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Enzo Fernandez, Rodri, Osimhen : tensions sur le marché des transferts

La journée s’annonce brûlante entre Londres, Manchester, Istanbul, Paris et Riyad. Au centre de tout ça, un ultimatum, des montants vertigineux et plusieurs effectifs en plein chantier.

Chelsea fixe la règle du jeu pour Enzo Fernandez

Chelsea a sorti le chronomètre. Manchester City a jusqu’à 17h aujourd’hui pour déposer une offre pour Enzo Fernandez. Pas de négociation annoncée sur le prix : les Blues réclament 120 millions de livres pour le milieu argentin.

City espérait faire baisser l’addition, mais le contexte est électrique entre les deux clubs. Le champion d’Angleterre a déjà dû verser 17 millions de livres à Chelsea en compensation pour faire venir Enzo Maresca, parti de Stamford Bridge pour prendre place sur le banc de l’Etihad. Les Londoniens avaient alors déclaré s’être sentis « trahis » par l’Italien, déjà en discussion avec City alors qu’il était encore en poste.

Cette fois, Chelsea semble décidé à tenir sa ligne : le prix et l’heure limite ne devraient pas bouger.

Rodri, pièce maîtresse au cœur du jeu… et du marché

Pendant que City réfléchit à l’énorme investissement sur Enzo Fernandez, un autre dossier majeur conditionne tout : l’avenir de Rodri. Barcelone pousse pour faire revenir l’Espagnol en Liga.

Selon Sky Sports News, City a déjà repoussé une deuxième offre des Catalans, évaluée à 55 millions de livres. Le milieu, présenté comme un champion du monde et ancien Ballon d’Or dans ces discussions, reste donc pour l’instant à l’Etihad.

En parallèle, le club anglais avance sur son grand ménage au milieu. Tijjani Reijnders est en route pour l’Arabie saoudite : un accord à hauteur d’environ 50–51 millions de livres a été trouvé avec Al Qadsiah, et le joueur a accepté les conditions personnelles. Arrivé l’été dernier en provenance de l’AC Milan pour 46,5 millions, le Néerlandais quitte City après une seule saison, avec un bénéfice à la clé.

Avec les ventes de Reijnders, de Nathan Aké à Fenerbahçe et de James Trafford à Leeds, City approche déjà les 100 millions de livres de revenus sur ce mercato. Et le chantier n’est pas terminé : le club est en pole position pour recruter Ayyoub Bouaddi, révélation de la Coupe du monde avec Lille.

Tottenham accélère pour Savinho, Romero vers l’Atlético

Au nord de Londres, Tottenham continue de se réinventer sous Roberto De Zerbi. Le club avance « dans le bon sens » pour arracher Savinho à Manchester City. D’après les informations de Miguel Delaney, les Spurs se rapprochent d’un accord autour de 65 millions de livres plus bonus pour l’ailier brésilien, recruté par City à Troyes pour un peu plus de 30 millions en 2024 et qui n’a que 22 ans.

Tottenham ne s’arrête pas là. Cristian Romero est sur le point de faire ses valises. L’Atlético de Madrid a trouvé un accord de principe pour le défenseur argentin sur un package d’environ 34,2 millions de livres avec bonus, assorti d’une clause de 15 % à la revente, selon Sky Sports. L’Inter Milan s’était aussi penché sur le dossier, mais se dirige plutôt vers une signature de Djed Spence.

Les Spurs ont déjà empilé les renforts : Sandro Tonali, Mateus Fernandes, Jan Paul van Hecke, Andy Robertson, Marcos Senesi, Martin Dubravka et Cole Ramsey ont rejoint le club. Seul Chelsea a dépensé davantage en Premier League sur cette fenêtre.

Arsenal, Martinelli et l’ombre d’Osimhen

Du côté d’Arsenal, Mikel Arteta a prévenu : le mercato des Gunners n’est pas terminé. Et les lignes bougent autour de Gabriel Martinelli.

