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Everton face à Ipswich : un match crucial à Hill Dickinson Stadium

Everton ne lâche pas le rythme. Deuxième match à domicile en quatre jours, une qualification en coupe déjà en poche, et une série d’invincibilité en championnat à préserver : le décor est planté pour la réception d’Ipswich Town, samedi après-midi, à Hill Dickinson Stadium.

Une semaine qui lance la saison d’Everton

Mercredi soir, l’équipe de David Moyes a fait le travail en Carabao Cup. Un succès 1-0 contre Wolverhampton Wanderers, sec, propre, signé Charly Alcaraz. Une frappe du gauche après un une-deux inspiré avec Tyler Dibling, et le tour était joué.

Ce but a suffi pour envoyer les Toffees au quatrième tour, où ils recevront Newcastle United la semaine du 26 octobre. Un tirage relevé, mais dans la continuité d’un début de saison où Everton répond présent.

En Premier League, les Blues n’ont toujours pas perdu : une victoire, trois nuls, une solidité qui commence à ressembler à une base. Deux promus se présentent maintenant sur la route : Ipswich ce week-end, puis Hull City après la trêve internationale. Sur le papier, la qualité du groupe de Moyes doit faire la différence. Sur le terrain, certains remplaçants ont déjà frappé fort pour bousculer la hiérarchie.

Dibling, défi relevé, message envoyé

Alan Irvine n’a pas tourné autour du pot avant le match de coupe. L’adjoint de Moyes a raconté la scène en conférence de presse : il a mis Tyler Dibling face à ses responsabilités. « Tu as ta chance ; assure-toi de bien jouer, et tu donneras au manager un vrai casse-tête pour la prochaine composition. »

Dibling a répondu comme il faut. Une prestation pleine, un rôle clé dans le jeu, une passe décisive sur le but d’Alcaraz, et le titre de Player of the Match pour couronner le tout. Difficile de faire mieux pour frapper à la porte du onze de départ.

Alcaraz, lui, a profité de ce moment décisif pour rappeler sa valeur. Irvine s’est dit « absolument ravi » pour l’Argentin, qu’il décrit comme « extrêmement déçu » lorsqu’il n’est pas dans le onze. À 23 ans, le milieu pousse pour plus de temps de jeu. Moyes, lui, gagne un problème de riche : comment caser tout le monde dans un secteur déjà très fourni ?

Ipswich apprend vite, et ne recule pas

Face à Everton, Ipswich Town ne viendra pas en victime. Promu après une deuxième place la saison dernière, le club de Gary O’Neil s’adapte vite à l’élite. Deux victoires, deux défaites, un milieu de tableau qui, compte tenu du calendrier, ressemble déjà à une petite performance.

Les chiffres d’Opta le confirment : selon leurs Power Rankings, Ipswich a hérité de l’un des débuts de saison les plus compliqués du championnat. Malgré ça, les Tractor Boys tiennent la route.

Leur dernier match de Premier League en dit long sur leur mentalité. À Selhurst Park, contre Crystal Palace, ils ont arraché une victoire 3-2 à l’extérieur. Un but à la 90e minute signé Zian Flemming a scellé le succès. Ce genre de scénario soude un groupe. Et donne des idées avant un déplacement dans un stade où Everton commence à redevenir solide.

Les choix de Moyes : continuité ou récompense ?

Côté Everton, les nouvelles médicales sont mitigées. David Moyes a annoncé qu’Harrison Armstrong est de retour apte, mais pas encore à 100 % pour débuter. Rohl, lui, restera indisponible, les détails sur sa blessure demeurant flous.

Reste une vraie question : le technicien écossais va-t-il récompenser les hommes forts de la Carabao Cup ? Alcaraz et Dibling espèrent évidemment être dans le groupe, voire plus. Mais viser une place de titulaire paraît ambitieux, tant les postes de milieu offensif et d’ailier sont parmi les mieux pourvus de l’effectif.

En défense, la hiérarchie devrait revenir à la normale. Jarrad Branthwaite, tout juste appelé avec l’Angleterre, est attendu de retour dans l’axe aux côtés de James Tarkowski, tous deux ménagés en milieu de semaine. Contre Wolves, Jake O’Brien avait formé la charnière avec Michael Keane, mais la paire Branthwaite–Tarkowski reste la référence.

Composition probable d’Everton

Moyes devrait repartir sur son schéma en 4-3-2-1, avec une ossature bien définie :

Pickford ; Maitland-Niles, Tarkowski, Branthwaite, Mykolenko ; Hackney, Garner, Dewsbury-Hall ; Grealish, Barry, George.

Une structure solide, technique au milieu, avec suffisamment de créativité entre les lignes pour faire sauter le verrou d’Ipswich.

Coup d’envoi et diffusion

Le match débutera à 15h (BST), samedi 19 septembre 2026, à Hill Dickinson Stadium, Liverpool.

Comme toutes les rencontres programmées à 15h le samedi, cette affiche de Premier League ne sera pas diffusée en direct au Royaume-Uni, en raison de l’embargo en vigueur sur ce créneau horaire.

Reste une certitude : entre un Everton invaincu, poussé par une concurrence interne féroce, et un Ipswich sans complexe, gonflé par un succès arraché dans le temps additionnel, cette affiche de septembre ressemble déjà à un test de caractère. Pour savoir si les Toffees jouent vraiment le haut de tableau cette saison… ou si les promus comptent s’inviter plus durablement que prévu.