Dara O'Shea et l'esprit combatif d'Ipswich Town
Dara O'Shea, capitaine d’Ipswich Town, ne croit ni au hasard ni au miracle. Pour lui, les buts arrachés dans les dernières minutes ne tombent pas du ciel, ils se construisent à l’entraînement, à la sueur et au caractère.
Samedi, face à Fulham, c’est encore lui qui a fait basculer le match. Un but tardif, une victoire arrachée, et une confirmation : Ipswich a pris l’habitude de frapper quand les autres commencent à baisser le pied.
« On se fait un point d’honneur à avoir de bons caractères dans le groupe, à être des gars costauds et en forme. On travaille vraiment, vraiment dur, et c’est important », a-t-il confié à BBC Radio Suffolk après la rencontre.
Quand les jambes deviennent lourdes, Ipswich continue d’appuyer. Quand le tempo baisse, les hommes de Kieran McKenna restent debout, agressifs, présents dans chaque duel.
Le capitaine refuse toute lecture romantique de ces scénarios à suspense. « Ça se voit en fin de match quand on pousse encore, qu’on est là et qu’on marque. Ce n’est pas une coïncidence et ce n’est pas de la chance : on y travaille jour après jour. »
Ce réalisme tranche avec l’enthousiasme ambiant autour du début de saison. Le retour en Premier League avait laissé des cicatrices : la dernière fois, Ipswich avait souffert, souvent puni, parfois mal payé. O’Shea n’a pas oublié. « C’est un super départ. La dernière fois, dans l’élite, on a trouvé ça difficile et on s’est souvent retrouvés du mauvais côté des résultats, avec aussi un peu de malchance par moments. »
Justement, cette mémoire-là sert de garde-fou. Pas question de se laisser griser par quelques succès arrachés dans le money-time. « Être là où on est après ces matchs, c’est bien, mais ça doit nous pousser encore plus. On ne peut pas être satisfaits. »
Dans un championnat qui ne pardonne rien, O’Shea sait que la marge est infime. La moindre baisse de régime se paie cash. « La Premier League est un championnat tellement dur, tu ne peux pas compter sur les autres équipes pour te donner quoi que ce soit. Il faut vraiment aller le gagner sur le terrain. »
Ipswich a choisi sa méthode : courir plus longtemps, frapper plus fort, croire jusqu’au bout. Les buts tardifs ne sont plus un bonus, ils deviennent une signature. Reste à savoir combien de temps cette intensité pourra tenir dans un marathon où chaque semaine ressemble à un test de survie.



