Steven Gerrard sur le remplacement de Salah : un défi pour Liverpool
Steven Gerrard ne se fait aucune illusion : tourner la page Mohamed Salah sera l’un des plus grands défis du Liverpool moderne. Mais l’ancienne légende d’Anfield refuse d’y voir un mur infranchissable. Pour lui, le club a déjà prouvé qu’il savait réinventer sa ligne d’attaque après le départ de ses stars.
Parlant au micro de talkSPORT Breakfast, l’ex-capitaine des Reds a posé le décor sans détour. Chercher un remplaçant « poste pour poste » à Salah relève presque de l’utopie. Les profils capables d’approcher son impact sont rarissimes. Il cite bien Michael Olise comme exemple possible… pour aussitôt rappeler qu’il ne pense pas le Français disponible.
Gerrard insiste sur un point : Liverpool ne fonctionne pas à la copie conforme. Quand Sadio Mané est parti, le club a misé sur Luis Diaz, un joueur différent dans ses mouvements, son registre, sa manière d’attaquer les défenses. Quand Luis Suarez a quitté Anfield, la cellule de recrutement n’a pas cherché un clone, mais une autre façon de reconstruire l’efficacité offensive.
C’est là que Gerrard place sa confiance. Il voit dans l’historique du club une vraie force : Liverpool sait absorber le départ de ses géants. La priorité ne sera pas de trouver « le nouveau Salah », mais de compenser son volume de buts et de passes décisives. Et c’est là que le défi devient vertigineux. L’Égyptien a porté l’attaque des Reds pendant des années. Remplacer ce niveau de contribution, Gerrard le reconnaît, sera « extrêmement difficile ».
Olise, cible rêvée… mais verrouillée par le Bayern
Dans ce jeu de chaises musicales imaginé autour de Salah, un nom revient avec insistance : Michael Olise. Profil créatif, jeune, déjà rompu au très haut niveau, il coche beaucoup de cases. Mais du côté du Bayern, la porte reste fermée à double tour.
Les dirigeants bavarois ont rapidement coupé court à toute idée de vente, alors que le Français n’en est qu’à sa deuxième saison en Bundesliga. Pour eux, le projet sportif prime sur la tentation d’un gros chèque. L’idée est claire : conserver un effectif capable de rester au sommet, pas sacrifier la qualité sur l’autel des finances.
Le mois dernier, l’honoraire président du Bayern, Uli Hoeness, a d’ailleurs pris la parole pour répondre aux rumeurs envoyant Olise vers Liverpool. Son message a claqué comme un avertissement : même si ces bruits venaient à se confirmer, le club allemand n’a aucune intention de renforcer une équipe anglaise en difficulté. Il a rappelé que Liverpool avait dépensé 500 millions d’euros cette année tout en vivant une saison très compliquée, et assuré que le Bayern ne contribuerait pas à les aider à rebondir.
Hoeness a insisté sur la philosophie du club : le Bayern joue pour ses supporters, pour ses 430 000 membres et les millions de fans dans le monde. Amasser 200 millions d’euros sur un compte ne servirait à rien si, le samedi, l’équipe proposait un football au rabais.
Le directeur sportif Max Eberl a ensuite verrouillé le dossier avec une précision glaciale dans les colonnes de Sport Bild : Michael Olise est lié au Bayern jusqu’en 2029. Aucun clause libératoire. Le club est « serein ».
Pour Liverpool, le message est limpide. Olise restera, sauf tremblement de terre, en Bavière. Les recruteurs des Reds devront donc, une fois encore, faire ce qu’ils savent faire de mieux : dénicher une nouvelle voie, un nouveau visage, pour combler le vide laissé par l’un des plus grands attaquants de l’ère moderne du club. La question n’est plus de savoir si Salah partira un jour, mais qui osera vraiment prendre sa place dans l’ombre immense qu’il laissera derrière lui.




