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Emmanuel Petit préfère Barcola à Liverpool plutôt qu’à Arsenal

Emmanuel Petit ne tourne pas autour du pot. Pour l’ancien milieu d’Arsenal, la bataille entre Liverpool et les Gunners pour Bradley Barcola devrait se terminer à Anfield, même si le dossier s’annonce colossal, bien au-delà des 100 millions de livres, avec une exigence fixée à 130 millions par le PSG.

L’ailier français de 23 ans, déjà international et l’un des rares rayons de soleil offensifs du club parisien la saison passée, se retrouve au cœur d’un bras de fer entre deux géants anglais en quête d’explosivité sur les côtés avant la fermeture du marché, le 1er septembre.

Barcola, priorité de Liverpool, option de luxe pour Arsenal

Liverpool travaille sur Barcola depuis longtemps. Les discussions autour d’une prolongation au PSG patinent, le joueur est ouvert à un départ, et un accord sur les conditions personnelles avec les Reds est déjà en place. Reste le mur du prix : FSG rechigne pour l’instant à s’aligner sur les 130 millions de livres demandés.

Arsenal, lui, arrive plus tard dans la danse. Le club londonien a allégé son secteur offensif en se séparant de Leandro Trossard et en préparant le départ de Gabriel Martinelli. Logiquement, le nom de Barcola apparaît dans le viseur.

Petit, pourtant, ne voit pas le même besoin des deux côtés. Pour lui, la hiérarchie est claire : Liverpool a une vraie urgence, Arsenal beaucoup moins.

« Arsenal vient de signer Christos Tzolis, qui a déjà fait forte impression, il a été brillant lors du Community Shield », rappelle-t-il pour Grosvenor Sport. Avec Tzolis installé à gauche et un effectif déjà dense dans le secteur offensif, l’arrivée de Barcola créerait une concurrence féroce.

« Avec le départ de Martinelli et Trossard qui n’est plus au club, ils ont sans doute besoin d’une autre option à gauche. Mais si Barcola arrive, ce sera difficile pour les deux d’obtenir une place de titulaire. »

Le message est double : oui, Arsenal pourrait encore ajouter un ailier, mais Barcola risquerait d’entrer dans une rotation serrée. À l’inverse, à Liverpool, il deviendrait rapidement central.

« Liverpool a beaucoup plus besoin de lui »

Petit ne cache pas son admiration pour le joueur formé à Lyon, explosif, créatif et déjà habitué à la pression des grands rendez-vous avec le PSG et la sélection.

« Je suis un immense fan de Barcola. Je pense que Liverpool a beaucoup plus besoin de lui qu’Arsenal », tranche-t-il.

Il pointe un problème récurrent chez les Reds : les ailes, et surtout le côté gauche, n’ont plus la même stabilité depuis le début de la saison passée. Entre les changements de coach, les ajustements tactiques et l’usure naturelle d’un cycle, le couloir gauche n’a jamais vraiment été consolidé.

« Ils doivent clairement renforcer leurs côtés, surtout à gauche, ils ont des problèmes là depuis le début de la saison dernière », insiste l’ancien international français.

Dans cette optique, Barcola coche toutes les cases pour Andoni Iraola : percussion, volume de course, capacité à étirer les défenses et à attaquer la profondeur. À Arsenal, il serait un luxe supplémentaire. À Liverpool, il ressemble davantage à une pièce manquante.

Iraola sous pression, même avec Barcola

Petit ne se contente pas d’analyser le mercato. Il se projette déjà sur la saison et se montre nettement plus sceptique sur la capacité de Liverpool à retrouver la Ligue des champions, même si le club parvient à arracher la signature de Barcola.

Andoni Iraola a quitté Bournemouth pour prendre les rênes d’un géant sous tension. Arne Slot est parti, l’effectif se cherche, les attentes restent immenses. Pour Petit, l’équation est brutale.

« J’attends encore de voir les véritables intentions de Liverpool sur ce marché, parce qu’il manque actuellement des joueurs clés », lâche-t-il. En clair : Barcola ne suffira pas à combler tous les trous.

Le Français insiste sur le changement de dimension vécu par Iraola : « Ils ont un nouveau manager, et passer de Bournemouth à Liverpool, c’est une énorme transition. Liverpool a besoin de résultats immédiatement. »

Le décor est planté : un entraîneur qui doit imposer ses idées à très haute altitude, un effectif à compléter, un championnat où la marge d’erreur se réduit chaque saison.

Un top 4 sans Liverpool dans le scénario de Petit

Quand vient le moment de se mouiller sur le haut de tableau, Petit ne ménage pas les Reds. Dans sa projection, Liverpool reste à la porte de la Ligue des champions.

« Au final, je vois le top 4 avec Arsenal, Chelsea, Manchester City et Manchester United. Liverpool pourrait encore souffrir cette année », annonce-t-il.

Le message est clair : même avec un gros coup comme Barcola, le chantier paraît trop vaste pour espérer, dès cette saison, rivaliser sur la durée avec les mieux armés. Pour Petit, Liverpool doit d’abord reconstruire une ossature avant de rêver à autre chose qu’une course haletante… mais incertaine, pour le top 4.

Reste une question brûlante : si les Reds ne cèdent pas sur le prix, et si Arsenal décide d’accélérer, où Bradley Barcola choisira-t-il d’écrire la suite de sa carrière ?