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Bruno Fernandes : Accord avorté avec Tottenham et réponse à Roy Keane

Bruno Fernandes a levé le voile sur un tournant majeur de sa carrière. Invité du podcast The Diary Of A CEO, le capitaine de Manchester United a raconté à quel point il était proche de rejoindre Tottenham avant que le Sporting ne referme brutalement la porte.

Tottenham tout proche, Sporting change tout

Le milieu portugais ne tourne pas autour du pot. « Oui, j’ai parlé avec Tottenham, et nous étions très proches de trouver un accord », a-t-il confié. Les négociations étaient avancées, le projet londonien l’avait séduit, et sa volonté était claire : découvrir la Premier League.

Puis tout s’est retourné en 48 heures. « Dans les deux derniers jours du marché, Sporting a simplement dit : “On ne va pas le vendre. On va le garder parce qu’on a besoin de lui.” » Rideau. Fernandes reste à Lisbonne, malgré son envie de franchir enfin la frontière vers ce championnat qu’il considère comme l’apogée.

Pour lui, l’Angleterre s’impose comme une évidence : « Je voulais jouer en Premier League, parce que pour moi c’est le meilleur championnat du monde. Le plus compétitif. C’est celui auquel tu penses quand tu grandis, avec les stades pleins, les grands clubs, les grands joueurs. »

À l’époque, une nuance de taille : son rêve anglais porte un nom. Manchester United. Mais l’opportunité concrète, c’est Tottenham. Et il ne le nie pas : il était prêt à dire oui. « Tottenham, à ce moment-là, c’était l’option que j’avais, et j’étais très, très heureux de les rejoindre parce qu’ils m’avaient montré le processus dans lequel ils étaient engagés. » Le transfert n’a jamais vu le jour. Quelques mois plus tard, c’est finalement United qui frappe à la porte. La suite, tout le monde la connaît.

De Lisbonne à Old Trafford, un rôle central… et clivant

Depuis son arrivée à Man Utd en provenance du Sporting, Bruno Fernandes s’est imposé comme l’un des joueurs les plus décisifs de l’ère post-Sir Alex Ferguson. Buts, passes décisives, influence constante dans le dernier tiers : le Portugais a souvent porté une équipe inconstante sur ses épaules.

Son style, lui, ne laisse personne indifférent. Son langage corporel, son intensité émotionnelle, son leadership parfois abrasif divisent consultants et anciens joueurs. Parmi ses critiques les plus virulents : Roy Keane, légende de United, jamais avare de jugements tranchés.

Fernandes, lui, ne fuit pas le débat. Il assume le principe même de la critique. « Comme je l’ai toujours dit, la critique ne me dérange pas. J’ai toujours accepté les critiques de tout le monde, de n’importe qui, et je ne réponds jamais à quoi que ce soit. Les gens ont une opinion, ils pensent que c’est bien, mauvais, peu importe. »

Puis le ton se durcit. Car il estime que la ligne a été franchie.

La mise au point sur Roy Keane

Le milieu portugais ne s’attaque pas à la légitimité de Roy Keane. Il s’attaque à la véracité de ses propos. « Ce que je n’aime pas, c’est quand les gens mentent sur des choses », lâche-t-il. Il vise directement un commentaire de l’Irlandais sur une de ses interviews : « Dans ce cas que tu as mentionné à propos de Roy Keane, ce qu’il a dit est un mensonge, parce que… soit il a vu une autre interview, soit il ne peut pas dire que j’ai dit quelque chose que je n’ai tout simplement pas dit. Et heureusement pour moi, tout est enregistré. »

Fernandes trace une ligne rouge nette : la critique, oui. La déformation, non. « J’accepte sa critique, j’accepte qu’il puisse m’aimer comme joueur ou pas, m’aimer comme personne ou pas. Mais ce que je n’aime pas, c’est qu’il me prête des mots que je n’ai pas prononcés. C’est la seule chose que je n’aime pas. »

Entre un transfert avorté à Tottenham, un destin finalement lié à Manchester United et un bras de fer médiatique avec l’une des icônes du club, Bruno Fernandes continue de vivre sa carrière comme il joue : frontal, entier, sans se cacher.

Bruno Fernandes : Accord avorté avec Tottenham et réponse à Roy Keane