Chiesa, l'impasse à Liverpool : trois clubs de Serie A en vue
Le temps de Federico Chiesa à Liverpool ressemble de plus en plus à une parenthèse manquée. Une parenthèse qui se referme. Relégué aux marges de l’effectif, sans la moindre minute officielle depuis le début de la saison, l’ailier italien voit désormais trois clubs de Serie A lui tendre la main : Inter, Atalanta et Lazio.
Selon Calciomercato, des premiers échanges informels ont déjà eu lieu entre les représentants du joueur et ces prétendants italiens. Rien de signé, mais une réalité claire : Chiesa n’a plus d’espace à Anfield. Il n’est plus un simple remplaçant, il est devenu invisible.
Un pari à 10 millions qui n’a jamais vraiment pris
Quand Liverpool l’attire en août 2024 pour environ 10 millions de livres après quatre années pleines à la Juventus, le coup est salué comme une affaire. Un international confirmé, 51 sélections avec l’Italie, pour renforcer la rotation offensive et offrir une solution de très haut niveau derrière les titulaires.
Sur le papier, le profil colle parfaitement. Sur le terrain, la greffe ne prend jamais vraiment.
Entre pépins physiques, manque de rythme et concurrence féroce, Chiesa ne parvient pas à s’imposer dans la hiérarchie offensive. Saison après saison, il glisse. Jusqu’à ce signal brutal, presque définitif : son nom ne figure même pas sur la liste de Liverpool pour la Ligue des champions cette saison. Pour un joueur de ce statut, c’est un verdict plus éloquent que n’importe que discours.
Un vestiaire remanié, mais un statut inchangé
L’été dernier aurait pu tout relancer. Le club ouvre un nouveau cycle, Mohamed Salah quitte la scène d’Anfield pour rejoindre Trabzonspor, la structure offensive est repensée. Chiesa reste. Sur le moment, l’Italien peut y voir une chance, la promesse d’un rôle plus important.
Rien ne change. Ou plutôt si : sa situation empire. Le début de l’exercice 2026-27 le voit disparaître complètement des feuilles de match. Pas une minute en compétition officielle. Pas même un rôle de joker. Le message est limpide : dans les plans actuels du staff, Chiesa n’existe plus sportivement.
Avec l’ouverture du mercato d’hiver fixée au vendredi 1er janvier, la perspective d’un départ – en prêt ou en transfert définitif – vers l’Italie prend des allures de nécessité. Pour le club comme pour le joueur.
La Serie A, dernière rampe pour l’Italie
L’enjeu dépasse largement le cadre de Liverpool. Pour Chiesa, un retour en Serie A devient vital pour son avenir en sélection.
Depuis l’arrivée de Roberto Mancini à la tête de l’Italie, l’ailier n’a pas été convoqué une seule fois. Le nouveau sélectionneur a choisi d’installer une génération plus jeune, de remodeler une équipe en pleine reconstruction après l’immense fiasco de l’été dernier : un troisième Mondial consécutif manqué. Dans ce contexte, un joueur en manque total de temps de jeu en club n’a aucune chance de retrouver la Nazionale.
L’idée est claire du côté de Coverciano : nouveau cycle, nouvelles têtes, nouvelle identité. Si Chiesa veut se glisser à nouveau dans ce paysage, il doit redevenir un acteur majeur, pas une ombre sur un banc anglais.
Un avertissement déjà lancé par Spalletti
Ce virage, Luciano Spalletti l’avait anticipé. L’ancien sélectionneur italien avait déjà publiquement conseillé à Chiesa de tourner la page Liverpool pour relancer une carrière au point mort. Son message était direct : quitter la Premier League pourrait être la meilleure décision pour retrouver le très haut niveau.
Un an plus tard, les faits lui donnent raison. Chiesa n’est plus qu’un nom sur une feuille de paie à Anfield, absent de la scène européenne, éloigné de la sélection, et désormais au cœur d’un triangle italien où Inter, Atalanta et Lazio scrutent la moindre ouverture.
La question n’est plus de savoir s’il doit partir. Elle est de savoir quel club osera miser sur un talent en sommeil, persuadé qu’il peut encore redevenir ce joueur de grandes nuits que l’Italie attend toujours.




