Cristiano Ronaldo devrait suivre Messi et mettre fin à sa carrière internationale
Depuis plusieurs années, Cristiano Ronaldo peine à retrouver l'efficacité qui a fait sa légende avec le Portugal. Malgré ses performances déclinantes lors des grandes compétitions, il continue d’occuper une place centrale dans l’équipe nationale, un rôle qui semble aujourd’hui plus gênant que bénéfique.
Des performances en baisse lors des grands rendez-vous
Lors du dernier Mondial 2022, Ronaldo n’a marqué qu’un seul but en cinq matchs, tandis qu’à l’Euro 2024, il est resté muet sur ses cinq apparitions. Ses trois buts lors de la Coupe du Monde 2026 sont en grande partie venus face à une équipe faible d’Ouzbékistan et grâce à un penalty contesté contre la Croatie. Sur les matches contre le Maroc, la France et l’Espagne, son impact a été quasiment nul, mais l’équipe continue de s’articuler autour de lui, obligeant ses coéquipiers à multiplier les efforts pour le servir.
Un temps révolu malgré un palmarès exceptionnel
Ronaldo reste le meilleur buteur de l’histoire internationale avec 146 réalisations en 234 sélections. Pourtant, son époque en tant que principal atout offensif est clairement derrière lui depuis 2018. À 41 ans, il semble difficile d’ignorer le déclin naturel imposé par le temps, même pour un athlète hors norme comme lui.
Un nouveau coach, une nouvelle donne
Depuis l’arrivée de Jorge Jesus, ancien entraîneur de Ronaldo à Al-Nassr, la hiérarchie change. Jesus, tout en reconnaissant l’importance symbolique de Ronaldo, impose des limites claires : le joueur ne peut plus être titulaire automatique et doit accepter un rôle adapté à ses capacités actuelles.
- Jesus : "Si Cristiano joue, c’est mon choix. Ce n’est pas un droit acquis."
- Ronaldo : "Je partirai quand je ne serai plus utile ou que je perturberai l’ambiance."
Face au Pays de Galles, Ronaldo a eu du mal à se montrer décisif, ratant une occasion incroyable et voyant un but refusé pour une position de hors-jeu. Il a été remplacé après 68 minutes, ce qui illustre son rendement en baisse.
Exclusion surprise face à la Norvège
Dans le match suivant, contre la Norvège, Jesus a surpris en laissant Ronaldo sur le banc. Ce fut la première fois en 18 ans que le Portugais ne jouait pas un match officiel. Gonçalo Ramos a alors pris le relais, offrant plus de dynamisme et d’impact à l’équipe. Jesus a justifié ce choix en expliquant que le match ne nécessitait pas l’entrée de Ronaldo, insistant sur la nécessité d’équilibrer l’équipe.
- Jesus : "Ronaldo reste une option, mais parfois il faut un profil différent."
- Ramos : Plus mobile, il presse les défenseurs adverses et crée des espaces.
Une place difficile à tenir dans le futur
Ronaldo, désormais poacher, dépend d’un système très orienté centres, ce qui limite la fluidité offensive du Portugal. Son rôle dans les matchs importants freine le collectif. S’il acceptait de devenir un remplaçant capable d’apporter un impact ponctuel, il pourrait encore aider, mais cela risque de sembler étrange étant donné sa stature historique.
Le parallèle avec Lionel Messi
Son rival éternel, Lionel Messi, a pris la décision de quitter la scène internationale après avoir brillé lors du dernier Mondial. Messi a reconnu la fin naturelle de son cycle, laissant place aux jeunes talents argentins. Ronaldo, de son côté, n’a jamais remporté la Coupe du Monde mais possède un palmarès impressionnant avec l’Euro 2016 et deux Ligue des Nations.
"J’ai tout donné, je n’ai plus rien à offrir, et il y a de très bons jeunes derrière moi qui méritent leur chance." – Messi
Ronaldo est le meilleur buteur et le joueur le plus capé de l’histoire internationale, il n’a rien à prouver. Son maintien nuit à l’émergence des nouvelles générations, qui le prennent déjà pour modèle.
Une pression économique et médiatique importante
La Fédération portugaise (FPF) s’appuie lourdement sur la notoriété de Ronaldo, qui est un véritable moteur commercial et médiatique. Son départ pourrait faire chuter de 45 % les revenus annuels de la fédération. Néanmoins, la décision finale appartient à Ronaldo, qui peut encore performer en club sans subir la pression constante liée à son rôle international.
Continuer avec le Portugal ne sert plus son héritage. Il n’a aucune obligation financière envers la fédération après plus de deux décennies à la propulser sur la scène mondiale. Laisser sa place serait salué, mettant fin aux moqueries liées à son refus de lâcher prise face au temps.




