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Calvin Ramsay quitte Liverpool pour St Mirren

Calvin Ramsay boucle la boucle. Deux ans après son arrivée à Anfield, le latéral écossais quitte définitivement le décor de Liverpool pour revenir au pays, en quête de temps de jeu, de confiance et d’un nouveau départ.

À 23 ans, l’international écossais est prêté à St Mirren pour la saison 2026/27, sous réserve de la validation internationale. Un prêt qui ressemble fort à un au revoir définitif aux Reds : son contrat à Liverpool expire l’été prochain et le club a déjà tranché, aucune prolongation ne lui sera proposée. Il partira donc libre.

Retour à la maison pour se relancer

Ramsay ne s’en cache pas : il voulait revenir en Écosse. Retrouver un environnement connu, une ligue qu’il maîtrise, pour se reconstruire loin d’Anfield.

« Je me sens vraiment bien, vraiment excité », a-t-il confié au média du club. « Je suis déjà venu, je me suis entraîné, j’ai rencontré tous les garçons, donc oui, j’ai hâte. »

Le message est clair : il ne s’agit pas d’un simple prêt de plus, mais d’une tentative assumée de relancer une carrière qui s’est enlisée.

« Je connais le championnat et je voulais revenir ici pour essayer de montrer ce que je peux faire et me reconstruire. Je pense que c’est un bon endroit pour ça. Je veux essayer de performer, travailler aussi dur que possible et voir où ça me mène. »

St Mirren lui offre précisément ce cadre-là : un club stable, une équipe rugueuse à domicile, un terrain qu’il connaît déjà… et un entraîneur qui a pris le temps de le convaincre.

« C’est un endroit vraiment difficile pour les équipes adverses, et je pense que la pelouse est vraiment bonne aussi, d’après le souvenir que j’en ai. C’est une bonne structure, un bon club, et je suis juste impatient de commencer. »

Un projet taillé pour son profil

Avant de dire oui, Ramsay a voulu comprendre le projet. Le discours du manager de St Mirren a fait le reste.

« J’ai parlé au manager plusieurs fois avant de venir, et il m’a exposé son plan et ce qu’il voulait faire. C’est probablement un St Mirren différent de ces dernières années. Ça va me convenir. Je suis à l’aise avec le ballon, je suis posé, j’aime le toucher, essayer de créer des choses et faire bouger les choses. »

Le latéral droit se voit donc au cœur d’une équipe qui veut davantage construire et jouer, plutôt que simplement subir. Un changement de décor qui tranche avec ses mois compliqués en Angleterre.

Un passage à Liverpool miné par les blessures

Quand Liverpool l’arrache à Aberdeen en juin 2022 pour un montant initial de 4,2 millions de livres, Ramsay incarne alors l’un des jeunes latéraux les plus prometteurs du pays. Mais la suite tourne au casse-tête.

Les blessures s’enchaînent, les prêts ne décollent pas. Au total, il ne dispute que quatre rencontres sous le maillot de Liverpool en quatre ans. Une statistique implacable.

Envoyé en prêt à Preston North End, Bolton Wanderers, Wigan Athletic puis Kilmarnock sur les saisons 2023/24 et 2024/25, il ne cumule que 26 apparitions toutes compétitions confondues sur ces expériences temporaires. Trop peu pour s’installer, insuffisant pour convaincre à Anfield.

En 2025/26, il reste finalement sur les bords de la Mersey. Arne Slot le convoque dans le groupe à 20 reprises, mais il ne foule la pelouse qu’à deux occasions, principalement poussé dans le onze par les pépins physiques qui frappent la défense des Reds. Le symbole d’une trajectoire freinée plus qu’accélérée.

Dernière ligne droite avant le grand choix

St Mirren représente donc plus qu’un simple point de chute. C’est une saison charnière. Un an pour prouver qu’il peut redevenir le joueur qu’on annonçait à Aberdeen. Un an pour se rappeler au bon souvenir des recruteurs.

À partir de janvier, Ramsay sera libre de discuter avec d’autres clubs en vue de l’été suivant. Son avenir se jouera donc sur ce qu’il montrera dans le championnat écossais, semaine après semaine.

Le décor est planté : un international écossais, un contrat qui s’achève, un club prêt à lui donner les clés d’un couloir droit qu’il n’a plus vraiment occupé au plus haut niveau depuis longtemps.

À lui, désormais, de transformer ce retour au pays en véritable renaissance.