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Estevao promet de donner le maximum pour Chelsea

À 19 ans, Estevao vit un début de saison paradoxal. Quasi invisible en Premier League, mais rappelé en sélection du Brésil. Peu de minutes, beaucoup d’attentes. Et un discours qui tranche avec l’impatience ambiante.

L’attaquant de Chelsea n’a toujours pas débuté le moindre match de championnat cette saison. Seulement 27 minutes grappillées en sortie de banc. Un temps de jeu famélique pour un talent annoncé comme l’un des visages du futur à Stamford Bridge.

Malgré ce démarrage au ralenti, le Brésilien retrouve pourtant la Seleção pour la prochaine trêve internationale. Un contraste qui pourrait nourrir la frustration. Lui refuse de s’y perdre.

Interrogé sur sa situation et sur les choix de Xabi Alonso, Estevao a répondu sans détour : chaque entraîneur a sa propre idée du jeu, à lui de s’y adapter et de travailler. « Chaque coach a sa manière de jouer », a-t-il rappelé, soulignant qu’il se contente de « travailler dur chaque jour » et de donner « le maximum à chaque séance ».

Le message est clair : pas de polémique, pas de plainte publique. Il insiste sur la qualité de l’effectif de Chelsea, sur la concurrence féroce, et recentre le débat sur ce qu’il peut réellement maîtriser. « Nous avons des joueurs d’une qualité extrême à Chelsea, donc je me concentre sur ce que je peux contrôler », explique-t-il. En résumé : l’entraînement, l’attitude, l’impact quand il entre.

Estevao affirme avoir « saisi » beaucoup des opportunités offertes jusqu’ici, même si elles restent limitées. À chaque apparition, il dit accepter les responsabilités qui vont avec, aussi minces soient-elles. Une façon de rappeler qu’il ne se voit pas comme un simple figurant.

La ligne de conduite qu’il s’est fixée est presque un credo : contrôler le présent, laisser le reste à plus haut. « J’essaie de contrôler ce que je peux, de laisser demain entre les mains de Dieu, et de faire confiance à mon travail », confie-t-il.

Reste une question, brûlante : combien de temps un joueur de ce profil acceptera-t-il de se contenter de miettes en Premier League, alors que le maillot du Brésil continue, lui, de s’ouvrir devant lui ?