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Chelsea : Palmer retrouve la forme, Alonso fait face à des incertitudes

La saison dernière avait laissé Cole Palmer sur le carreau. Forme en berne, pépins physiques à répétition, et au bout du tunnel, une non‑sélection pour la Coupe du monde avec l’Angleterre. Un coup d’arrêt brutal pour un talent annoncé depuis longtemps.

Cette fois, le décor a changé.

Palmer, du doute à l’étincelle

À 24 ans, l’attaquant de Chelsea a démarré le nouvel exercice comme un joueur en mission. Quatre buts, deux passes décisives, une influence immédiate dans le jeu des Blues et surtout la sensation d’avoir laissé ses soucis physiques derrière lui. Stamford Bridge a retrouvé un dynamiteur.

Ce retour au premier plan lui a rouvert les portes de la sélection. Thomas Tuchel l’a rappelé pour les dernières rencontres de Nations League, signe fort pour un joueur écarté du Mondial. Mais le scénario s’est encore grippé.

Une légère alerte musculaire, un forfait, et un nouveau rendez‑vous manqué avec l’Angleterre. Palmer a quitté le rassemblement, direction travail individualisé avec un préparateur spécialisé dans les Caraïbes pendant la trêve internationale. Selon The Sun, ce programme sur mesure doit lui permettre d’être apte ce week‑end avec Chelsea. Au club, on s’attend largement à le voir disponible à Stamford Bridge.

Tuchel agacé : "trop d’occasions manquées"

Cette nouvelle absence n’a pas laissé Tuchel indifférent. Le sélectionneur anglais n’a pas caché sa frustration devant les médias, pointant la récurrence des forfaits de Palmer au moment de se battre pour une vraie place dans le groupe.

« C’est une occasion manquée. Il manque trop d’occasions », a lâché Tuchel. « Je ne lui en veux pas pour ça. C’est juste un fait. Il manque beaucoup trop de rassemblements à cause de blessures, et je veux seulement me fier à ce que je vois au sein de mon équipe. Pour ça, il faut être en stage. »

Le message est clair : le talent ne suffira pas, Palmer devra enchaîner les présences et convaincre sur le terrain d’entraînement.

Tuchel a enfoncé le clou : « Si vous n’êtes pas en stage, il y a un niveau supérieur pour impressionner que vous ne pouvez pas atteindre, parce que vous ne pouvez le faire que lorsque vous êtes réellement sur le terrain avec moi. Donc oui, c’est une occasion manquée. »

Pour l’instant, c’est Chelsea qui profite de son retour en forme. Reste à savoir combien de temps.

Alonso sous tension, l’infirmerie pleine

Si la probable disponibilité de Palmer représente un énorme bol d’air pour Xabi Alonso, le technicien espagnol ne manque pas de sujets d’inquiétude. Plusieurs cadres restent dans la zone rouge.

Joao Pedro demeure très incertain. Une blessure au genou l’a déjà privé de la défaite récente face à Brentford et l’a empêché de répondre à la convocation du Brésil pour ses amicaux contre l’Australie et l’Inde. Un casse‑tête offensif de plus.

Le capitaine Reece James lutte, lui, contre un problème aux ischio‑jambiers. Ce souci l’a écarté du derby londonien au Gtech Community Stadium, obligeant Pedro Neto à dépanner en piston droit. Un bricolage qui illustre la fragilité de l’effectif dans les couloirs.

Autre dossier en suspens : Marco Palestra. Recruté pour 47 millions de livres à l’été, le latéral droit de 21 ans, arrivé d’Atalanta, n’a toujours pas disputé la moindre minute officielle. Présent en préparation, il a vu une blessure au quadriceps repousser ses débuts. Sa montée en puissance devait offrir une vraie alternative dans le couloir, elle se fait attendre.

Au milieu, l’absence la plus rageante porte un nom : Moises Caicedo. Le milieu de 24 ans n’a joué que 14 minutes depuis le début de la saison, freiné par un problème récurrent au mollet. Insuffisant pour intégrer la dernière liste de l’Équateur, et dramatique pour Chelsea, privé de son impact dans l’axe alors que le début de campagne tangue déjà.

Un déplacement à Bournemouth sous pression

Le contexte de ce week‑end ne laisse aucune marge. Chelsea a besoin d’un résultat, et vite. Le club pointe à la 10e place de Premier League, avec seulement sept points pris lors des cinq premières journées contre Fulham, Brighton, Arsenal, Hull et Brentford. Trop peu pour calmer les interrogations autour du projet d’Alonso.

Prendre trois points samedi n’aurait rien d’anecdotique. Ce serait un point de bascule possible : relancer la dynamique, alléger la pression qui monte sur le vestiaire et sur le banc, et offrir un minimum de sérénité avant un calendrier qui ne pardonnera pas.

Mais Bournemouth n’est pas l’adversaire idéal pour se remettre la tête à l’endroit. La saison passée, Chelsea avait buté sur les Cherries : 0‑0 à l’extérieur, puis un 2‑2 frustrant à Stamford Bridge. Une équipe compacte, difficile à percer, qui sait étirer le doute chez l’adversaire.

Cette fois, Palmer devrait être là pour faire sauter le verrou. Il revient avec des chiffres, de la confiance et l’envie évidente de rappeler à Tuchel ce qu’il peut apporter. Alonso, lui, n’a plus le luxe d’attendre que tout le monde revienne à 100 %.

La saison ne se joue pas en octobre. Mais pour Chelsea, elle peut déjà commencer à se compliquer sérieusement.