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Clubs italiens en difficulté en Europe : entre échecs et promesses

Une soirée noire pour les clubs italiens en Europe, éclairée seulement par les promesses de demain. Entre la nostalgie de José Mourinho, les coups de théâtre défensifs et les regrets criants, le football transalpin a pris une gifle brutale sur la scène continentale.

Inter punie, Bruges en donne une leçon

San Siro plongé dans la pénombre. Inter à zéro. Le titre résume tout : la Champions League se transforme en cauchemar.

Club Brugge, guidé par un Tresoldi en état de grâce, a infligé une véritable leçon aux Nerazzurri. Une soirée marquée par des erreurs défensives ahurissantes, une nouvelle bévue de Lautaro Martinez et une incapacité chronique à transformer la domination en points. Trente tirs, un doublé de Lautaro, la frappe de Bonny… et pourtant un 3-4 qui laisse Chivu au bord du gouffre européen.

Le scénario est cruel : la faute de Martinez ouvre l’autoroute aux Belges, Sommer multiplie les parades pour maintenir Inter en vie, mais Vermant finit par frapper et signe le but décisif. Chivu en est à sept défaites lors de ses huit derniers matches de Champions League. Inter reste bloquée à zéro point. Un bilan qui commence à peser lourd, très lourd.

Napoli s’écroule après Rrahmani

À Naples, l’histoire suit la même pente. Le début est prometteur, la fin est un effondrement.

Rrahmani ouvre le score et fait vibrer le stade. Hojlund trouve la barre transversale, comme un avertissement. Puis tout bascule. Politano offre un ballon incroyable à Mikautadze, qui n’en demandait pas tant pour égaliser. Derrière, Mourinho et Oluwaseyi punissent un Napoli désorienté. Allegri, lui aussi, se retrouve avec zéro point dans cette Champions League au goût amer pour les Italiens.

Les mots de Matteo Politano résonnent comme un aveu : il s’excuse auprès des tifosi et de ses coéquipiers. Mais les regrets ne changent pas le classement.

Milan s’accroche à la fantaisie, Juve sermonnée

Dans ce décor sombre, Milan trouve un peu de lumière. Le duo Moreira–Pulisic incarne une paire offensive « fixe », presque programmée, mais pleine de fantaisie. Une attaque qui donne enfin un visage clair au projet milanais sur la scène européenne.

À Turin, l’ambiance est bien différente. Spalletti hausse le ton après le match contre Cagliari. Message limpide : la Juventus doit donner davantage, surtout à l’approche de l’Europa League. Le sélectionneur italien n’épargne personne et rappelle l’exigence du très haut niveau.

Sur le marché, deux noms reviennent sur le devant de la scène bianconera : Balogun et Sorloth. L’Américain de Monaco et le Norvégien d’Atletico redeviennent des pistes sérieuses pour renforcer une attaque en quête de certitudes.

Roma, Mourinho revient… mais Gasperini règne

À Rome, la soirée s’annonce chargée d’émotion. José Mourinho retrouve la Roma à 21h, un retour chargé de souvenirs, d’images fortes, de titres et de cicatrices. Mais le présent appartient à un autre : Gian Piero Gasperini.

« José d’abord, puis seulement la Roma » : la formule claque. Pourtant, c’est bien Gasp qui règne désormais sur le terrain. Son équipe se présente armée, avec Malen en pointe et un projet de jeu affirmé. En face, le Real Madrid arrive mené par Mbappé, prêt à frapper un grand coup européen.

Capello, en vieux sage, refuse la peur. Il appelle Roma à ne pas trembler, à regarder droit dans les yeux un Real lancé à pleine vitesse. Le duel sent la poudre, entre mémoire et ambition.

Como y croit, Cesc vise un nouvel exploit

Loin des projecteurs des géants, Como avance avec la foi des nouveaux venus. Victoire contre Feyenoord, et une conviction grandissante : ce club peut bousculer la hiérarchie.

Cesc Fabregas, sur le banc, vise une deuxième victoire consécutive face aux Néerlandais. Une « autre feat », comme une suite logique de son travail. L’Espagnol veut installer Como dans un cycle positif, pas seulement vivre de coups isolés.

Toro, jeunes héros et banc décisif

Du côté du Torino, c’est la jeunesse qui frappe à la porte. Kulenovic et les remplaçants symbolisent la « breakthrough » d’Abate : un Toro qui se réinvente grâce à son banc, à l’énergie de ceux qui entrent et changent les matches.

Entre gifle et révolte

La photographie est brutale : Inter et Napoli à terre, Allegri et Chivu sans le moindre point, la Champions League qui se transforme en chemin de croix. En face, quelques lueurs : la fantaisie de Milan, la rigueur exigée à la Juventus, la foi de Como, l’audace du Toro, et surtout cette soirée romaine où Mourinho revient sous les projecteurs, tandis que Gasperini et Mbappé préparent leur coup.

La question est simple, presque brutale : cette nuit de chute sera-t-elle le point le plus bas du football italien en Europe… ou le début d’une révolte attendue depuis trop longtemps ?