Ella Toone, Chloe Kelly et d'autres Lionnes doivent transformer leur déception internationale en moteur pour la Coupe du Monde 2027
Cette semaine, Sarina Wiegman, la sélectionneuse des Lionnes, a envoyé un signal fort à plusieurs joueuses habituées du groupe, notamment Ella Toone, Chloe Kelly, Aggie Beever-Jones et Grace Clinton. Toutes ont été mises de côté lors de cette dernière trêve internationale, avec l'exigence claire d'augmenter leur niveau de performance pour espérer figurer dans la liste finale pour la Coupe du Monde féminine 2027.
Alors que Toone et Clinton ont été rappelées en raison de blessures dans l'effectif, elles n'ont toutefois pas foulé la pelouse durant les deux rencontres. Ces choix et le déroulement des matchs ont renforcé l'idée que ces joueuses doivent impérativement inverser la tendance si elles veulent rester dans la course pour la sélection estivale.
Kelly : un retour urgent nécessaire
Le cas le plus énigmatique reste celui de Chloe Kelly. Sa non-sélection a suscité interrogations et spéculations sur sa forme physique. Wiegman a évoqué un manque de performances, ses représentants une blessure, tandis que l'entraîneur d'Arsenal, Renee Slegers, a nuancé en parlant de problèmes au niveau des ischio-jambiers sans blessure visible.
Kelly, qui a manqué les deux derniers matches d'Arsenal, doit absolument revenir à son meilleur niveau. L'été dernier, elle avait exprimé sa frustration de ne pas avoir été plus décisive lors de sa première saison complète avec Arsenal depuis son retour. Son éclat en 2025, notamment lors du Championnat d'Europe et dans la conquête de la Ligue des Champions avec Arsenal, montre qu'elle peut répondre présente face à l'adversité.
L'évolution tactique de Wiegman vers un système avec des latérales offensives pourrait aussi jouer contre Kelly, qui ne s'intègre pas naturellement dans ce rôle. L'adoption régulière ou non de cette formation pourrait bien décider de son avenir international immédiat.
Un milieu plus compétitif
Le changement de schéma a permis à Wiegman d'expérimenter plusieurs profils au milieu. Deux joueurs évoluent désormais plus bas et centralisés, tandis que deux autres occupent les couloirs pour soutenir Alessia Russo. Parmi eux, Keira Walsh, Georgia Stanway et Laura Blindkilde Brown ont eu du temps de jeu, tandis que Lexi Potter et Erica Parkinson ont fait leurs débuts, accentuant la concurrence.
Pour Toone et Clinton, qui ont été appelées en renfort, cela signifie plus d'opportunités pour revenir. Mais en même temps, le nombre croissant de candidates compliquera leur retour, surtout avec l'émergence de joueuses comme Potter, Parkinson, Blindkilde Brown et Lucia Kendall, absente pour blessure cette fois-ci.
Si Wiegman conserve ce système, des joueuses comme Jess Park, Lauren James et Beth Mead viseront aussi les postes offensifs du milieu, zones où Toone se sent plus à l'aise. Même si cette formation reste occasionnelle, la bataille pour une place au milieu est plus rude qu'auparavant.
La forme en club, facteur déterminant
Le vrai défi est désormais de retrouver la forme en club. Toone semble la mieux placée pour faire son retour, ayant été saluée par Wiegman pour sa réaction face à sa non-sélection. À Manchester United, elle est redevenue titulaire régulièrement, et l'amélioration collective de son équipe lui ouvre un chemin favorable.
Pour Clinton, c'est plus compliqué. Depuis son transfert à Manchester City à l'été 2025, elle a souffert de petites blessures, peine à saisir ses opportunités et doit faire face à une forte concurrence. Son seul départ en titularisation cette saison est intervenu lors d'une victoire en championnat contre Charlton Athletic.
Le coach Andree Jeglertz croit en elle mais réclame plus de régularité, indispensable pour espérer un billet pour le Mondial au Brésil, sous réserve d'une qualification face à l'Ukraine en décembre.
Beever-Jones face à un défi personnel
Enfin, Aggie Beever-Jones, l'attaquante de Chelsea, traverse une période difficile. Sans but en compétition officielle depuis mars, elle a également connu quelques pépins physiques. Wiegman a confirmé qu'elle n'était pas écartée pour blessure, mais pour un besoin de montée en puissance.
Le plus inquiétant est que la sélectionneuse a aligné une liste où Alessia Russo était la seule véritable attaquante de pointe, préférant des joueuses polyvalentes comme Lauren Hemp, Beth Mead ou Lauren James à ce poste.
Beever-Jones devra donc prouver qu'elle mérite sa place. Retrouver la santé, s'imposer dans l'équipe de Chelsea et retrouver le chemin des filets sont les étapes indispensables. Comme Toone, Kelly et Clinton, ses chances de participer à la Coupe du Monde dépendront de sa capacité à saisir ces opportunités.




