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Donyell Malen : de Birmingham à Rome, un choix décisif

Donyell Malen, l’attaquant qui a choisi de partir pour mieux exploser

À Rome, Donyell Malen marche sur l’eau. Buts en série, confiance débordante, rôle central dans le projet. Rien ne semble pouvoir l’arrêter. Et pourtant, cette trajectoire aurait pu rester coincée à Birmingham, sur le banc d’Aston Villa, sans ce choix tranchant qu’il revendique aujourd’hui sans détour.

Dans un entretien accordé au Corriere dello Sport, relayé par SiamoLaRoma, le Néerlandais a raconté le moment clé : celui où il a décidé de claquer la porte.

« J’ai été celui qui a voulu quitter Aston Villa. Je voulais jouer tous les dimanches, c’est important. Je pense avoir fait le bon choix », explique-t-il.

Phrase simple, mais tout est là : un attaquant en pleine ascension qui refuse de devenir un figurant de Premier League.

De Birmingham à Rome, un choix de carrière assumé

Malen n’a pas fui la concurrence, il a fui l’immobilisme. À Aston Villa, le temps de jeu ne suivait pas ses ambitions. À Rome, il est devenu l’un des buteurs les plus redoutés du continent. Ses statistiques parlent pour lui : un triplé déjà en Serie A, un doublé tonitruant contre le Real Madrid en milieu de semaine.

Ce ne sont plus des éclairs isolés, mais une tendance lourde. Malen s’est installé au cœur de l’attaque romaine et, avec lui, l’idée d’un Roma candidat au titre n’a plus rien d’utopique.

Le défi physique signé Gasperini

Au centre de cette métamorphose, un homme : Gian Piero Gasperini. Le technicien italien a bâti sa réputation sur des équipes agressives, intenses, capables de répéter les efforts pendant 90 minutes. Malen a plongé dans ce bain sans illusion sur la difficulté.

« Les entraînements de Gasperini sont durs, mais je n’ai jamais vomi. C’est comme ça que j’ai appris le mot “fatigué”, je dois le dire. Parfois c’est vraiment trop, c’est une séance difficile. Cependant, c’est bon pour l’équipe, nous sommes tous en bonne forme. On se pousse, on s’entraîne comme on joue », raconte-t-il.

Le discours colle à ce que l’on voit sur le terrain : un Malen tranchant, capable d’attaquer la profondeur, de répéter les appels, de rester lucide dans la surface. Le travail quotidien, éprouvant, se lit dans ses déplacements et dans son efficacité.

Trouver sa zone de danger

Au-delà du physique, c’est aussi une question de positionnement. Le Néerlandais a trouvé à Rome ce qu’il cherchait : une zone d’expression qui maximise son instinct de buteur.

« Pour moi, c’est un entre-deux, je me sens plus à l’aise et plus dangereux dans l’axe, et ça se voit ici », confie-t-il.

Ni strictement ailier, ni pivot classique, Malen occupe ce couloir central mouvant où il peut décrocher, attaquer l’espace, combiner et finir. Roma l’a placé là où il fait le plus mal, et les défenses de Serie A comme d’Europe commencent à le comprendre.

Un homme-clé pour un Roma ambitieux

Son doublé contre le Real Madrid n’a fait que confirmer une impression grandissante : Malen n’est plus seulement un joueur en forme, il est en train de devenir le point de référence offensif de cette Roma. Un triplé en championnat, un impact immédiat sur les grandes soirées européennes, un rôle parfaitement défini dans le système de Gasperini : tous les voyants sont au vert.

La phrase qu’il lâche sur Aston Villa résonne alors comme une profession de foi. Il voulait jouer tous les dimanches. Aujourd’hui, il ne se contente plus de jouer : il pèse sur des matches qui comptent, dans un club qui regarde vers le haut.

Si Roma s’invite réellement dans la course au Scudetto, on saura où chercher l’un des tournants de cette histoire : dans la décision d’un attaquant de refuser le confort d’un banc anglais pour devenir indispensable sous le maillot giallorosso.