Jamie Carragher critique Arsenal sur Myles Lewis-Skelly
Jamie Carragher ne mâche pas ses mots. Pour lui, l’idée même qu’Arsenal soit prêt à se séparer de Myles Lewis-Skelly défie toute logique.
Invité de l’émission The Overlap Fan Debate, l’ancien défenseur de Liverpool a laissé éclater son incompréhension face au dossier. Il estime que l’initiative vient clairement du club londonien, et non du joueur ou de son entourage.
« C’est ça qui était un peu étrange, a-t-il lâché. On avait l’impression qu’Arsenal proposait Myles Lewis-Skelly à Manchester United. Ce n’était pas Myles Lewis-Skelly qui disait : “Je veux partir”, ni ses représentants qui faisaient fuiter quelque chose. Le choc vient de là, pas vraiment du côté du joueur. »
Pour Carragher, les Gunners s’apprêtent à commettre une erreur majeure en ouvrant la porte à l’un des plus brillants produits de Hale End, déjà testé au très haut niveau.
Il rappelle notamment deux soirées qui, à ses yeux, disent tout du potentiel du milieu anglais.
« Je n’arrive toujours pas à y croire. La saison dernière n’a pas été idéale pour lui sur l’ensemble de l’année, mais quand un jeune a déjà sorti des prestations comme celles que je l’ai vu faire au Bernabeu – il y a un an ou 18 mois, à gauche, il contrôlait le match au Bernabeu – et puis sa performance en finale, dans l’axe, contre Paris Saint-Germain… On ne joue pas à ce niveau-là si on n’est pas vraiment spécial à cet âge. »
Carragher insiste : un creux de vague à 20 ans ne doit pas faire oublier la hauteur du plafond.
« Tous les jeunes joueurs connaissent des hauts et des bas. La saison dernière, il n’a pas joué autant qu’il l’aurait voulu. Mais son plafond est tellement haut au regard de ce qu’il a déjà montré à 20 ans. Je ne pouvais pas croire qu’Arsenal envisagerait seulement de le laisser partir. Ça ressemble vraiment à un drôle de dossier. »
Entre la logique sportive et les choix de marché, Arsenal marche sur une ligne de crête. Si Myles Lewis-Skelly s’envole vers Manchester United et confirme ce talent entrevu au Bernabeu et face au Paris Saint-Germain, les Gunners accepteront-ils longtemps de regarder ailleurs ?




