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Derby della Madonnina : Milan face à l'Inter

Même si le lustre de la Serie A n’est plus celui des années fastes, peu de affiches captent encore autant la lumière que le Derby della Madonnina. AC Milan – Inter Milan. Deux géants sous le même toit, une ville coupée en deux, et un droit de se vanter qui vaut presque un trophée.

Milan au pied du mur

Pour Christian Pulisic et l’AC Milan, l’épisode de ce week-end ressemble déjà à un tournant. Neuf journées disputées, 18 points au compteur, une cinquième place qui oblige les Rossoneri à lever les yeux vers le sommet. Tout en haut, l’Inter mène la danse. Et ces dernières saisons, l’écart entre les deux clubs ne s’est pas joué à un détail : l’Inter a imposé sa loi, pendant que le côté rouge de la ville somnolait.

Rien n’indique pour l’instant que le scénario va radicalement changer cette année. S’il doit y avoir un basculement, il a de grandes chances de prendre racine maintenant, dans ce derby.

Milan a au moins une vraie bonne nouvelle : Pulisic arrive lancé. L’ailier américain, véritable star de l’effectif, est annoncé tout proche d’un nouveau contrat. Sur le terrain, il reste sur son deuxième but de la saison, inscrit le week-end dernier. De quoi aborder ce choc avec un peu plus de légèreté, même si la défaite en milieu de semaine contre Bologna, 4-2, a laissé des traces. Pulisic n’a joué que 32 minutes dans ce revers, mais la piqûre de rappel est là.

Avec lui, Yunus Musah, autre cadre de la USMNT et de Milan, connaît déjà le poids de ces rendez-vous. Ils ne découvrent ni la ville, ni l’ambiance, ni la pression particulière qui entoure ces jours-là. Mais celui-ci a un goût différent : Milan doit poser un jalon pour le reste de sa saison. Rater ce virage, ce serait accepter de courir derrière l’Inter encore un long moment.

Juventus – Napoli, duel d’orgueils blessés

Le derby milanais ne sera pas la seule affiche de prestige en Italie. À Turin, un autre choc historique se prépare : Juventus – Napoli, deux autres monstres du football transalpin face à face.

La Juventus traverse une période irrégulière. Deux victoires, deux nuls, une défaite sur les cinq derniers matches : un rythme de milieu de tableau, indigne des attentes qui entourent la Vieille Dame. Résultat, les Bianconeri pointent à la huitième place, loin des standards habituels du club.

En face, Napoli n’est guère plus régulier, mais un peu plus efficace. Les Napolitains occupent la septième place, à égalité de points avec la Juve mais devant à la différence de buts. À ce stade de la saison, le classement reste serré, mais ce genre d’affiche pèse déjà lourd dans la course au haut de tableau.

Weston McKennie et la Juventus arrivent sous une pression particulière. La défaite 2-0 face à Genoa en milieu de semaine a fait mal, presque une humiliation pour un club habitué à être jugé sur une échelle différente. Quelques jours plus tôt seulement, McKennie signait pourtant sa meilleure prestation de ce début d’exercice, avec un premier but cette saison lors du succès 2-0 contre Lecce.

Alors, quelle version de la Juve va se présenter contre Napoli ? Celle qui impose son tempo, ou celle qui se délite face à l’adversité ? Face à un adversaire de ce calibre, le moindre relâchement se paiera cash.

Bournemouth en pleine ascension, Leeds en embuscade

De l’autre côté de la Manche, Tyler Adams et Bournemouth surfent sur une vague impressionnante. Cinq victoires de rang, 14 buts marqués, aucun encaissé. Une série qui inclut des succès retentissants contre Manchester United et l’AC Milan. Dire que les Cherries impressionnent serait presque faible.

La mission du week-end est claire : enchaîner une sixième victoire consécutive. Sur leur route, un visage familier pour Adams : Brenden Aaronson et Leeds.

La rencontre promet un duel direct entre deux cadres de la USMNT, tous deux passés par la Coupe du monde à deux reprises. Bournemouth avance en pleine confiance, alors que Leeds piétine. Le club de Yorkshire vient d’enchaîner quatre matches nuls, avant de concéder sa première défaite de la saison contre Arsenal.

Paradoxalement, ce sont les visiteurs qui occupent la meilleure place au classement : Leeds est septième de Premier League, grâce à cette unique défaite concédée. Bournemouth, malgré sa série, n’est que treizième et doit encore combler son retard accumulé avant ce réveil spectaculaire.

Les deux clubs affichent des ambitions européennes. Les semaines qui mènent à la fin de 2026 seront décisives pour se placer. Cette confrontation peut servir de tremplin, ou au contraire freiner net l’élan de l’un des deux. Qui profitera de l’occasion pour se rapprocher de l’Europe ?

Ligue 1 : Weah – McKenzie, un choc américain sur la Canebière

En France, la Ligue 1 propose elle aussi un rendez-vous à consonance américaine. Dimanche, Mark McKenzie et Toulouse se déplacent sur la pelouse de Marseille, où Tim Weah porte le brassard de capitaine depuis cet été.

Historiquement, l’affiche ne laisse que peu de place au suspense : Marseille reste sur 12 rencontres sans défaite contre Toulouse. Une domination nette, presque écrasante. Mais le décor actuel raconte une autre histoire. Toulouse reste invaincu depuis cinq matches de Ligue 1 et n’a plus perdu à l’extérieur depuis quatre déplacements. À un moment, l’une de ces séries devra s’arrêter.

Pour McKenzie, ce match a aussi un parfum particulier. Le défenseur est engagé dans une forme de tournée d’adieux avant son départ hivernal pour retrouver Philadelphia Union. Weah, lui, s’inscrit dans la durée. Capitaine de Marseille, il incarne le projet du club sur le long terme.

Entre un joueur sur le départ et un autre solidement installé au cœur d’un des environnements les plus exigeants d’Europe, la confrontation dépasse le simple cadre d’un duel de compatriotes. Elle pose une question simple : dans un championnat de plus en plus scruté, jusqu’où ces Américains peuvent-ils pousser leur influence sur le Vieux Continent ?