Charles De Ketelaere : l'opportunité manquée du PSG et du Bayern
Charles De Ketelaere aurait pu changer de dimension encore plus vite. Il ne l’a pas fait. Pas faute d’être demandé.
L’attaquant belge d’Atalanta l’a reconnu dans un entretien à voetbalnieuws.be : Paris a frappé à la porte.
« Oui, il y a eu des demandes. L’an dernier aussi. Mais un club doit être prêt à payer le montant du transfert. Il y a eu un contact avec le PSG, c’est vrai. Je pense que le PSG a finalement décidé de prendre Ferran Torres de Barcelona », a expliqué le joueur.
Paris a sondé, Paris a hésité, Paris est parti ailleurs. Une scène devenue classique sur un marché où De Ketelaere s’est imposé comme l’un des profils offensifs les plus intrigants d’Europe.
Un Mondial comme vitrine
La bascule s’est jouée au Mondial. De Ketelaere a utilisé la Coupe du monde comme une scène ouverte, et il l’a occupée pleinement.
Trois buts, une passe décisive, et un rôle central dans le parcours de la Belgique jusqu’en quarts de finale. Dans un tournoi verrouillé, il a apporté du relief, de la verticalité, des gestes qui comptent.
Il marque notamment l’égalisation lors de la défaite 2-1 face à l’Espagne, future championne du monde. Un détail lourd de sens : c’est le seul but encaissé par la Roja sur l’ensemble de la compétition.
Avant cela, il avait déjà dynamité les huitièmes de finale contre les États-Unis. Score final : 4-1, avec deux buts et une passe décisive pour lui. Une soirée qui change un statut. Un joueur suivi devient un joueur convoité.
Le Bayern aussi sur le coup
Le PSG n’était pas seul à se pencher sur son cas. En Allemagne, le nom de De Ketelaere a circulé dans les bureaux du Bayern Munich.
Le quotidien italien Corriere della Sera a évoqué l’intérêt bavarois pour le gaucher polyvalent. Le journaliste spécialisé mercato Sacha Tavolieri a confirmé au mois de mai l’existence d’un intérêt concret de Munich pour le joueur, lié à Atalanta jusqu’en 2028.
Le profil colle : capable d’évoluer derrière l’attaquant, sur un côté, entre les lignes, De Ketelaere offre des solutions dans toutes les zones offensives. Mais le Bayern a finalement pris une autre direction.
Le club allemand a choisi de se renforcer au même poste avec Ismael Saibari, arraché au PSV Eindhoven pour 50 millions d’euros. Exactement le montant réclamé par Atalanta pour laisser partir son Belge.
Atalanta, pari gagnant
Le club de Bergame n’a jamais bradé son joueur. Et pour cause.
AC Milan avait d’abord prêté De Ketelaere à Atalanta en 2023, contre 3 millions d’euros. Une saison plus tard, les dirigeants bergamasques sortent 23,7 millions pour l’acheter définitivement. Un investissement assumé, vite rentabilisé sportivement.
Depuis son arrivée, le Belge a empilé les matchs : 148 rencontres officielles avec Atalanta, pour 32 buts et 32 passes décisives. Un bilan qui raconte un joueur impliqué dans 64 buts, capable de finir comme de servir.
Atalanta ne s’en cache pas : pour le lâcher, il faudra au moins 50 millions d’euros. Le prix d’un joueur arrivé à maturité, après un passage délicat à Milan, mais relancé dans un environnement qui lui convient.
Paris a préféré Ferran Torres. Le Bayern a choisi Saibari. De Ketelaere, lui, continue de grandir à Bergame, ballon au pied et marché en éveil.
La prochaine fois qu’un géant frappera, Atalanta sera-t-il encore en position de dire non ?



