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FC Twente affiche un bénéfice net de 7 millions d'euros

FC Twente a levé le voile, vendredi, sur ses comptes 2025/26. Et le chiffre qui saute aux yeux est flatteur : 7 millions d’euros de bénéfice net. Un résultat positif, obtenu dans une saison pourtant marquée par une baisse sensible des revenus.

Car derrière ce bénéfice, il y a une réalité plus rugueuse : les recettes ont reculé de 13,7 millions d’euros, pour tomber à 48 millions. La raison est claire, presque brutale pour un club qui veut jouer les premiers rôles : l’équipe masculine a manqué la phase de ligue d’une compétition européenne.

Un club qui se dit prêt à changer de dimension

Dans sa communication officielle, le club a replacé cette saison dans un cadre plus large : objectifs sportifs, recentrage stratégique et célébration du 60e anniversaire. FC Twente insiste sur le chemin parcouru ces dernières années, entre redressement et reconstruction, pour marteler un message : la base est solide.

Le discours est assumé, ambitieux, presque programmatique. Le club affirme avoir « posé les fondations » pour passer à l’étape suivante, avec une nouvelle ligne directrice et un glissement de ses valeurs centrales. Un mot domine : ambition. Elle est même définie noir sur blanc : atteindre de manière constante la phase de ligue d’une compétition européenne, aussi bien pour l’équipe masculine que pour l’équipe féminine.

L’absence d’Europe se paie cash

La chute des revenus explique le ton à la fois satisfait et vigilant du club. Par rapport à 2024/25, les recettes ont donc reculé à 48 millions d’euros. FC Twente pointe directement l’absence de phase de ligue européenne chez les hommes.

  • les recettes de billetterie, en baisse de 2,9 millions d’euros,
  • les primes, en chute de 10,6 millions d’euros.

Sans Europe, moins de soirées pleines, moins de recettes, moins de prestige financier.

Les charges, elles, ont légèrement diminué, de 1,1 million d’euros, pour s’établir à 51 millions. Le club explique ce recul modéré par deux mouvements contraires : une hausse planifiée des coûts de personnel, compensée par une baisse des autres charges d’exploitation, liée notamment à la réduction des frais de déplacements pour les matches européens à l’extérieur.

Résultat : un déficit opérationnel de 3 millions d’euros.

Le marché des transferts comme bouée financière

L’histoire aurait pu s’arrêter là, sur un exercice déficitaire. Mais le marché des transferts a tout changé.

Les ventes de Sem Steijn, Carel Eiting, Mitchell van Bergen, Michel Vlap, Nikée van Dijk, Liv Pennock, Mats Rots, Alec van Hoorenbeeck et Bas Kuipers ont rapporté un bénéfice de 12,7 millions d’euros sur les mutations. Une série de départs significatifs, qui ont permis de renverser la tendance comptable.

Une fois l’impôt déduit (2,4 millions d’euros), le résultat net grimpe à ces fameux 7 millions d’euros de bénéfice.

Ce redressement par le marché des transferts se lit aussi au bilan : les fonds propres montent à 49 millions d’euros. Le club insiste sur ce point, presque comme un mantra : la base financière est saine. Le fonds de roulement progresse de 9,3 millions pour atteindre 14,8 millions d’euros, en positif, et le taux de solvabilité reste stable à 47 %.

FC Twente ne se contente plus de survivre. Il revendique désormais une assise.

Objectif : rester en Europe après l’hiver

Les dirigeants ne se cachent pas : la saison 2026/27 doit marquer un nouveau palier. Les ambitions sont clairement posées.

Le club vise un hiver européen prolongé : rester en Conference League après la trêve hivernale. S’y ajoute une double exigence, lourde mais cohérente avec le discours tenu : qualifier à nouveau les équipes masculine et féminine pour une compétition européenne, tout en visant un parcours marquant en coupe nationale.

En parallèle, un autre chantier, structurant celui-là, occupera l’exercice à venir : la réalisation de Topsport Campus Diekman et le déploiement concret de la nouvelle stratégie.

Les chiffres disent qu’FC Twente va mieux. Les ambitions disent que le club ne veut plus se contenter de ça. La prochaine saison dira si cette base « solide » peut réellement porter un club qui prétend s’installer durablement sur la carte européenne, et non plus seulement y faire des apparitions.