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Crystal Palace en tête pour Iraola : Chelsea et Manchester United à l'affût

Crystal Palace s’est invité là où on ne l’attendait pas. Dans la course à Andoni Iraola, les Eagles auraient pris une longueur d’avance, au point qu’un accord serait proche selon des informations venues d’Espagne. Le timing n’a rien d’innocent : Oliver Glasner arrive en fin de contrat en juin et quittera Selhurst Park, laissant un siège brûlant dans le sud de Londres.

Le club londonien n’a pas traîné. Face à une concurrence annoncée féroce, Palace a dégainé une proposition jugée très attractive pour convaincre le technicien de 43 ans. Salaire, projet, marge de manœuvre sportive : l’offre vise clairement à verrouiller le dossier avant que le marché des entraîneurs ne s’enflamme.

Le projet Palace, une stabilité qui séduit

Iraola a été associé à plusieurs clubs du fameux "Big Six". Pourtant, la perspective de prendre les commandes d’un projet jugé stable dans la capitale pèse lourd. Palace voit en lui l’architecte idéal pour franchir un cap, sans renier son identité.

Le club admire particulièrement ce qu’il a bâti à Bournemouth. Avec un effectif amputé de plusieurs cadres, le Basque a tout de même réussi à installer les Cherries dans la course à l’Europe. Une performance qui n’est pas passée inaperçue à Selhurst Park. Pour les dirigeants, sécuriser sa signature avant l’ouverture officielle du marché, c’est éviter la surenchère et les retournements de situation.

Chelsea n’a pas dit son dernier mot

Mais la route ne sera pas dégagée. Chelsea reste pleinement dans le jeu. Le club de Stamford Bridge mène une large revue de marché pour trouver un successeur définitif à Liam Rosenior et a déjà entamé des discussions avec l’entourage d’Iraola, selon plusieurs sources.

Le profil recherché est clair : un entraîneur capable de porter un projet au long cours sous la structure BlueCo, avec une vraie souplesse tactique. Sur ce point, Iraola coche de nombreuses cases. Sa capacité à adapter ses plans, à presser haut ou à fermer les espaces selon le contexte, en fait l’un des noms prioritaires dans la short-list des Blues.

Avec Calum McFarlane en intérim et en difficulté pour stabiliser l’équipe, Chelsea ne veut pas rater ce virage. Le club souhaite installer dès la saison 2026-2027 un technicien capable de sublimer un effectif déjà coûteux, plutôt que de réclamer encore plus de dépenses sur le marché des transferts. Le travail accompli à Bournemouth avec des moyens limités parle pour lui.

Manchester United observe, prêt à dégainer

Dans le nord de l’Angleterre, Manchester United suit le dossier avec une attention froide. Le club hésite encore à confier les clés de l’équipe à Michael Carrick sur le long terme. Depuis janvier, l’ancien milieu a redonné de la vie à Old Trafford, relancé le vestiaire et apaisé l’atmosphère. Mais Sir Jim Ratcliffe et la cellule sportive d’INEOS refusent de se laisser guider par l’émotion.

Dans les bureaux, un précédent hante encore les mémoires : la nomination définitive d’Ole Gunnar Solskjaer après un intérim réussi, suivie par une retombée brutale. Cette fois, les décideurs veulent se protéger de ce type de pari affectif.

Dans ce contexte, Iraola apparaît comme le principal candidat externe si United choisit de ne pas prolonger l’aventure avec Carrick. Son style offensif, son goût pour un football énergique et vertical, s’aligne avec l’ADN que le club cherche à retrouver. L’attrait d’Old Trafford reste immense, mais une question traverse les discussions : le Basque préférera-t-il l’ombre relative de Palace à la lumière écrasante de Manchester, avec la pression médiatique permanente qui accompagne chaque décision des Red Devils ?

Iraola reste focalisé sur Bournemouth

Au milieu de ce tourbillon, Andoni Iraola, lui, ne bronche pas. L’entraîneur de Bournemouth a déjà annoncé son départ, mais refuse de se projeter publiquement sur sa prochaine destination. Par respect pour les Cherries, pour leurs supporters, pour le club qui lui a offert sa chance en Premier League, il garde la ligne.

Interrogé sur ces rumeurs l’envoyant à Palace, Chelsea ou United, le coach est resté volontairement évasif, rappelant qu’il ne souhaitait pas parler de son avenir tant que la saison n’était pas terminée et que Bournemouth n’avait pas bouclé son exercice. Pour lui, la priorité reste claire : finir fort, laisser un héritage sportif solide, puis seulement choisir son prochain banc.

Le marché, lui, ne l’attendra pas. Entre l’appel d’un projet construit à Crystal Palace, la puissance de frappe de Chelsea et le prestige intact de Manchester United, Iraola se retrouve au centre d’un jeu d’influences qui en dit long sur sa cote en Angleterre. La prochaine décision pourrait bien redessiner non seulement sa carrière, mais aussi l’équilibre des forces sur les bancs de Premier League pour les années à venir.