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Giannis Antetokounmpo brille lors de ses débuts avec le Miami Heat

Ça n’a pas traîné.

À peine le ballon lancé mercredi 21 octobre, pour ses débuts en saison régulière avec le Miami Heat face aux Minnesota Timberwolves, Giannis Antetokounmpo avait déjà pris le contrôle de la soirée. Treize secondes. C’est tout ce qu’il lui a fallu pour inscrire son premier panier, un pull-up à mi-distance à 16 pieds, calmement planté après que Minnesota l’a défié de tirer. Ils ont appris très vite la leçon.

Giannis a enchaîné les coups de boutoir. Il inscrit les huit premiers points du Heat, pose un premier quart-temps à 14 unités pour se présenter à sa nouvelle salle comme on claque une porte. Sans politesse, avec autorité.

Giannis, patron immédiat du Heat

Erik Spoelstra ne l’a pas bridé. Le coach lui a mis le ballon dans les mains, l’a laissé remonter le terrain, attaquer le cercle en transition, dicter le tempo. Antetokounmpo, limité à 36 matchs la saison passée à Milwaukee à cause de pépins au mollet, a rappelé ce que signifient ses mensurations et son arsenal : taille, handle, envergure, tout tourné vers un seul but, le cercle.

Il a passé son temps à fissurer la raquette des Wolves, à provoquer les contacts. Résultat direct : des lancers. Déjà 5 sur 8 sur la ligne en première mi-temps, preuve que Minnesota n’avait aucun moyen légal de le contenir une fois lancé.

Son premier acte sous le maillot du Heat ? 21 points à la pause, à 8 sur 10 au tir. Ultra propre. Trois rebonds, une seule passe décisive, non pas par manque de lecture, mais parce que ses coéquipiers ont parfois gâché des tirs ouverts sur ses décalages. Les bonnes habitudes de création sont déjà là, la finition autour n’a plus qu’à suivre.

Détail qui en dit long : il n’avait pas signé un seul mi-temps à 20 points la saison dernière. Il lui a suffi de 24 minutes à Miami pour effacer cette statistique.

Arrivé en juin dans un trade monumental avec les Milwaukee Bucks, Antetokounmpo n’a pas eu besoin de discours pour justifier ce pari XXL. Son jeu a parlé pour lui.

Duels XXL : Giannis, Gobert, Edwards

Les actions fortes se sont enchaînées. Sur une séquence, Giannis se retrouve face à Rudy Gobert, l’un des meilleurs protecteurs de cercle de la ligue. Un crossover sec, un pas de côté, le Français est sur les talons, la voie est ouverte. Le genre d’instant qui change l’ambiance d’une salle.

Un peu plus tard, Antetokounmpo se retrouve à échanger quelques mots avec Anthony Edwards. De la provocation, des regards appuyés. Le ton monte, le niveau de jeu aussi.

Et puis il y a ces deux enjambées irréelles. Giannis récupère la balle en tête de raquette, pose un dribble, deux pas géants, et se retrouve déjà au cercle. La défense de Minnesota n’a même pas le temps de se réorganiser. Deux foulées pour avaler tout le haut du parquet. C’est le genre de séquence qui rappelle pourquoi Miami a tout bouleversé pour l’attirer.

Anthony Edwards répond en patron

Sauf que de l’autre côté, Anthony Edwards refuse de jouer le rôle de figurant dans la soirée de Giannis. Il est incandescent.

Après trois quarts-temps, Edwards affiche 36 points, à 14 sur 24 au tir. Derrière l’arc, il mitraille : 7 sur 13 à trois points. Il ne se contente pas de scorer, il va au rebond (7 prises), distribue (2 passes). À chaque fois que le Heat semble prendre un peu d’air, Edwards allume une nouvelle mèche. Step-back, catch-and-shoot, pull-up en transition, tout y passe.

Le duel de stars prend alors une autre dimension : d’un côté la nouvelle force de frappe de Miami, de l’autre le visage flamboyant de Minnesota. Une affiche de saison régulière qui ressemble soudain à une joute de playoffs.

LaMelo Ball, autre nouveau visage en lumière

Giannis n’est pas le seul nouveau venu à signer une entrée fracassante. Pour ses débuts avec les Timberwolves, LaMelo Ball s’est immédiatement fondu dans le décor offensif tout en le déformant à sa manière.

Seize points en première mi-temps, à 5 sur 10 au tir. Surtout, 4 sur 8 à trois points. Son tir extérieur a étiré la défense du Heat, obligé de sortir plus haut, de couvrir des distances plus longues. C’est là que Ball fait mal : il plante avec style, parfois sur une jambe, en déséquilibre, en reculant. Ces unijambistes à trois points, presque désinvoltes, ont donné un autre rythme au match.

Avec Ball pour ouvrir le terrain, Edwards pour l’attaquer et Gobert pour ancrer la défense, Minnesota a offert un vrai test à la nouvelle version du Heat.

Mais dans une soirée où les projecteurs cherchaient un nouveau roi à Miami, Giannis Antetokounmpo a répondu présent dès la première possession. Si ce n’est que le début, jusqu’où peut aller ce Heat remodelé autour de lui ?