Cristiano Ronaldo et son penalty manqué : une nouvelle déception à Al-Nassr
La pénalité envolée de Cristiano Ronaldo prolonge sa mauvaise passe à Al-Nassr
Cristiano Ronaldo avait l’air de vouloir tourner la page. Nouveau maillot, nouveau stade, nouveau chapitre après le tumulte avec le Portugal. Mais sa première apparition avec Al-Nassr en Arabie saoudite n’a fait qu’alimenter le récit d’un géant en plein combat avec le temps.
Face à Neom, en Saudi Pro League, son équipe s’impose 1-0. Sur le papier, l’essentiel est fait. Sur le terrain, l’histoire est toute autre.
Un penalty pour tout relancer… et un raté qui fait mal
Juste avant la pause, le scénario rêvé se présente. João Félix est fauché dans la surface par Mohammed Al Dossary. Le ballon est posé sur le point de penalty. Évidemment, c’est Cristiano Ronaldo qui s’en charge.
Stade suspendu. Routine connue mille fois. Course d’élan, frappe… et le ballon s’envole, largement à côté. Pas un poteau, pas un arrêt du gardien. Une occasion expédiée dans le vide.
Pour un joueur longtemps considéré comme l’un des meilleurs tireurs de penalty de son époque, l’image frappe. Elle résume à elle seule la période qu’il traverse. Le geste est le même, mais la précision n’y est plus.
João Félix endosse le costume du sauveur
La punition aurait pu être lourde pour Al-Nassr. Neom reste dans le match, Ronaldo cherche ses repères, ses touches de balle manquent de tranchant. Puis, à l’heure de jeu passée, un autre Portugais prend la lumière.
João Félix récupère le ballon à l’entrée de la surface et frappe. Sec, précis, imparable. 1-0. Al-Nassr respire, le stade exulte, et le buteur du soir n’est pas celui que tout le monde attendait.
Ronaldo, lui, doit encaisser. Son équipe gagne, mais sa soirée personnelle raconte autre chose : un penalty manqué, une influence limitée, et ce compteur de buts qui refuse obstinément de s’emballer vers ce cap mythique des 1000 réalisations.
Suspension, amende et tensions avec la Seleção
Ce match n’arrive pas dans un vide émotionnel. Il intervient juste après un épisode tendu avec la sélection portugaise. Ronaldo a été suspendu 30 jours et condamné à une amende de 255 € (285,90 $) pour avoir quitté le rassemblement national en plein UEFA Nations League, à la suite d’un malentendu avec ses coéquipiers et son sélectionneur.
Selon le calendrier de la sanction, il devrait être de nouveau éligible pour le prochain match du Portugal contre le Danemark, prévu le 14 novembre 2026. D’ici là, chaque apparition en club devient un test, une preuve à apporter, une réponse à donner.
L’ombre d’Erik ten Hag
Comme si cela ne suffisait pas, les mots venus d’Angleterre continuent de résonner. L’ancien entraîneur de Manchester United, Erik ten Hag, a récemment ravivé le débat en revenant sur leur séparation houleuse.
« Il a laissé tomber l’équipe, et il m’a laissé tomber aussi, parce que nous préparions la saison avec lui », a-t-il lâché. Une phrase lourde, qui renvoie Ronaldo à un autre épisode douloureux de sa fin d’aventure européenne.
Le Portugais n’a pas répondu publiquement à ces déclarations. Silence radio. Mais sur le terrain, chaque geste, chaque tir, chaque penalty raté prend une dimension symbolique. Comme si chaque match devenait un verdict.
La course aux 1000 buts se complique
Le chiffre plane au-dessus de tout : 1000 buts. Un sommet presque irréel, mais que l’on associe spontanément à Ronaldo tant il a redéfini les standards pendant deux décennies. Aujourd’hui, cette quête ressemble moins à une marche triomphale qu’à une ascension heurtée.
À Al-Nassr, l’environnement lui offre du temps de jeu, des responsabilités, des occasions. Pourtant, cette première sortie post-suspension rappelle que rien n’est garanti, même pour une légende.
La victoire contre Neom restera comme un simple pas de plus pour le club dans sa saison. Pour Cristiano Ronaldo, elle ressemble davantage à un avertissement. La marge d’erreur se réduit, les critiques se durcissent, et la question s’impose : combien de nuits comme celle-ci peut-il encore se permettre avant que le rêve des 1000 buts ne commence à s’éloigner pour de bon ?