Galatasaray a formulé une offre de 38,5 millions de livres pour l’ailier brésilien de 25 ans, qui figure tout en haut de la liste des priorités du club turc, selon le journaliste Florian Plettenberg. Arsenal a déjà anticipé sur les ailes avec la signature de Christos Tzolis et se voit lié à des pistes offensives de premier plan comme Julian Alvarez (Atlético Madrid) et Bradley Barcola (Paris Saint-Germain).

Un autre nom s’est invité dans les discussions avec Galatasaray : Victor Osimhen. D’après le Telegraph, les deux clubs ont évoqué un possible transfert de l’attaquant. Reste une grande inconnue : Arsenal mène-t-il réellement la danse ou le Nigérian leur a-t-il été proposé dans le cadre des échanges ?

Un montage incluant Osimhen dans une opération pour Martinelli, avec un montant réduit à payer, semble séduisant pour Galatasaray. Et Arsenal, en quête d’un nouvel avant-centre, ne peut pas ignorer une telle opportunité.

Barcola, entre Paris, Liverpool… et Arsenal

Le nom de Bradley Barcola revient partout. Arsenal le suit, mais c’est Liverpool qui en a fait sa priorité offensive.

Les Reds discutent avec le PSG pour trouver un accord, mais le champion d’Europe en titre réclame 145 millions de livres pour céder son ailier. Le président parisien Nasser Al-Khelaïfi refuse de fermer la porte, tout en temporisant : « Nous travaillons calmement, nous ne parlons pas trop. Je ne peux pas dire s’il partira ou non. Aujourd’hui, il est un joueur du PSG. On verra. »

Luis Enrique, lui, se tient à distance du feuilleton. Interrogé sur l’avenir de Barcola avant le Trophée des champions contre Aston Villa à Salzbourg, l’entraîneur du PSG a botté en touche : il ne veut pas commenter le cas individuel de ses joueurs, estimant que cela peut être « dangereux », qu’il s’agisse de propos positifs ou négatifs. Barcola, auteur de trois buts avec la France lors de la Coupe du monde, a pourtant bien réintégré le groupe parisien la semaine dernière, comme les autres internationaux français et espagnols.

Liverpool joue la montre. Selon Ben Jacobs (GiveMeSport), si le PSG parvient à recruter un ou plusieurs attaquants d’ici la fin du mercato, les dirigeants de Liverpool s’attendent à voir le prix de Barcola descendre sous la barre des 170 millions d’euros (145 millions de livres). Les Reds ont déjà pris leurs distances avec un autre Parisien ciblé, Ibrahim Mbaye, jugeant trop coûteux de tenter les deux dossiers.

Le PSG a déjà posé 50 millions d’euros sur Maghnes Akliouche, milieu offensif arrivé de Monaco. Pour envisager une baisse de tarif sur Barcola, Paris voudrait d’abord sécuriser un ailier ou un avant-centre. Arsenal reste à l’affût, prêt à s’immiscer si une ouverture se crée et si le prix devient supportable.

Une journée qui peut faire basculer le mercato

Entre l’ultimatum posé par Chelsea pour Enzo Fernandez, la pression de Barcelone sur Rodri, la valse des milieux à Manchester City, le grand ménage offensif d’Arsenal, la reconstruction XXL de Tottenham et le bras de fer autour de Bradley Barcola, le marché des transferts entre dans une phase décisive.

À 17h, on saura si City aura choisi de casser sa tirelire pour Fernandez. À Istanbul, on attend la réponse d’Arsenal pour Martinelli et les contours d’un éventuel deal impliquant Osimhen. À Paris et Liverpool, tout dépendra d’un déclic : une recrue offensive côté PSG, et le prix de Barcola pourrait soudain devenir abordable.

La question est simple : qui osera vraiment aller au bout de ses intentions dans ces dernières heures brûlantes ?