvarez

Ce qui devait être un dossier de mercato de très haut niveau a tourné à la joute publique. La tentative du FC Barcelona de recruter Julian Alvarez a déclenché une réaction spectaculaire de l’Atletico Madrid, passée en quelques heures de la moquerie légère à l’attaque frontale.

Des montages, des piques et un ton moqueur

Tout a commencé sur les réseaux sociaux. Les comptes officiels de l’Atletico se sont amusés à publier une série de messages ironiques, présentés comme de fausses « offres », avec des montages de plusieurs joueurs du Barça habillés en tenue rojiblanca.

Le club madrilène ne s’est pas arrêté là. Dans une autre publication, il a ciblé directement Deco, directeur sportif du FC Barcelona, avec un message sarcastique expliquant qu’ils ne lui avaient « pas proposé » de poste au sein de leur cellule de recrutement au Brésil. Une manière d’appuyer là où ça fait mal, en plein cœur d’un mercato déjà sous tension en Catalogne.

En toile de fond, une information signée Fabrizio Romano : le FC Barcelona aurait formulé une première offre de 100 millions d’euros à l’Atletico Madrid pour s’attacher les services de Julian Alvarez. L’annonce a mis le feu aux poudres. Et la réponse madrilène ne s’est pas fait attendre.

De l’ironie à la charge frontale

Après la phase moqueuse, l’Atletico a changé de registre. Le club a publié un communiqué bien plus grave, abandonnant l’humour pour dénoncer ce qu’il décrit comme une véritable campagne autour de son joueur.

« Non, l’Atletico Madrid ne ferait jamais quelque chose comme ça », commence le texte, en référence à l’idée de lancer une telle opération de communication. Puis le ton se durcit : le club assure subir, depuis plusieurs mois, une « campagne de diffamation » visant l’un de ses joueurs.

Le communiqué enchaîne : fuites d’informations « avec des arrière-pensées », « fake news », « manque de respect constant », et même une « version culé de la machine de propagande » qui inventerait des histoires et passerait des coups de fil avant les confrontations directes. Les mots sont choisis, le message est clair : l’Atletico accuse le FC Barcelona de jouer en coulisses pour déstabiliser.

Et la conclusion frappe encore plus fort. Pour répondre à ce qu’il considère comme un climat toxique, le club madrilène dégaine l’argument le plus explosif possible : l’affaire Negreira.

« Mais bien sûr, il ne nous viendrait pas non plus à l’idée d’avoir le vice-président des arbitres sur notre liste de paie ou de recourir à des faveurs politiques pour inscrire des joueurs. RESPECT et VALEURS. » Un tacle à hauteur de genou, assumé, qui vise directement les zones les plus sensibles de l’actualité barcelonaise.

Le dossier Alvarez, nouvelle ligne de fracture

Sur le plan sportif, le FC Barcelona a pourtant une ligne claire : après la signature d’Anthony Gordon, le club catalan a désigné Julian Alvarez comme prochaine cible majeure pour renforcer l’effectif.

Plus tôt dans la semaine, Deco a rencontré Fernando Hidalgo, agent du joueur. De ce rendez-vous a découlé l’offre formelle adressée ce jour à l’Atletico Madrid. Une proposition chiffrée, 100 millions d’euros, qui positionne clairement le Barça sur le marché et place l’Atletico face à une décision sportive et économique.

Mais le dossier a désormais dépassé le simple cadre d’une négociation de transfert. Il s’est transformé en bras de fer d’image, de communication, presque de morale. D’un côté, un FC Barcelona qui tente de bâtir un nouveau projet en misant sur des stars offensives. De l’autre, un Atletico Madrid qui se pose en club assiégé, mais déterminé à défendre son joueur et son territoire, quitte à sortir l’artillerie lourde.

La question n’est plus seulement de savoir si Julian Alvarez quittera Madrid pour Barcelone. Elle est désormais de comprendre jusqu’où ces deux clubs sont prêts à aller, sur et en dehors du terrain, pour imposer leur loi dans ce mercato brûlant.

Guerre entre FC Barcelona et Atletico Madrid pour Julian Alvarez