Guardiola refuse l'Italie, Klopp devient sélectionneur de l'Allemagne
Guardiola dit non à l’Italie, Klopp s’installe à la tête de l’Allemagne
Pep Guardiola a refermé la porte. Fermement, clairement, presque à contre-courant d’un marché des sélectionneurs en pleine ébullition. Selon les médias italiens, l’ancien manager de Manchester City a décliné l’offre de la Fédération italienne de football de devenir le nouveau sélectionneur de la Nazionale.
Les discussions étaient avancées. Le président de la Fédération, Giovanni Malagò, l’a reconnu cette semaine : des contacts existaient, au point d’évoquer publiquement des « exceptions » possibles en matière de salaire pour attirer l’Espagnol. L’Italie était prête à casser ses codes pour Guardiola.
Jeudi soir, la réponse est tombée. Non.
À 55 ans, Guardiola a informé la Fédération qu’il ne prendrait pas le poste, invoquant, selon Sky Italia, des « raisons personnelles qui vont au-delà du football ». Une formule lourde de sens dans un contexte où son avenir intrigue depuis son départ de Manchester City.
Avant même de quitter le banc des champions d’Angleterre, il avait prévenu : il n’enchaînerait pas tout de suite. Pas par manque d’offres, mais par manque d’« énergie ». Un mot qu’il avait lui-même mis en avant, dans un écho frappant à celui utilisé par son vieux rival Jürgen Klopp au moment de quitter Liverpool.
L’Italie en plein vide, l’Allemagne déjà relancée
Le contraste est brutal.
D’un côté, l’Italie, quatre fois championne du monde, mais plongée dans une crise sportive profonde après une troisième non-qualification consécutive pour la Coupe du monde. Gennaro Gattuso a démissionné en avril, laissant un banc brûlant et une nation en plein doute.
De l’autre, l’Allemagne, qui vient de se choisir un nouveau visage : Jürgen Klopp.
Vendredi matin, à Francfort, l’ancien entraîneur de Liverpool a été officiellement présenté comme nouveau sélectionneur de la Mannschaft. Il s’agit de son premier poste depuis son départ d’Anfield il y a deux ans. Cette fois, le discours est différent : Klopp se dit « rechargé ». Prêt à repartir sur un cycle long.
Il a signé un contrat de quatre ans. Un engagement qui l’emmènera jusqu’à l’Euro 2028 puis à la Coupe du monde 2030. Une trajectoire claire, un horizon fixé. L’Allemagne sait où elle va.
« L’équipe nationale nous rassemble, nous Allemands, comme presque rien d’autre ne peut le faire. C’est ce qui rend cette mission si spéciale pour moi », a-t-il expliqué lors de sa présentation. Une phrase simple, mais qui résume parfaitement l’enjeu politique, social et symbolique de la fonction.
La Nazionale cherche toujours son guide
Pendant que l’Allemagne verrouille son avenir, l’Italie, elle, reste dans l’attente.
Le refus de Guardiola ne laisse pas un vide total, mais il referme la piste la plus prestigieuse. D’autres noms circulent déjà pour reprendre la sélection. Roberto Mancini, artisan du sacre à l’Euro 2020, figure parmi les candidats. L’ancien milieu emblématique des Azzurri, Andrea Pirlo, est également cité.
Le profil recherché est clair : une figure forte, capable de reconstruire une sélection meurtrie, de réinstaller une identité de jeu, de redonner un cap à un pays qui regarde les grandes compétitions depuis son canapé depuis trop longtemps.
L’Italie avait rêvé d’un coup de maître avec Guardiola. Elle devra finalement se tourner vers une autre solution. Le banc reste vacant, la pression monte, et une question s’impose déjà : qui osera prendre la responsabilité de réveiller une Nazionale en sommeil depuis trois Coupes du monde ?




