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Évaluation des joueurs : Hull City vs Manchester United

Konstantinos Tzolakis a signé une première tonitruante. Une parade réflexe du bras droit pour détourner la frappe croisée de Bryan Mbeumo, une autorité totale dans les airs, aucune hésitation sur les ballons hauts. Gardien sûr, présence imposante, début vraiment abouti. 8.

Sur le côté droit, Lewie Coyle (remplacé à la 70e) a donné le ton très vite. Un centre profond pour Oli McBurnie depuis son poste de piston, et le plan de Hull était clair : étirer le bloc adverse, frapper depuis les ailes. Menace constante sans jamais perdre le fil défensif. 7.

Dans l’axe, Semi Ajayi (remplacé à la 63e) a fait bien plus que défendre. Toujours bien placé, il surgit pour catapulter le ballon au fond sur un rebond et ouvrir le score. Son premier but en Premier League depuis janvier 2021, déjà avec West Brom à Wolves. Derrière, il a tenu la baraque. 9.

John Egan, lui, a joué entre deux lignes. Point central d’une défense à trois, mais prêt à monter d’un cran dès que Hull avait la possession. Il a parfaitement maîtrisé ce rôle hybride, coupant les trajectoires et offrant une première relance propre. 8.

À gauche, Ryan Giles (remplacé à la 84e) a repris la même partition que Coyle. Percées offensives, centres, projections… mais aussi des retours appliqués pour fermer les espaces qu’il laissait derrière lui. Une double mission bien remplie. 7.

Au milieu, Regan Slater a signé l’un des gestes clés du match. Un coup franc superbement enroulé, posé là pour inviter Nobel Mendy à plonger et marquer le deuxième but. Travailleur, précis, précieux dans un entrejeu dominateur. 7.

À ses côtés, Matt Crooks a régné. Combatif, constant, toujours disponible, il a contrôlé la bataille centrale. Jamais en-dessous, jamais distrait. Il a même trouvé l’énergie pour une longue chevauchée qui a forcé Senne Lammens à dégager dans l’urgence. Influence discrète mais énorme. 8.

Nobel Mendy (remplacé à la 63e) n’a pas raté ses débuts. Un but pour couronner une prestation complète, solide sans ballon, tranchant dans les interventions, toujours là pour dégager quand il le fallait. 8.

Devant eux, Mohamed Belloumi a apporté du calme. Des passes courtes, simples, propres. Peu de déchet, beaucoup de lucidité. Cette sécurité technique a permis à Hull d’installer une vraie dynamique dans le jeu. 8.

En pointe, Oli McBurnie a été un cauchemar. Il n’a pas marqué, mais il a tout fait sauter autour de lui. Duels gagnés, ballons conservés, espaces ouverts pour les autres. Les visiteurs n’ont jamais trouvé la solution pour le contenir. 8.

Elliot Stroud (remplacé à la 70e) a frôlé la sanction très tôt avec un tacle en retard sur Harry Maguire qui a fait exploser la colère du défenseur de Manchester United. Une fois ce moment de tension passé, il s’est ressaisi et a livré une prestation globalement très positive. 7.

Les entrants de Hull ont ensuite verrouillé le résultat. Paddy McNair (entré à la 63e) a apporté de la solidité face à son ancien club, sobre et concentré. 6. Lucas Herrington (63e) est resté discipliné dans un contexte de contres, respectant les zones, fermant les lignes de passe. 6. Liam Millar (70e) a mené une contre-attaque tardive sans réussir à transformer l’action en troisième but. 6. Cody Drameh (70e) a jailli devant Luke Shaw pour l’empêcher de centrer au moment où la pression adverse montait d’un cran. Geste défensif crucial. 6. Matt Targett (84e) a terminé le travail sans fausse note. 6.

Sur le banc, Dillion Phillips, Jens Hjertø-Dahl, Kieran Dowell et Lucas Gourna-Douath sont restés spectateurs.

En face, malgré le score, Senne Lammens a longtemps maintenu l’espoir. Deux belles parades avant de repousser la tentative de McBurnie qui amène le but d’Ajayi. L’un des rares visiteurs à sortir du lot. 7.

Pourtant, autour de lui, la structure a craqué. Noussair Mazraoui (remplacé à la 80e) a beaucoup dézoné vers l’intérieur sans jamais vraiment menacer. Quand Hull avançait, il souffrait pour contenir les vagues. 5. Harry Maguire, de retour à Hull, a tenu son rang sans être catastrophique, mais sans réussir à élever le niveau de ses partenaires. 6.

À ses côtés, Ayden Heaven a vécu un après-midi compliqué. Bousculé physiquement par McBurnie sur l’action du premier but, puis impliqué dans une altercation avec l’attaquant à la mi-temps. Son manque d’expérience a sauté aux yeux. 5.

Sur le flanc, Luke Shaw a offert une vraie solution offensive en collant la ligne et en combinant bien. Mais on lui a demandé de couvrir trop de terrain défensivement, et Hull en a profité. 6.

Au milieu, Andrey Santos (remplacé à la 66e) a traversé la rencontre sans l’impacter. Pris par la densité de Hull, souvent en difficulté à la récupération comme à la conservation. 5. Youri Tielemans (66e) a montré quelques belles séquences de passes, mais a fini par balancer des ballons aériens dans la surface adverse, un registre qui ne convenait pas à son équipe. Déception. 5.

Devant, Bryan Mbeumo a incarné la principale menace en première période. Une frappe croisée repoussée par Tzolakis, une tentative acrobatique déviée à côté. De l’activité, mais pas de récompense. 5. Bruno Fernandes a beaucoup essayé sans jamais trouver la bonne zone. Trop loin du but, trop peu de situations de frappe. 5.

Patrick Dorgu (remplacé à la pause) a souvent reçu le ballon dans des zones dangereuses, sans jamais trouver le bon dernier geste. Il a cassé le rythme des attaques au lieu de l’accélérer, a pris un avertissement, et sa sortie à la mi-temps n’a surpris personne. 4.

Aligné devant, Matheus Cunha (remplacé à la 80e) a constamment décroché pour jouer en numéro 10, cherchant les espaces entre les lignes. Résultat : aucune vraie cible dans la surface pour ses coéquipiers. 5.

Les changements n’ont pas renversé l’histoire. Marcus Rashford (entré à la 46e) a signé son premier match avec Manchester United depuis décembre 2024. Il a immédiatement cherché à provoquer la défense de Hull, sans réussir à créer une occasion nette. 5. Benjamin Sesko (66e) a au moins offert une présence physique différente, donnant un autre type de défi aux défenseurs, sans peser décisivement. 5. Kobbie Mainoo (66e) n’a pas réussi à influer sur le tempo. 5. Diogo Dalot (80e) et Shea Lacey (80e) ont terminé la rencontre dans l’anonymat statistique. 5 chacun.

Sur le banc, Karl Darlow, Lisandro Martinez, Joshua Zirkzee et Leny Yoro n’ont pas quitté leur chasuble.