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Crise à Manchester United : Déroute à Como et tensions internes

La saison de Manchester United bascule déjà dans la crise. Une crise sportive, mais surtout une crise de vestiaire, mise à nu par une soirée cauchemardesque en Ligue des champions en Italie. Battus 4-1 par Como, les Red Devils ont encaissé une septième rencontre consécutive sans victoire… et vu leurs tensions internes éclater au grand jour.

Une claque à Como, et un début de naufrage dès la 2e minute

Sur le banc de Como, Cesc Fabregas a vu son plan dérouler à la perfection. En face, Michael Carrick a vu son équipe exploser. Tout est allé très vite : à peine deux minutes de jeu, et Nico Paz frappe une première fois. Un but qui éteint immédiatement les rares espoirs du parcage visiteur et installe un climat de résignation.

Paz, intenable, va ensuite orchestrer le récital italien. Son doublé symbolise une équipe de Manchester United dépassée dans tous les secteurs, constamment en retard, incapable de réagir. La soirée ne se résume pourtant pas à un simple naufrage tactique ou défensif. Elle raconte aussi un groupe qui se fissure.

Carrick – Cunha : l’altercation qui en dit long

Au bord du terrain, la tension a fini par déborder. Selon Samuel Luckhurst (The Sun), Michael Carrick et Matheus Cunha ont été impliqués dans une altercation « relativement robuste », échappant aux caméras de télévision. Les supporters, eux, n’ont pas manqué de remarquer la froideur visible entre l’attaquant brésilien et son entraîneur durant une première période déjà chaotique.

La rupture se confirme à la pause. Carrick tranche dans le vif : Cunha est remplacé dès la mi-temps par Amad Diallo, dans une tentative désespérée de redonner un peu de vie à une équipe apathique. Carlos Baleba entre également pour tenter de rééquilibrer un milieu dépassé.

Rien n’y fait. Quatre minutes après la reprise, Anastasios Douvikas profite d’une nouvelle faille défensive et relance une série d’assauts de Como. Manchester United recule, subit, craque. Paz punit encore, profitant d’une erreur grossière pour signer son deuxième but. Les Anglais donnent l’impression de jouer chacun leur partition, sans liant, sans idées.

Cette scène en coulisses entre Carrick et Cunha devient alors bien plus qu’un simple accrochage : elle illustre un vestiaire sous haute tension, à peine deux mois après le début de la saison.

Fernandes s’en prend au plan de jeu

Le cas Cunha n’est qu’un symptôme. La grogne monte depuis plusieurs jours déjà. Une semaine plus tôt, Lisandro Martinez avait publiquement ciblé la direction du club, dénonçant le manque de renforts après une défaite 2-0 contre Atletico Madrid.

Cette fois, c’est le capitaine qui s’exprime. Bruno Fernandes met en cause les choix tactiques du staff, notamment la décision de ne pas presser en individuel, ce qui, selon lui, a permis à Como de prendre confiance très tôt dans la rencontre.

« Ce n’est pas la première fois, nous commençons du mauvais pied et ils marquent très tôt », lâche-t-il devant les médias. Il insiste sur l’impact psychologique de ces débuts ratés : encaisser rapidement plombe l’état d’esprit, installe une sorte de fatalisme dont l’équipe ne parvient plus à se défaire.

Carrick ne laisse pas passer. Le coach répond frontalement, non pas en ajustant son discours tactique, mais en attaquant l’attitude de ses joueurs. Pour lui, le problème n’est pas le système, mais l’effort. Il dénonce un niveau d’engagement inacceptable et rappelle une évidence brutale : peu importe le schéma, si l’on ne court ni vers l’avant ni vers l’arrière, on ne gagne pas.

Le message est clair : l’entraîneur refuse d’endosser seul la responsabilité, et renvoie le vestiaire face à ses manques.

Carrick sur un fil, United au bord de la rupture

Sportivement, Manchester United dérive. Sept matches sans victoire, une défense en lambeaux, une équipe qui ne semble plus croire à ce qu’elle fait. En interne, les critiques publiques, les accrochages sur la ligne de touche et les regards noirs racontent un groupe fracturé.

La direction d’Old Trafford se retrouve désormais face à un choix brûlant. Maintenir Carrick et lui laisser le temps de recoller les morceaux, au risque de voir la spirale négative s’accentuer, ou intervenir rapidement pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être avant l’enchaînement infernal de l’hiver.

Une chose est sûre : après la débâcle de Como et la scène avec Matheus Cunha, Michael Carrick ne se bat plus seulement pour inverser une série. Il se bat, déjà, pour garder son vestiaire. Et peut-être, très vite, pour garder son poste.