Galatasaray accélère pour Manuel Ugarte
Galatasaray n’a pas oublié Manuel Ugarte. Loin de là. Après avoir frôlé un accord en janvier, le club stambouliote est revenu à la charge pour le milieu de terrain de Manchester United, dont l’avenir à Old Trafford s’assombrit de semaine en semaine.
Ugarte, relégué dans l’ombre à Old Trafford
Depuis l’arrivée de Michael Carrick sur le banc, la trajectoire de l’international uruguayen a brutalement changé. Zéro titularisation. Zéro vraie série. Le retour de Kobbie Mainoo au cœur du jeu a refermé la porte devant lui, et la hiérarchie semble désormais claire.
Carrick apprécie le joueur, le message est là. Mais Ugarte, 24 ans, voit surtout un temps de jeu qui se réduit et un rôle qui se floute. À cet âge, patienter n’est plus une option. Le milieu vise des minutes régulières, une place centrale dans un projet. Ce que Manchester United ne paraît plus en mesure de lui offrir, d’autant que Carrick est désormais grand favori pour être confirmé sur le banc à long terme.
Le club, lui, ne s’y oppose pas. Recruté pour environ 50 millions de livres en provenance du Paris Saint-Germain, avec un contrat lourd à assumer, Ugarte fait partie des éléments que United est prêt à sacrifier pour remodeler son milieu. La porte n’est pas seulement entrouverte. Elle est prête à s’ouvrir.
Galatasaray en pole, l’Angleterre à l’affût
En janvier déjà, Galatasaray était tout proche. Des discussions avaient eu lieu, un départ vers Istanbul semblait possible, avant que le dossier ne s’éteigne dans les dernières heures du mercato. Mais l’intérêt n’a jamais disparu. Il se renforce même.
Le club turc prépare désormais une nouvelle offensive pour l’été. Position idéale, relations déjà nouées, besoin identifié au milieu : tous les voyants sont au vert pour un deal dans les prochains mois. À ce stade, un départ vers la Turquie est considéré comme l’issue la plus probable.
Autour, la concurrence s’organise sans vraiment s’imposer. Les représentants d’Ugarte sondent le marché et les appels ne manquent pas. Juventus suit le joueur depuis longtemps. En Premier League, Aston Villa, Newcastle United et Tottenham restent à l’écoute de l’évolution du dossier.
- Villa envisage l’arrivée d’un milieu supplémentaire, alors que l’avenir de Ross Barkley est incertain.
- Newcastle pourrait perdre Sandro Tonali, ouvert à un départ de St James’ Park, ce qui créerait un vide au cœur de l’équipe.
- Tottenham, de son côté, se prépare à une reconstruction en profondeur sous la houlette de Roberto De Zerbi après une nouvelle saison de Premier League décevante.
Reste une inconnue majeure pour les Londoniens : leur capacité à attirer un joueur du calibre d’Ugarte dépendra de leur maintien. Sans garantie sur ce point, difficile de rivaliser sérieusement avec un projet clair et stable comme celui proposé par Galatasaray.
Pour l’instant, Istanbul tient la corde. Et Manchester United n’a aucune réticence à valider le départ.
United regarde déjà ailleurs
Pendant que le dossier Ugarte s’ouvre, Manchester United travaille déjà sur la suite. Le club s’est positionné sur Yan Diomande, révélation du RB Leipzig, impressionnant cette saison en Bundesliga. La concurrence est féroce : Liverpool mène la danse et il faudra un effort colossal pour s’aligner.
Le prix annoncé donne le ton : autour de 100 millions d’euros. Une somme qui oblige United à faire des choix, à libérer de la masse salariale, à encaisser des indemnités. Le départ d’Ugarte s’inscrirait pleinement dans cette logique de rééquilibrage.
En toile de fond, un autre dossier pèse sur l’avenir du club : celui de Michael Carrick. Wayne Rooney, légende de Manchester United, n’a pas mâché ses mots. Pour lui, ne pas nommer Carrick entraîneur principal à long terme serait une énorme erreur de la part d’INEOS. Un soutien public, fort, qui renforce encore la position de l’ancien milieu dans le projet.
Si Carrick reste, si Diomande arrive, si le milieu se redessine, une chose devient claire : l’espace pour Manuel Ugarte se réduit à presque rien.
Reste à savoir où l’Uruguayen choisira de relancer sa carrière : l’intensité brûlante d’Istanbul ou un dernier pari en Premier League. Galatasaray, lui, n’attend plus que le feu vert.




