Everton envisage de recruter Jamie Vardy pour renforcer l'attaque
Everton n’a plus vraiment le luxe de faire la fine bouche. Avec un seul avant-centre confirmé dans l’effectif après la vente de Beto lors du dernier jour du mercato et l’échec du dossier Folarin Balogun, le club se retrouve dangereusement court devant. La fenêtre des transferts est fermée, les options sont rares. Alors un nom ressurgit, inattendu, presque irréel : Jamie Vardy. Libre. 39 ans. Et une partie des supporters est prête à dérouler le tapis bleu.
Un mercato raté qui force la main
Les dirigeants d’Everton savaient qu’ils jouaient avec le feu. Vendre Beto sans sécuriser un remplaçant, c’était déjà un pari. Le perdre sans réussir à attirer Balogun, c’est une faute de gestion qui laisse David Moyes avec une seule solution en pointe : Barry.
Un blessure, une baisse de régime, et tout l’édifice sportif peut s’effondrer. Dans une Premier League où chaque point compte pour la survie, démarrer l’automne avec un seul avant-centre de métier frôle l’inconscience. Le club n’a plus qu’un marché à explorer : celui des joueurs libres.
C’est là que le nom de Jamie Vardy refait surface.
Vardy, 39 ans, mais toujours des buts dans les jambes
Libéré par Cremonese à la fin de la saison 2025-26, Vardy n’a pas disparu des radars. L’ancien international anglais a été associé à plusieurs clubs et aurait déjà refusé une approche de Wrexham. Sa carrière semblait glisser vers une dernière aventure exotique ou un retour plus tranquille au pays.
Pourtant, les chiffres rappellent qu’il n’est pas seulement une légende de Leicester City. La saison passée, il a inscrit sept buts en Serie A avec Cremonese. Pas un feu d’artifice, mais une contribution réelle dans un championnat exigeant. Il a même décroché le titre de Joueur du mois en novembre, preuve qu’il sait encore enchaîner les performances de haut niveau sur une période donnée.
Il n’a pas fait de préparation estivale complète. Il n’est plus dans la fleur de l’âge. Mais il sait marquer. Et c’est exactement ce qui manque à Everton.
Les supporters disent oui
Quand The Sun a révélé qu’Everton réfléchissait sérieusement à l’idée de recruter Vardy, on pouvait s’attendre à une levée de boucliers. Un attaquant de 39 ans, sans pré-saison, en pleine bataille pour le maintien ? Le scénario prête facilement à la critique.
La réaction a pris un autre tournant. Sur X, une large partie des fans a accueilli cette rumeur avec enthousiasme. Conscients du contexte, ils y voient moins un coup de poker qu’un geste de survie. Vu l’état actuel de l’effectif, Vardy serait perçu comme une solution immédiate, un profil capable d’apporter de l’instinct dans la surface et un minimum de garanties en attendant janvier.
Personne n’imagine sérieusement qu’il reproduira ses saisons de feu avec Leicester City. Mais ce n’est pas ce qu’on lui demanderait.
Un intérim de luxe jusqu’en janvier ?
Pour Moyes, la question est simple : a-t-il besoin d’un avant-centre capable de tenir une saison entière, ou d’un finisseur capable de débloquer quelques matches d’ici l’ouverture du prochain mercato ?
Vardy, dans ce rôle d’« intérimaire de luxe », coche plusieurs cases. Il peut sortir du banc, profiter de la moindre erreur défensive, offrir ce but tardif qui transforme une défaite en nul ou un nul en victoire. Deux, trois, quatre buts décisifs d’ici janvier pourraient suffire à changer le visage de la saison.
Everton ne peut pas se permettre de tout miser sur Barry. Une blessure de l’attaquant, et le club plongerait au classement. Dans ce contexte, explorer le marché des joueurs libres n’est plus une option stratégique, c’est une obligation.
Reste à trancher
Pour l’instant, rien n’indique qu’Everton ait déjà formulé une offre officielle à Vardy. Le nom circule, le profil divise, mais l’idée progresse. Les supporters, eux, ont déjà pris position : dans leur situation, un buteur d’expérience, même sur la fin de carrière, vaut mieux qu’un vide abyssal en attaque.
La balle est désormais dans le camp du club. Acceptera-t-il de miser sur un vétéran au flair intact, ou prendra-t-il le risque d’aborder l’hiver avec un seul numéro 9 ?




