Cristiano Ronaldo : Vers les 1 000 buts et un rêve avec son fils
À 41 ans, Cristiano Ronaldo ne court plus derrière les mêmes rêves qu’à ses débuts. Les trophées, les records, les Ballon d’Or à collectionner comme d’autres collectionnent les maillots : tout cela reste dans son viseur, bien sûr. Mais une autre obsession s’est glissée dans le tableau, plus intime, presque familiale.
Le cap des 1 000 buts en ligne de mire
L’attaquant d’Al-Nassr n’a jamais caché son objectif : atteindre les 1 000 buts en compétitions officielles avant de songer sérieusement à ranger les crampons. Un chiffre démentiel, presque irréel, mais à son image. Chaque match en Saudi Pro League, chaque soirée sous le maillot du Portugal, le rapproche un peu plus de ce sommet statistique que personne n’osait imaginer quand il explosait à Manchester United.
Al-Nassr se bat pour le titre, les records tombent encore, et Ronaldo continue de marquer comme si le temps n’avait pas de prise. Il ne joue plus seulement pour l’histoire du jeu. Il joue pour sa propre légende, minutieusement construite, prolongée, étirée jusqu’aux portes de la Coupe du monde 2026.
Un autre rêve : jouer avec son fils
Mais un autre projet, encore plus symbolique, s’invite dans sa fin de carrière : partager un terrain professionnel avec son fils, Cristiano Ronaldo Junior. Le garçon fêtera ses 16 ans en juin. Il a suivi son père partout, de l’Angleterre à l’Espagne, de l’Italie à l’Arabie saoudite, en passant par les centres de formation qui jalonnent ce parcours hors norme.
Les échos venus d’Arabie saoudite parlent d’une possible promotion de Junior dans le groupe professionnel d’Al-Nassr. Le jeune attaquant a déjà goûté aux sélections de jeunes avec le Portugal. Le scénario prend forme : le père, légende vivante, et le fils, espoir en devenir, réunis sous le même maillot.
Le football a déjà connu des histoires de pères et fils sur le même terrain. Mais l’idée de voir Ronaldo cocher cette case-là déclenche un bruit différent, un frisson particulier. Dans un autre sport, LeBron James a déjà vécu ce moment aux Los Angeles Lakers avec son fils Bronny. Cristiano regarde cela de près. Un autre géant, une autre dynastie, une autre façon de défier le temps.
Le regard de Saha : « la cerise sur le gâteau »
Ancien coéquipier de Ronaldo à Manchester United, Louis Saha mesure la portée d’un tel moment. Interrogé par GOAL, dans le cadre d’une opération avec Wiz Slots, il ne cache pas son enthousiasme.
Pour lui, cette réunion familiale sur la pelouse est plus accessible en football qu’en NBA, simplement parce que l’effectif d’une équipe de football offre plus de places. Et le nom « Cristiano » pèse lourd dans un vestiaire comme dans un club. L’influence, la crédibilité, l’aura : tout joue en faveur de ce rêve.
Saha parle d’un « rêve devenu réalité » pour n’importe quel parent. Voir son fils devenir professionnel, c’est déjà énorme. Le voir partager le même terrain, c’est la « cerise sur le gâteau ». Il insiste aussi sur un point souvent oublié : grandir dans un environnement privilégié ne garantit rien. Junior a dû faire ses preuves, suivre la voie tracée par l’exigence de son père, et ce mérite-là, selon Saha, force le respect.
Un contrat en or… et une fenêtre de tir
Ronaldo évolue aujourd’hui sous le contrat le plus lucratif du football mondial. Il lui reste encore une année à honorer avec Al-Nassr. Cette échéance ouvre une fenêtre très claire : les 12 prochains mois pourraient être ceux où Junior fera ses premiers pas chez les pros, sous le regard – et à côté – de son père.
La question n’est plus seulement de savoir combien de temps Ronaldo peut tenir au plus haut niveau. Elle devient : jusqu’où ira-t-il pour vivre ce moment avec son fils ?
Les rumeurs autour d’un nouveau départ ne se tarissent pas. Certains imaginent déjà CR7 pousser jusqu’au milieu de sa quarantaine, s’offrir un dernier grand tournoi international, prolonger la rivalité à distance avec Lionel Messi, dont le contrat à l’Inter Miami court jusqu’en 2028, année de ses 41 ans.
Ronaldo, lui, continue d’empiler les buts, de repousser les limites, et de préparer, peut-être, la scène la plus singulière de sa carrière : entrer sur la pelouse, brassard au bras, et croiser le regard de son fils au coup d’envoi. Une page d’histoire à écrire, une de plus.




