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Celtic affronte Celta Vigo : pression maximale avant le match

Celtic arrive lancé. Un 7-1 infligé à Hearts le week-end dernier, une attaque libérée, un public regonflé. Sur le plan domestique, tout va bien. En Europa League, c’est une autre histoire : deux matches, deux défaites, et déjà une forme d’urgence au moment d’accueillir Celta Vigo.

Le décor est planté : sans résultat positif cette semaine, la qualification pour le prochain tour deviendra un exercice de calculs… et d’illusions. La marge d’erreur a disparu.

Une pression maximale… sans deux cadres

Dans ce contexte, Celtic aurait eu besoin de toutes ses forces. Ce ne sera pas le cas. Deux joueurs majeurs sont déjà forfait pour ce rendez-vous européen.

Le cas de Yang Hyun-jun était connu : l’ailier ne sera pas remis à temps pour défier Celta Vigo. Mauvaise nouvelle, il n’est pas seul à l’infirmerie.

Cameron Carter-Vickers, pilier défensif et voix forte du vestiaire, manquera lui aussi à l’appel. Le défenseur central n’a plus rejoué depuis la défaite face aux Rangers, juste avant la trêve internationale. Ce jour-là, il avait fait parler de lui par ses déclarations d’après-match, suffisamment marquantes pour que certains se demandent si elles influenceraient sa place dans les plans de Martin O'Neill. La question n’a même pas eu le temps d’exister sur le terrain : une blessure l’a tenu éloigné du groupe depuis.

Interrogé sur la possibilité de le voir de retour contre Celta Vigo, O'Neill a été clair, cité par The Celtic Way : le plus tôt serait « le match contre Hibs ». Verdict sans appel : Carter-Vickers manquera une nouvelle affiche européenne. Et Celtic perd, une fois encore, une dose précieuse d’expérience pour un soir où chaque détail comptera.

Murray, Trusty, Scales : le casse-tête de l’axe

Privé de son leader défensif, O'Neill doit recomposer son charnière. Une certitude se dessine : Dane Murray a marqué des points. Sa prestation contre Hearts a été largement saluée, dans un match où il n’a pas seulement défendu, mais donné une impression de sérénité rare pour son âge. Dans la dynamique actuelle, le voir débuter face à Celta Vigo semble presque logique.

Reste la grande question : qui l’accompagnera ?

Deux noms se détachent, deux profils, deux histoires récentes. Auston Trusty d’un côté, Liam Scales de l’autre. Trusty a disputé l’intégralité du match contre Benfica, Scales a fait de même contre Hearts. Un détail qui n’en est pas un : O'Neill semble tenir à son équilibre pied gauche – pied droit dans l’axe, une structure qu’il a souvent privilégiée.

Sur ce point, Scales part avec une longueur d’avance. Il sort d’un succès écrasant en championnat, où l’équipe a fonctionné, où la défense n’a quasiment pas été mise en danger. Dans ce genre de contexte, beaucoup d’entraîneurs choisissent la continuité, surtout à l’approche d’un match à haute tension européenne.

Trusty, lui, traîne malgré lui l’ombre du match de Lisbonne. Associé à Murray contre Benfica, il a souffert. La défense s’est ouverte trop facilement, quatre buts encaissés, et le sentiment que le score aurait pu être encore plus lourd si les Portugais avaient fait preuve de plus de précision devant le but. Pour un duo en construction, la sanction a été rude.

Ce match pèse forcément dans l’analyse. Mais l’histoire n’est pas si simple. O'Neill connaît aussi la valeur de l’expérience, surtout dans une compétition où chaque erreur se paye cash. Le technicien a longtemps fait du tandem Scales–Trusty sa base la saison passée. La tentation de revenir à ce repère connu, même provisoirement, ne peut être écartée.

Continuer à faire confiance au jeune Murray après Hearts ? Revenir au duo Scales–Trusty pour sécuriser un minimum de repères ? Ou maintenir la logique pied gauche – pied droit en misant sur Scales aux côtés de Murray ? Les options existent, aucune n’est parfaite, toutes racontent un choix de philosophie pour ce match.

Une chose ne change pas : sans Carter-Vickers, Celtic s’avance vers Celta Vigo avec un axe défensif en reconstruction, sous une pression maximale et face à un adversaire qui sait que le doute rôde encore en Europe.

Dans une campagne déjà fragilisée, c’est peut-être là que se jouera une partie du destin européen du club.