Cesc Fabregas : de l’ignorance à la Ligue des Champions avec Como
Cesc Fabregas avoue qu’il ne savait même pas qu’il existait un club de football à Como avant de s’engager dans une aventure qui l’a mené à qualifier cette équipe modeste de Serie B pour la Ligue des Champions. L’ancien milieu de terrain d’Arsenal et Chelsea a suivi son instinct en rejoignant ce projet atypique, transformant une destination touristique en un club européen ambitieux.
Un parcours inattendu vers le Stadio Giuseppe Sinigaglia
Malgré ses attaches personnelles dans la région, Fabregas confie que Como n’était pas sur sa liste avant de choisir cette équipe. Après une carrière brillante au Barça, Chelsea et Arsenal, il a décidé de terminer sa carrière de joueur à Como en Serie B puis de passer rapidement à la fonction d’entraîneur. Cette décision s’est révélée judicieuse puisque le club a connu une ascension historique, culminant avec une qualification inédite en Ligue des Champions.
« Le projet Como a démarré de façon assez étrange, car j’avais plusieurs propositions, mais j’ai juste senti que c’était la bonne décision. Parfois, il faut suivre son instinct. J’y étais déjà venu en vacances, mais je ne savais même pas qu’il y avait une équipe de foot ici. »
Une révélation tactique grâce à Antonio Conte
Fabregas a officiellement débuté comme entraîneur en 2023, mais son style s’est construit bien avant. Sa carrière exceptionnelle de joueur, avec titres en Premier League, Europa League, Liga, Copa del Rey et Coupe du Monde des Clubs, lui a permis de côtoyer de grands entraîneurs, mais c’est un Italien qui a changé sa vision du jeu.
« La première fois que j’ai vu que le football changeait, c’est avec Conte à Chelsea. J’avais déjà gagné beaucoup, mais Wenger ne travaillait pas beaucoup la tactique, ni Del Bosque. Avec Conte, j’ai découvert l’importance des détails. Au début, cela m’a surpris, je ne comprenais pas pourquoi on me disait où passer le ballon, personne ne m’avait jamais fait ça. »
Une philosophie axée sur l’identité de l’équipe
Cette rigueur tactique influence son approche à Como, où il insiste sur le respect de l’identité de jeu coûte que coûte. Ses principes portent leurs fruits puisque Como occupe actuellement la 8e place de Serie A après cinq journées, à seulement trois points du leader Roma.
« Avant chaque match, je me demande : comment veux-je perdre ? Je veux perdre en restant fidèle à mes idées. Si on perd en trahissant notre identité, c’est une double défaite. Parfois l’adversaire est meilleur, mais on apprend et on joue selon notre philosophie. »
Apprendre auprès des meilleurs
Malgré ses succès rapides, Fabregas garde les pieds sur terre face aux entraîneurs européens les plus expérimentés. Il a déjà connu des tensions sur le banc, notamment avec Massimiliano Allegri, mais il voit ces expériences comme une leçon émotionnelle.
« Il y a eu quelques échanges tendus, c’est vrai. Je suis jeune et encore très émotif. J’espère qu’un coach plus expérimenté me corrigera quand je me trompe, comme Gian Piero Gasperini, que je respecte beaucoup. J’aime écouter ceux qui en savent plus que moi. »




