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Chelsea enchaîne avec une victoire contre Bromley

Chelsea a bouclé sa préparation à Cobham par une nouvelle victoire tranquille, mais la soirée a laissé un goût plus amer que ne le laisse penser le score. Derrière les portes closes, les Blues ont dominé Bromley (3-0), club de League One, avec un mélange d’efficacité offensive et de jeunesse assumée.

Jamie Gittens a encore marqué. Emmanuel Emegha aussi. Joao Pedro également. Sur le papier, tout roule pour le Chelsea de Xabi Alonso, désormais à deux succès en deux matchs amicaux après le 3-1 infligé à Crawley le week-end dernier. Sur le terrain, le sentiment est plus nuancé.

Emegha démarre fort… puis s’arrête net

Arrivé cet été en provenance de Strasbourg, club de la galaxie BlueCo, Emmanuel Emegha n’a pas traîné pour justifier les attentes. Buteur contre Crawley, de nouveau décisif contre Bromley, il a immédiatement donné le ton : il n’est pas venu à Londres pour regarder Joao Pedro de loin.

Son CV parlait déjà pour lui. Vingt-six buts en 65 matches de Ligue 1 avec Strasbourg, un brassard de capitaine récupéré en juillet dernier, puis l’annonce, deux mois plus tard, de son futur transfert à Chelsea à partir de la saison 2026/27. Un profil construit pour assumer la pression.

Mais à Chelsea, la concurrence devant est féroce. Joao Pedro reste l’attaquant numéro un, indiscutable à ce stade. Pour bousculer la hiérarchie dès la saison prochaine, Emegha devait frapper fort, tout de suite. Il l’a fait. Deux matchs, deux buts, une impression de puissance et d’opportunisme qui collent parfaitement à ce que recherche Alonso.

Puis la tuile. Une blessure aux ischio-jambiers, rapportée après la rencontre face à Bromley, est venue couper son élan. Conséquence immédiate : pas de place pour lui dans le groupe de 27 joueurs retenu pour la tournée en Australie, annoncé vendredi.

Emegha n’est pas le seul à rester à quai. Geovany Quenda, autre recrue estivale, est lui aussi laissé de côté en raison d’un léger pépin physique, décrit comme non sérieux. Mais pour Emegha, l’enjeu est plus grand : il jouait gros sur chaque minute pour tenter de grignoter la confiance d’Alonso avant le retour des cadres.

Gittens se rappelle au bon souvenir de Chelsea

Si la soirée a inquiété pour Emegha, elle a aussi mis en lumière un autre nom : Jamie Gittens.

L’ailier sort d’une première saison compliquée à Chelsea, rythmée par les blessures et la frustration. Là, il profite pleinement de la pré-saison pour se relancer. Nouveau but, nouvelle prestation convaincante, nouvelle preuve qu’il peut peser dans le dernier tiers.

Dans un contexte où la concurrence sur les ailes explose, chaque geste compte. Les minutes aussi. Face à Bromley, plusieurs jeunes ont d’ailleurs été lancés dans le bain : Landon Emenalo, Reggie Walsh, Reggie Watson. Des noms encore confidentiels, mais déjà intégrés au groupe pro, signe qu’Alonso n’hésite pas à ouvrir la porte aux adolescents de l’académie.

Pour Gittens, l’enjeu dépasse la simple rotation estivale. Son avenir, comme celui de Pedro Neto, est directement lié aux manœuvres du club sur le marché. Chelsea suit de près Kerim Alajbegovic, jeune talent de Bayer Leverkusen et international bosnien.

Selon les informations de Standard Sport, un éventuel passage à l’offensive pour Alajbegovic obligerait Chelsea à trancher : vendre Neto ou Gittens, ou bien prêter ce dernier. Rien n’est encore acté, mais l’équation est claire.

Dans ce contexte, le départ canon de Gittens en pré-saison tombe à point nommé. Ses buts, son activité, rappellent à tout le monde ce qu’il peut apporter dans les trente derniers mètres. Il veut marquer les esprits maintenant, alors que certains concurrents directs, comme Rogers, profitent encore d’une pause prolongée après la Coupe du monde avec l’Angleterre.

Neto, entre valeur marchande et incertitude sportive

Le cas Pedro Neto est différent, mais tout aussi stratégique. Chelsea ne cherche pas activement à le vendre. Le club n’a, à ce jour, aucun plan immédiat pour s’en séparer. Mais la nuance est importante : des offres sérieuses pour l’ailier portugais seraient étudiées.

Neto, lui aussi, est en vacances après un Mondial éprouvant. Son absence ouvre un espace que Gittens exploite parfaitement. Chaque bon match du jeune ailier rebat un peu plus les cartes.

Alonso, lui, profite de ces rencontres à huis clos pour tester, ajuster, évaluer. Deux matchs, deux victoires, une attaque qui tourne, des jeunes qui frappent à la porte, mais déjà des choix lourds qui s’annoncent.

La tournée en Australie arrive, sans Emegha, avec un Gittens en pleine confiance, un Neto encore en retrait et un marché des transferts qui n’a pas dit son dernier mot.

La question est désormais simple : dans quelques semaines, qui sera encore là pour transformer ces premiers signaux en vraie saison de référence sous le maillot de Chelsea ?