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Federico Chiesa : retour en Serie A imminent ?

Lazio, Inter et Atalanta à l’affût : Federico Chiesa cherche déjà la sortie à Liverpool

On parle d’un joueur qui, il n’y a pas si longtemps, illuminait les nuits européennes. Federico Chiesa, héros de l’Euro 2020, symbole d’une Italie redevenue conquérante. Aujourd’hui, à 28 ans, il scrute à nouveau la Serie A… depuis le banc de Liverpool.

De joyau azzurro à pièce de trop

Formé à la Fiorentina, explosif, imprévisible, Chiesa s’était imposé comme l’un des talents les plus excitants du football italien. Ses premiers mois à la Juventus confirmaient la tendance : décisif dans les grands matches, capable de renverser une rencontre sur une accélération.

Puis tout s’est brisé en janvier 2022. Une rupture des ligaments croisés, lourde, brutale. Depuis, sa carrière avance à contretemps. Le corps a mis du temps à suivre, la confiance aussi.

L’été 2024 marque un autre tournant. À Turin, Thiago Motta ne compte pas sur lui et le pousse vers la sortie. Chiesa quitte alors la Juventus pour Liverpool, contre 12 millions d’euros. Nouveau championnat, nouveau défi, promesse de relance. Sur le papier, tout y est.

Sur le terrain, presque rien.

Sous les ordres d’Arne Slot, l’ailier ne trouve pas sa place. Utilisé avec parcimonie sur les deux dernières saisons, il glisse peu à peu dans l’ombre. Le changement d’entraîneur n’a rien changé ou presque : avec Andoni Iraola, Chiesa n’a eu droit qu’à… deux minutes de jeu depuis le début de la saison. Un symbole plus qu’une opportunité.

Un retour en Italie comme plan de survie

Dans ce contexte, le scénario devient clair : Chiesa veut rentrer. Selon Calciomercato.it, l’international italien espère boucler en janvier un retour en Serie A, attendu depuis des mois.

L’objectif est simple, presque vital pour lui : jouer, enchaîner, redevenir un titulaire crédible pour la Nazionale. Le temps passe, les grandes compétitions aussi, et un joueur de son profil ne peut pas se contenter de fins de matches à Anfield.

Pour l’instant, rien n’est lancé concrètement. Ni le joueur ni son entourage n’ont ouvert de négociations formelles avec un club. Mais plusieurs poids lourds italiens observent attentivement la situation : Inter, Atalanta et Lazio suivent le dossier.

Chacun avec une idée différente de ce que pourrait représenter Chiesa : renfort de luxe pour élargir un effectif déjà armé, pari de relance pour une équipe ambitieuse, ou coup stratégique pour retrouver de la créativité offensive.

Lazio séduite, mais pieds et mains liés

Sur le plan sportif, l’idée de voir Chiesa à la Lazio a quelque chose de logique. Un ailier capable de percuter, d’attaquer la profondeur, de faire basculer un match par une inspiration, s’intégrerait parfaitement dans un projet qui cherche encore une identité offensive claire.

Mais la réalité de Formello est plus dure. Le club romain risque de se heurter à un mur administratif.

D’après le même rapport, la Lazio pourrait faire face à une nouvelle interdiction de recrutement dès le mercato de janvier. Le cœur du problème se situe dans les comptes : pour pouvoir recruter librement, les Biancocelesti doivent respecter un ratio de 0,7 sur les coûts salariaux. Or, après les dépenses estivales et en l’absence de recettes suffisantes, atteindre ce seuil relève presque de l’impossible.

Dans le meilleur des cas, le club ne pourrait envisager qu’un mercato à coût net nul, comme cet été : une arrivée pour un départ, des opérations équilibrées, aucune folie. Un cadre extrêmement contraignant pour accueillir un joueur du calibre – et du salaire – de Chiesa.

La Lazio peut donc observer, rêver même, mais sa marge de manœuvre semble infime.

Inter et Atalanta à l’affût

Pendant que Rome fait ses calculs, d’autres guettent la brèche. Inter et Atalanta suivent eux aussi la situation de près. Pour un joueur en manque de temps de jeu, mais encore en pleine force de l’âge, le marché de janvier peut devenir explosif.

Chiesa, lui, n’a plus vraiment le luxe d’attendre. Sa carrière est à un carrefour : rester un figurant de luxe à Liverpool ou redevenir un acteur central en Italie. Les portes s’entrouvrent. Reste à savoir qui aura le courage – et les moyens – de les enfoncer.